Pakistan : des religieux jugent la protection des femmes contraire à l’islam

Le Conseil d’idéologie islamique a rendu une nouvelle décision polémique jeudi 3 mars en jugeant qu’une loi qui vise à protéger les femmes contre les violences était contraire à l’islam.

Ce n’est pas la première fois qu’il choque les militants des droits de l’Homme. Le Conseil d’idéologie islamique pakistanais a déclaré ce jeudi 3 mars que la loi adoptée dans la province du Penjab visant à protéger les femmes ne respectait pas les principes de l’islam.

La semaine dernière cette province la plus peuplée et la plus riche du Pakistan, a voté en faveur d’un texte qui offre une protection sans précédent aux femmes contre les violences sexuelles, psychologiques et conjugales. La loi prévoit aussi la création d’un numéro gratuit et de refuges.

Mais de nombreux religieux conservateurs au sein du Conseil d’idéologie islamique ont dit que ce texte était contraire au Coran ainsi qu’à la Constitution pakistanaise. Or ce Conseil est très puissant au Pakistan puisqu’il a pour fonction de guider le gouvernement sur la compatibilité des lois avec l’islam.

Cette décision s’ajoutera à la liste des jugements controversés du Conseil. Il a fait plusieurs fois polémique par le passé, notamment en affirmant que l’ADN ne pouvait être utilisé comme une preuve dans les affaires de viol, ou en soutenant une loi obligeant chaque femme qui se dit victime de viol à faire témoigner quatre témoins hommes au tribunal pour que son affaire soit jugée. En janvier dernier, il avait également interdit une loi qui impose des peines plus lourdes à ceux qui marient des fillettes de 8 ou 9 ans.

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Pakistan: La longue liste des enfants chrétiens violés ou tués par des musulmans. Nos médias n’en parleront pas!

Lahore (Agence Fides) – Le dernier cas en date signalé à l’Agence Fides remonte à quelques jours en arrière. Waiz Masih, chrétien âgé de 14 ans, a été tué par de jeunes musulmans après une « discussion sur la religion ». Le jeune a été sauvagement frappé puis jeté inconscient dans un canal.

Outre à celle-ci, doivent être citées les histoires reprises par les moyens de communication internationaux : le cas de Sunil Yaqoob Masih, orphelin catholique de 14 ans résident à Faisalabad, dont le cadavre a été retrouvé mutilé et privé d’un certain nombre de ses organes, et celui de Rimsha Masih, fillette chrétienne de 11 ans arrêtée sur la base de fausses accusations de blasphème.

Longue est la série des enfants chrétiens tués pour des motifs variés : haine envers les minorités, tentatives de conversion à l’islam (à raison de plus de 700 jeunes filles par an), trafic d’organes ou d’êtres humains, esclavagisme.

Tous ces délits ont un dénominateur commun, à savoir le fait que les enfants chrétiens sont considérés comme de la marchandise et privés de leur dignité.

L’Agence Fides tient à rappeler ici les cas les plus éclatants de ces dernières années : - Amaria Masih, 18 ans, catholique, violée et tuée le 27 novembre 2011 dans le village de Samundari (Punjab) par le jeune musulman Arif Gujjar, qui voulait la convertir et l’épouser.

Elle a été qualifiée de « Marie Goretti pakistanaise » (voir Fides 02/12/2011). La famille a pardonné à son meurtrier. - Sabir Bashir, jeune chrétien torturé et tué en octobre 2011 sur le territoire du district de Khanewal (Punjab), par des musulmans et ce pour une question liée à l’appropriation illégale de terrains agricoles (land grabbing). Les criminels voulaient en effet s’approprier de la terre des chrétiens et ont pour cela attaqué les enfants. D’autres enfants ont été blessés lors de cette attaque. - Anna (pseudonyme), fillette chrétienne de 12 ans, fille d’Arif Masih, balayeur à Shahdra, petite ville des environs de Lahore (Punjab), enlevée et violée pendant huit mois consécutifs par une bande de militants islamistes. Annihilée et traumatisée, elle a été convertie et contrainte à contracter un mariage islamique (Fides 11/10/2011). -

