Pour le rapporteur spécial suisse à l’ONU, la tragédie des migrants est de notre faute. « La détention des migrants doit être considérée comme de la torture. »

La «tragédie» humanitaire des migrants et les tensions politiques ne sont pas liées «aux mouvements de populations» actuels mais à «notre échec à y répondre et à assumer notre responsabilité collective», a estimé le Zurichois. «Nous tournons le regard devant la souffrance de millions de personnes», a-t-il ajouté, alors que la Déclaration universelle des droits de l'homme aura 70 ans en décembre prochain. (...)

Dans son rapport, Nils Melzer demande aux Etats de ne pas établir leurs lois et leurs politiques sur la «dissuasion», la «criminalisation» et la «discrimination» des migrants.

Et de garantir que ces actions ne confrontent pas ces personnes à des risques de torture ou d'autres mauvais traitements. Les détentions de migrants doivent rester exceptionnelles, sous peine de pouvoir être considérées comme arbitraires ou d'équivaloir à de la torture, et ne jamais être appliquées à l'isolement.

(...)

Source et article complet