Les deux partis s’offusquent de la nomination de l’ancien conseiller d’Etat Me Bernard Ziegler, à la tête de la commission d’enquête.
Pour l'UDC comme pour le MCG, le problème vient du fait que Me Bernard Ziegler a refusé le suivi de l'institution ouverte en 1986, alors qu'il était conseiller d'Etat socialiste en charge du département de justice et de police (de 1985 à 1993). Une dénonciation faisant écho aux propos du criminologue Martin Killias, qui explique dans nos éditions du jour que les autorités politiques de l'époque «ont raté la possibilité d'évaluer la Pâquerette». Elles s'étaient alors opposées à un système d'évaluation: pour chaque place libre et sur la base de deux candidats, le principe consistait à tirer au sort celui qui bénéficierait de soins.
Commentant la nomination de Me Bernard Ziegler, la présidente de l'UDC genevois Céline Amaudruz s'est exclamée:
«C'est tout simplement affligeant! Comment peut-on demander à une personne directement impliquée dans le refus d'une telle évaluation de la Pâquerette d'être partiale? C'est aberrant.»
Avant de dénoncer une manœuvre politique du Conseil d'Etat:
«Il essaie de gagner du temps et de se protéger. Dans le cadre d'une entreprise privée, l'enquête interne aurait déjà été menée et les têtes seraient tombées. Et je parle de celles des dirigeants!»

Et vous, qu'en pensez vous ?