Brassens aurait chanté, à son attention:
« Auprès de ma ferme, je vivrai heureux, je ne me séparerai jamais de mes bœufs »
Ça c’est peut-être la definition d’un certain bonheur.
Sa ferme, un vrai bijou. Hors de la société de consommation. Il doit faire pâlir tous les Verts bobos, Nicolas Hulot en tête.
Et oui, c’est l’archetype de la fable de la Fontaine : Le laboureur et ses enfants.
« Travaillez, prenez de la peine: C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoin.
Gardez-vous, leur dit-il de vendre l’héritage
Que vous ont laissé vos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit; mais un peu de courage vous le fera trouver; vous en viendrez à bout.
Remuez votre champs dès que l’on aura fait l’out ( moissons).
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place où la main passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le Champs,
Deçà, delà, partout; si bien qu’au bout d’un an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor. »
Oui, la terre est un trésor.
J’ai un petit livre tout démantelé des fables de la Fontaine , / Tours/ édit.1888 ( 9 ans après la Révolution française). Un vrai bijou de vieux français.
Marie Claude CEPRE : « L »Année de la lune rousse » que je vous conseille vivement de lire !
Merci pour ce bon moment, cher Tanguy
« O fortunatos nimium, sua si bona norint, Agricolas ! » Sans doute le vieux poète n’avait-il jamais appuyé sur les mancherons de la charrue, sinon il aurait chanté une autre chanson. Cela dit, j’ai connu ces paisibles attelages de bœufs tirant la charrue brabant, durant mon enfance. Le dernier s’est arrêté dans les années 90. Mon grand-père, forgeron et maréchal-ferrant, ferrait les animaux de trait. La vie était rude, mais la basse-cour et les champs suffisaient à nourrir des familles encore nombreuses. On gagnait peu, mais on manquait de rien. Puis vinrent les technocrates, avec le remembrement et une mécanisation inadaptée à un terroir où l’humus recouvre à peine le tuf et la pierre. Avec eux, le « rendement », les engrais azotés artificiels, les poisons herbicides, l’endettement. Et aujourd’hui les suicides de paysans, de cette paysannerie massacrée d’abord par la Grande Guerre puis par les crânes d’œufs. Il paraît que maintenant, les Chinois achètent les terres cultivables. Un monde équilibré est mort à jamais.
La terre, la nature, se vengeront des hommes déracinés, c’est une loi physique.
Honneur à ce paysan Breton qui montre que l’on peut être heureux loin de la rage surproductrice et de la folie consommatrice de notre temps.
Cela s’appelle retour à la Nature et avec plaisir ! On est loin, très loin de la société de consommation et du succès à tout prix …
Brassens aurait chanté, à son attention:
« Auprès de ma ferme, je vivrai heureux, je ne me séparerai jamais de mes bœufs »
Ça c’est peut-être la definition d’un certain bonheur.
Sa ferme, un vrai bijou. Hors de la société de consommation. Il doit faire pâlir tous les Verts bobos, Nicolas Hulot en tête.
Et oui, c’est l’archetype de la fable de la Fontaine : Le laboureur et ses enfants.
« Travaillez, prenez de la peine: C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoin.
Gardez-vous, leur dit-il de vendre l’héritage
Que vous ont laissé vos parents.
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit; mais un peu de courage vous le fera trouver; vous en viendrez à bout.
Remuez votre champs dès que l’on aura fait l’out ( moissons).
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place où la main passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le Champs,
Deçà, delà, partout; si bien qu’au bout d’un an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor. »
Oui, la terre est un trésor.
J’ai un petit livre tout démantelé des fables de la Fontaine , / Tours/ édit.1888 ( 9 ans après la Révolution française). Un vrai bijou de vieux français.
Marie Claude CEPRE : « L »Année de la lune rousse » que je vous conseille vivement de lire !
Merci pour ce bon moment, cher Tanguy
« O fortunatos nimium, sua si bona norint, Agricolas ! » Sans doute le vieux poète n’avait-il jamais appuyé sur les mancherons de la charrue, sinon il aurait chanté une autre chanson. Cela dit, j’ai connu ces paisibles attelages de bœufs tirant la charrue brabant, durant mon enfance. Le dernier s’est arrêté dans les années 90. Mon grand-père, forgeron et maréchal-ferrant, ferrait les animaux de trait. La vie était rude, mais la basse-cour et les champs suffisaient à nourrir des familles encore nombreuses. On gagnait peu, mais on manquait de rien. Puis vinrent les technocrates, avec le remembrement et une mécanisation inadaptée à un terroir où l’humus recouvre à peine le tuf et la pierre. Avec eux, le « rendement », les engrais azotés artificiels, les poisons herbicides, l’endettement. Et aujourd’hui les suicides de paysans, de cette paysannerie massacrée d’abord par la Grande Guerre puis par les crânes d’œufs. Il paraît que maintenant, les Chinois achètent les terres cultivables. Un monde équilibré est mort à jamais.
La terre, la nature, se vengeront des hommes déracinés, c’est une loi physique.
Honneur à ce paysan Breton qui montre que l’on peut être heureux loin de la rage surproductrice et de la folie consommatrice de notre temps.
Cela s’appelle retour à la Nature et avec plaisir ! On est loin, très loin de la société de consommation et du succès à tout prix …