De notre correspondant au Canada. – Comme tout bon totalitarisme, le multiculturalisme et son avatar la rectitude politique ne se satisfont pas que de la politique et visent à s’imposer dans toutes les sphères du domaine public, y compris la vie professionnelle.
L’exemple du Barreau ontarien est révélateur. Connu sous le nom de Law Society of Upper Canada, l’organisme a décidé le mois dernier d’abandonner les termes Upper Canada qui seraient trop élitistes et trop « racistes », la référence à l’époque britannique étant considérée comme discriminatoire.
L’adhésion de l’organisme à la pensée dominante ne se cantonne pas à ce révisionnisme symbolique ; désormais, les avocats ontariens doivent signer un énoncé de principe selon lequel ils s’engagent à promouvoir la diversité et l’inclusion. Partant du fait que « tous les avocats et les parajuristes jouent un rôle crucial dans l’accélération du changement de culture », ces derniers ont « l’obligation de promouvoir l’égalité, la diversité et l’inclusion en général, ainsi que dans leur comportement envers leurs collègues, leurs employés, leurs clients et le public ».
On peut donc imaginer qu’à l’avenir, jamais les avocats ontariens n’oseront remettre en cause le multiculturalisme devant la Cour, celle-là étant professionnellement forcée de supporter l’idéologie gouvernementale. On peut également craindre que les opposants à la pensée dominante n’aient beaucoup de difficultés à se trouver un avocat pour les défendre devant un juge, s’ils devaient faire face à la justice.
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Je ne vois pas très bien où se situe le caractère discriminatoire de Upper Canada. Il n’y a aucune notion de supériorité, upper en l’occurrence signifie haut; on parle du Haut-Canada en termes géographiques.
Que ne ferait-on pas pour courber encore un peu plus l’échine et offrir notre nuque à de potentiels futurs bourreaux ?