Le père jésuite néerlandais Frans van der Lugt a été abattu ce lundi matin de deux balles dans la tête par des hommes armés, provoquant une immense émotion: en Syrie depuis un demi-siècle, il n'avait pas voulu quitter son domicile de Homs malgré la guerre civile.
Syrie: le père van der Lugt abattu

« A force d’avilissement, les journalistes sont devenus si étrangers à tout sentiment d’honneur qu’il est absolument impossible, désormais, de leur faire comprendre qu’on les vomit et qu’après les avoir vomis, on les réavale avec fureur pour les déféquer. La corporation est logée à cet étage d’ignominie où la conscience ne discerne plus ce que c’est que d’être un salaud. (…)
« Je ne parle pas, cela va sans dire, du journalisme exclusivement politique dont la sottise et l’aridité infernales sont au-dessus de mes forces. Je n’ai en vue que le journalisme littéraire ou soi-disant tel, instauré, il y a cinquante ans, par feu Villemessant, pour la délectation des officiers de cavalerie et des employés de diverses administrations ».
Sacré Léon Bloy…
J’ai surtout bien écouté « l’interview avec le père jésuite Jean Blaise. Le « journaliste », il paraît que c’est comme cela qu’on les appelle, a déroulé son questionnaire habituel et semblait tranquille jusqu’au au moment où l’interviewé a commencé « un peu » à parler de l’évolution de l’Islam dans les pays arabes et le financement saoudien des mouvements radicaux salafistes et jihadistes. C’est là que la « mouche » l’a piqué : « Père, en matière de guerre de religion, celui qui n’a pas commencé qu’il jette la première pierre ». A-t-il lancé. Pauvres auditeurs et pauvres payeurs de redevances.
Monsieur le « journaliste », petite question (non journalistique), la guerre de religion dont vous parlez, c’est entre qui et qui ? Dites-moi, les Chrétiens d’Orient sont en guerre contre qui exactement ? Mieux, les salafistes dont la simple évocation semble heurter la sensibilité de vos semblables, sont, d’après vous donc, en guerre de « religion », contre qui exactement ?
Bien à vous, Monsieur le journaliste et pauvres de nous.