Jusqu'au bout Nadine Morano n'a pas reculé. Son refus de présenter ses excuses à Nicolas Sarkozy pour ses propos sur la "race blanche" la prive des prochaines régionales. Réunie pour décider de son sort la Commission nationale d'investiture du parti Les Républicains a décidé de lui retirer son investiture.
La Commission nationale d'investiture (CNI) des Républicains a tranché aujourd'hui. Nadine Morano ne sera pas la tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour les élections régionales de décembre prochain. Cette décision intervient après le refus de l'ancienne ministre de présenter ses excuses concernant ses propos sur la "race blanche" lors d'une émission de télévision.
Son sort aurait pu être tout autre. Nicolas Sarkozy avait en effet accordé hier soir à l'élue une dernière chance, lui demandant expressément de formuler des regrets dans une lettre avant la réunion de la CNI, ce qu'elle n'a pas fait.
Nadine Morano, qui est vice-présidente de l'instance, n'était pas présente lors de cette réunion. Députée européenne, elle se trouvait à Strasbourg pour l'intervention d'Angela Merkel et François Hollande devant le Parlement européen.
Des critiques et le soutien de Jean-Marie Le Pen
Depuis ses propos polémiques, l'eurodéputée a été critiquée de toutes parts et n'a reçu qu'un soutien public de taille : celui de Jean-Marie Le Pen, mercredi 30 septembre.
Retrouvez mon billet d'humeur du jour : Bardot en bikini et la dame voilée à la plage : https://t.co/xiqj9y9Wrh pic.twitter.com/naT66yys4n
— Nadine Morano (@nadine__morano) 18 Août 2014
Un pays "de race blanche"
Elle avait déclaré samedi 26 septembre :"Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères". Mercredi 30 septembre, sur Europe 1, elle a affirmé ne pas regretter ses propos : "Je n'ai rien dit de répréhensible. D'ailleurs je n'ai pas de plainte contre moi, je n'ai jamais été condamnée sur rien, je suis d'une probité et d'une honnêteté que personne ne remet en cause et donc je ne vois pas comment j'arriverais devant un tribunal dans ma famille politique", a-t-elle déclaré.
Quelques mois avant, alors qu'elle était en vacances, elle avait pris en photo une femme voilée à la plage et l'avait comparée à Brigitte Bardot. Dans un "billet d'humeur" postée sur Facebook, elle avait évoqué une "atteinte à notre culture".
De même, il y a quelques mois, elle publiait un texte intitulé "Paris envahie" sur son compte Facebook, où elle concluait ainsi : "ce ne sont pas des logements qu'il faut réquisitionner mais des avions d'Air France pour expulser tous les déboutés du droit d'asile".
A chaque fois, des déclarations qui mettent le feu aux poudres sur les réseaux sociaux.
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