Quatre enfants chrétiens tués en 2011 en compagnie de leur mère dans les environs de Jehlum (Punjab) parce qu’ils refusaient d’abandonner un village peuplé en majorité de musulmans. - Farah Hatim, jeune catholique enlevée et contrainte à contracter de force un mariage et à se convertir à l’islam dans la ville de Rahim Yar Khan, au Punjab. Certaines ONG, au Pakistan et à l’étranger, ont porté le cas à l’attention des Nations unies (Fides 22/08/2011). - Rebbecca Masih et Saima Masih, deux jeunes chrétiennes enlevées par un groupe de musulmans dans le district de Jhung, dans la zone de Faisalabad (Punjab) et contraintes à se convertir à l’islam pour ensuite contracter un mariage forcé avec un riche entrepreneur local (Fides 27/05/2011). - Shazia Bashir, fillette chrétienne de 12 ans, violée et tuée en janvier 2010 (Fides 08/02/2010). Chaudhry Naeem, le riche avocat musulman, responsable du crime, a été acquitté.

Derrière cette affaire, se trouve une sordide entreprise de vente, de trafic et de réduction en esclavage de mineurs. - Lubna Masih, 12 ans, violée et tuée par un groupe de musulmans à Rawalpindi (Fides 13/10/2010). - Kiran George, jeune fille de Sheikhupura (Lahore), morte le 10 mars 2010 suite aux brûlures que lui avait infligées sur tout le corps le musulman Ahmad Raza, fonctionnaire de police, qui lui avait donné feu après l’avoir arrosée d’essence. La jeune fille était tenue en esclavage par une femme, Sama, qui commerce en jeunes à vendre comme prostituées ou comme esclaves aux familles musulmanes aisées. (Fides 22/03/2010). (PA) (Agence Fides 24/08/2012)

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Pakistan: Pendre ou ne pas pendre un condamné en chaise roulante?

[...] les règles pénitentiaires en vigueur stipulent que pour être exécuté, un prisonnier doit se tenir debout sous la potence, et que la longueur de la corde doit être déterminée par sa hauteur dans cette position. Elles ne permettent donc pas de pendre un homme en chaise roulante, souligne-t-elle. La mère d’Abdul Basit, Nusrat Perveen, a confirmé à l’AFP que l’exécution de son fils avait été reportée « en raison de sa maladie ».[...]

 

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Des chrétiens arrêtés pour avoir utilisé le mot “prophète” au Pakistan

Trois chrétiens pakistanais ont été arrêtés pour avoir qualifié l'un de leurs anciens prêtres de "prophète", un mot d'ordinaire réservé dans le pays aux seuls musulmans, et notamment à Mahomet, a annoncé jeudi la police.

Trois chrétiens pakistanais ont été arrêtés pour avoir qualifié l'un de leurs anciens prêtres de "prophète", un mot d'ordinaire réservé dans le pays aux seuls musulmans, et notamment à Mahomet.

Les trois hommes ont été arrêtés à Gujrat (est), dans la province du Pendjab, après que la police eut remarqué qu'ils avaient inscrit le mot "prophète" en ourdou sur des posters marquant le 20e anniversaire de la mort de leur ancien leader Fazal Masih.

Plainte pour terrorisme

Dans la république islamique du Pakistan, ce terme n'est habituellement utilisé que pour qualifier des prophètes musulmans, et tout contrevenant peut se voir accusé de blasphème, un crime passible au maximum de la peine de mort.

Les policiers ont convoqué des leaders musulmans et chrétiens locaux pour les consulter sur cette affaire. Les chrétiens se sont excusés et ont demandé pardon aux musulmans, mais ces derniers ont refusé. Une plainte pour terrorisme a été déposée contre l'organisateur de la manifestation.

