L’islamisme n’est absolument pas étranger à l’islam

islam-10

   
Michel Garroté  --  Le nouveau livre de Pierre-André Taguieff, "L’islamisme et nous : penser l’ennemi imprévu" (CNRS éditions, 2017), est un ouvrage majeur pour nous éclairer, en tant que Nations et Civilisation, sur un XXIe siècle qui s’avère - déjà - être très dangereux. Notons, dans ce cadre, qu'en 2016, plus de 1'170 chrétiens ont été tués et 215 millions de chrétiens ont été gravement persécutés dans le monde musulman.
-
L’islamisme n’est absolument pas étranger à l’islam ; il en est encore aujourd’hui une conséquence (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : le passage de l’islamisme ordinaire à l’islamisme criminel s’effectue d’une façon indécelable, et assez logique au plan du raisonnement interne de la religion et de sa geste historique. Les textes anciens et la tradition (sahis, sunna), la littérature des Frères musulmans, le wahhabisme politique et d’État, les appels tant au jihad et au meurtre des juifs et des chrétiens par les organisations islamistes contemporaines qu’à la prise de pouvoir sur les pays européens, tout ceci qui a été écrit et publié par les islamistes, est patiemment analysé, décrit et résumé rigoureusement par Taguieff.
-
L’islam, s’il n’est contenu ni par la raison humaine, ni par un cadre politique nécessairement strict, est par nature guerrier et s’affirme ostensiblement comme tel. Et donc, quels que soient les moyens envisagés et mis en œuvre, l’islamisme se donne vocation à prendre le pouvoir non seulement dans ses contrées d’origine mais encore dans tous les pays du monde. L’ennemi juif et chrétien – ou leurs complices régnants – est censé persécuter les musulmans. Cette victimisation, assénée et mise en scène, justifierait donc une légitime riposte contre l’Occident en général, la France en particulier.
-
Quant aux islamophiles et aux islamo-gauchistes, non seulement ils vivent dans l’impunité (alors qu'ils sont des collabos islamo-fascistes), mais encore ils s’attirent la bienveillance de « sous-chiens » (sic) authentiques : soit de simples bobos (« basse intelligentsia ») au cerveau détérioré par 40 ans de lecture non critique de Libé ou du Monde, pratiquant avec dévotion les rituels de la secte de la pensée unique ; soit, pire, des islamo-gauchistes, ou islamo-fascistes, fous de haine qui fantasment de conduire la nation à la guerre civile en affirmant qu’elle a commencé et qu’ils sont attaqués.
-
Cette maladie intellectuelle se décline en divers sous-types : le sous-type branché-médias qui croit chic-parisien d’inviter des ennemis de l’Occident et des libertés, mêmes habiles comme Ramadan, à parler à des millions de téléspectateurs ; le sous-type anti-islamophobe (ou islamophile) qui, pour bien montrer qu’il est anti-extrême droite, valide de ce fait tout ce qui est lié à l’islam (la prétendue « religion des pauvres »), et même, en cas de crimes, s’efforce d’écarter sans examen, ou de minimiser, la motivation religieuse.
-
En général, ces piliers de plateaux télés (par copinages de toutes natures), paresseux, arrogants et incultes ne connaissent rien à l’islam pour avoir été incapables de l’étudier. On y trouve aussi des psys-à-tout-faire pour qui la riposte adéquate à l’engagement de jeunes des cités aux côtés des génocidaires du Moyen-Orient est le séjour tous frais payés en pension de soi-disant dé-radicalisation (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).
-
Adaptation de Michel Garroté pour LesObservateurs.ch, 19.10.2017
-
https://www.causeur.fr/islamisme-islam-pierre-andre-taguieff-147257
-