Source RTS

Le Pakistan face au désastre de l’éducation de ses enfants

Le Pakistan tente, une nouvelle fois, de contrôler ses milliers d'écoles coraniques. Essentiellement privées, elles se chargent d'éduquer pas loin de deux millions d'élèves. Le pays feint de réaliser qu'elles ne sont souvent qu'un instrument d'endoctrinement, dont sort une «armée» d'êtres frustes et fanatisés. Sauf que ces écoles ne sont que l'arbre qui cache la forêt du désastre de l'éducation.

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Pakistan : Conversion forcée et viol “légal” d’une chrétienne

Le quotidien pakistanais Express Tribune a publié le 2 décembre dernier, un article qui en dit long sur la perversité récurrente au Pakistan et sur le sort des chrétiennes dans ce pays. En voici la traduction.

Lahore. Un juge adjoint de tribunal d’instance et de grande instance demande des explications au responsable du poste de police au sujet d’une plainte qu’une femme chrétienne tente de faire enregistrer contre les personnes qu’elle accuse de l’avoir forcée à adhérer à l’islam sous la menace d’un pistolet. La plaignante a déclaré à la cour qu’elle avait été enlevée par un homme le 8 novembre et qu’il l’avait forcée à signer des papiers en blanc sous la menace d’un pistolet. Elle a déclaré que l’homme et un [imam] avaient préparé un faux nikah nama [certificat de mariage en droit musulman], et qu’il l’avait violée pendant plusieurs jours. Elle a déclaré que l’homme l’avait forcée sous la menace d’un pistolet de réciter la kalma [ou chahada, profession de foi musulmane] bien qu’elle ne le voulût pas. Elle a plus tard réussi à s’échapper et a découvert que trois autres personnes étaient impliquées dans son enlèvement et sa conversion forcée. Elle a déclaré qu’elle était allée à la police de la Colonie de Nishtar [de Lahore] mais que le responsable du poste de police n’avait pas voulu enregistrer sa plainte. Elle demande à la cour de lui ordonner d’enregistrer sa plainte contre les suspects.

 

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4 vaccinateurs contre la polio abattus car le vaccin “n’est pas islamique”

Quatre vaccinateurs contre la poliomyélite ont été tués dans l'ouest du Pakistan, alors qu'ils s'apprêtaient à immuniser des enfants, mercredi 26 novembre. Les sept membres d'une campagne de vaccination se trouvaient dans la banlieue de Quetta, capitale de la province du Baloutchistan, lorsque des hommes armés circulant à moto ont ouvert le feu sur eux, selon le ministre provincial de l'intérieur.

UN VACCIN « NON ISLAMIQUE »

Aussi, le Pakistan a déclaré début novembre « la guerre à la polio » et mis en place de nombreuses campagnes de vaccination. Mais dans les régions conservatrices où l'influence talibane est forte, certains affirment à tort que le vaccin contient du porc et ne peut donc être administré aux musulmans. D'autres prétendent que l'immunisation rend stérile et nourrissent l'idée d'un complot qui serait destiné à anéantir la population musulmane. Cette semaine, une branche de talibans pakistanais a rappelé :

Le vaccin contre la polio est « dangereux pour la santé » et « non islamique » 

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Pakistan : la police reconnaît l’innocence de la jeune chrétienne brûlée viv

Le capitaine de police du district de Kasur – où s’est produit, le 4 novembre dernier, l’abominable massacre de Shahzad Masih et de son épouse Shama, tous deux chrétiens, par une horde de musulmans exictés par les haut-parleurs des mosuqées – a officiellement confirmé à Morning Star News que Shama Masih était illettrée et qu’elle ne pouvait savoir ce qui était écrit sur les feuilles de papier qu’elle avait brûlé le 2 novembre : 

« Elle n’était pas coupable de blasphème », a-t-il affirmé. Cette atrocité, la pire jamais exercée contre des chrétiens au Pakistan, ne sera pas réglée par les habituelles tentatives de pression et de subornation de la famille des victimes de la part des musulmans, puisque l’État pakistanais s’est constitué plaignant dans cette affaire.

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Chrétiens tués et brûlés au Pakistan : « Même les animaux ne se comportent pas comme cela »

Un coupe de chrétiens battus à mort, puis brûlés dans un four à briques. Cela s’est passé mardi, non loin de Lahore, au Pakistan, pour une accusation de blasphème. Ce genre de violences ne cesse d’augmenter dans la région du Penjab.

Ces actes sont tournés contre les minorités non musulmanes sunnites du pays. Les accusations de blasphème sont souvent instrumentalisées contre elles, ou pour régler des conflits personnels. Mais pas seulement, comme l’explique à Antonino Galofaro, Gilles Boquérat, chercheur à l’Institut français des relations internationales. Entretien à écouter sur Radio Vatican

Les autorités de la province du Pendjab, où s’est déroulé le drame, ont indiqué à l’AFP avoir ordonné la constitution d’un comité restreint pour accélérer l’enquête sur cette affaire et ordonné à la police de renforcer la sécurité dans les quartiers chrétiens. Ces derniers représentent 3 des quelque 180 millions de Pakistanais. Ils font partie d’une minorité souvent très pauvre et cantonnée à des emplois subalternes. Les deux victimes étaient également des ouvriers de four à briques, un secteur qui emploie près de cinq millions de Pakistanais dans des conditions proches de l’esclavage selon les syndicats locaux.

Le Vatican, par la voix du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, a dénoncé, au micro d’Hélène Destombes de Radio Vatican, des« actes barbares ». Dans cet entretien, il redit combien il était choqué tout en maintenant que la seule voie possible pour se sortir d’une telle crise restait le dialogue : « Je suis choqué. Évidemment, on reste sans parole devant des actes d’une telle barbarie. Et ce qui est encore plus grave, c’est qu’on invoque la religion, de manière spécifique. Or, une religion ne peut pas justifier de tels actes, de tels crimes. Il y a cette loi sur le blasphème, la blasphemy law, qui pose un problème. (…) Je crois que le dialogue s’impose. Malheureusement, personne ne le dit assez. Plus la situation est délicate, plus le dialogue s’impose ». 

Le problème principal reste la blasphemy law, loi anti-blasphème en vigueur au Pakistant sur laquelle s’appuient, entre autres, les détracteurs d’Asia Bibi : « Il y a cette loi sur le blasphème, la blasphemy law, qui pose un problème, a insisté le Cardinal. (…) Je pose la question : est-ce que l’on peut rester ainsi, passifs, devant des crimes qu’on légitime par la religion ? Depuis l’introduction de la blasphemy law, il y a eu près de soixante exécutions. Et d’ailleurs, cela ne touche pas que les chrétiens. Il y a aussi des minorités touchées, des avocats, des opposants au régime qui ont été exécuté de manière barbare ».

« Je crois que nous sommes arrivés là au paroxysme, a ajouté le président du Conseil pontifical. C’est ce que Saint Paul appelle le mystère de l’iniquité. Le mal à l’état pur. Même les animaux ne se comportent pas comme cela. Nous sommes vraiment dans une période de précarité totale, tout peut arriver : la personne humaine n’est pas respectée, la vie ne compte pas. »

sources: Radio Vatican

Pakistan: Menacée de mort pour avoir marié un chrétien

Kalsoum a rencontré Yousuf. Ils se sont aimés, se sont mariés. Seul hic, elle est musulmane et lui chrétien, ce qui leur a valu menaces de mort, exil et répudiation.

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Si la loi permet les unions interconfessionnelles, elle n’autorise pas à une femme musulmane d’épouser un non musulman, et ceux qui abjurent l’islam pour une autre religion peuvent être condamnés à mort pour apostasie.

«La vie après le mariage était terrible. Nous avons dû nous cacher car la famille et la communauté menaçaient de nous tuer», se rappelle Kalsoum, petite femme aux grands yeux marrons qui approche la trentaine.

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