Le frère de l’islamiste Salah Abdeslam écope de 30 mois de prison pour le vol de la recette communale de Molenbeek

Ce mercredi, le tribunal correctionnel n'a retenu que le vol simple pour qualifier les faits survenus le 23 janvier 2018. Il a condamné Mohamed Abdeslam à 30 mois de prison ferme et 16.000 € d'amende. la justice a ordonné la confiscation d'un tiers des 68.000 €. Le deuxième prévenu, Youssef B, est condamné à 18 mois avec sursis pour la moitié et se voit également confisquer un tiers des 68000€. Quant au troisième prévenu, Raphaël C. , il est reconnu coupable d'avoir donné la date du transfert de la recette communale à Mohamed Abdeslam. Il écope de 2 ans de prison avec sursis pour la moitié et 1.500 € d'amende. Lui aussi se voit confisquer un tiers des 68000 €.

Rappel des faits

L'affaire qui met en cause Mohamed Abdeslam démarre lors d'un braquage, commis place de l'Yser, à Bruxelles, le 23 janvier 2018. Ce jour-là, deux employés de la commune de Molenbeek-Saint-Jean s'apprêtaient à déposer à la banque, les 68.000 euros de la recette communale lorsqu'ils sont agressés par un homme masqué qui emporte l'argent.

L'enquête se dirigera très vite vers Mohamed Abdeslam, lui-même ancien employé à l'administration communale de Molenbeek. Mohamed est le frère aîné de Salah Abdeslam, seul auteur survivant des attentats de Paris.  En juin dernier, Mohamed Abdeslam avait reconnu avoir joué un rôle d'intermédiaire et avait avoué avoir participé à la planification du vol et servi de chauffeur. Lors du procès, il était le seul prévenu en aveu. Les deux autres personnes inculpées, Youssef B. (un ami d'enfance de Mohamed Abdeslam) et Raphaël C. (l'un des employés braqués) contestaient toute participation au vol.

En septembre dernier, dans son réquisitoire, la procureure du Roi avait requis de 30 mois de prison (pour Raphaël C.) à 4 ans de prison ( pour Mohamed Abdeslam) à l'encontre des inculpés.

Rtbf.be

Belgique: un frère Abdeslam inculpé pour un vol à main armée et écroué

Mohamed Abdeslam, frère du djihadiste Salah Abdeslam, suspect clé des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, a été inculpé puis écroué vendredi dans le cadre d'une enquête sur un braquage commis fin janvier à Molenbeek, a annoncé samedi le parquet de Bruxelles.

Le visage de Mohamed Abdeslam est bien connu des médias car il s'est régulièrement exprimé sur son petit frère depuis ces attentats qui ont fait 130 morts.

En décembre dernier, à l'approche du procès de Salah Abdeslam à Bruxelles dans un autre dossier, il avait indiqué dans un quotidien belge lui rendre visite en prison, en région parisienne, pour le convaincre de "s'exprimer enfin" et le mener à la "rédemption".

Selon plusieurs journaux belges, il est désormais mis en cause pour un braquage "au couteau" dont ont été victimes le 23 janvier à Molenbeek trois employés communaux qui transportaient 70.000 euros en liquide dans une banque sans escorte.

Enquête interne

Le parquet de Bruxelles a confirmé samedi matin que Mohamed Abdeslam figurait parmi les deux personnes inculpées et écrouées la veille dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours. "Ces deux hommes ont été inculpés de vol avec violence, en bande avec arme", a précisé le parquet dans un communiqué. Deux autres personnes également interpellées jeudi ont été remises en liberté, a-t-on ajouté de même source en soulignant que "l'enquête se poursuit activement".

La commune bruxelloise de Molenbeek, où réside la famille Abdeslam et où Mohamed a été employé municipal, a de son côté ouvert une enquête interne sur les conditions de ce transport d'argent liquide. Fin janvier, la presse avait envisagé la piste de complicités au sein du personnel communal pour expliquer le braquage.

Salah Abdeslam, 28 ans, est le seul membre encore en vie des commandos djihadistes qui ont attaqué Paris en novembre 2015. Arrêté le 18 mars 2016 à Bruxelles, il est suspecté d'avoir convoyé depuis l'Europe centrale une dizaine de membres du groupe à l'origine de ces attentats et de ceux commis dans la capitale belge le 22 mars 2016 (32 morts).

Ce Français d'origine marocaine a grandi à Molenbeek entouré d'une soeur et de trois frères dont Mohamed. L'un de deux autres, Brahim, est l'un des kamikazes morts le 13 novembre 2015 à Paris.

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Islamisme: Le frère de Salah Abdeslam détroussait les morts

Mohamed Abdeslam, qui avait déclaré «n'avoir jamais eu de problèmes avec la justice», a menti.

Non, Mohamed Abdeslam n'est pas tout blanc. Le frère de Salah, fugitif le plus recherché d'Europe et de Brahim, kamikaze qui s'est fait sauter café Voltaire, court les plateaux de télévision depuis quinze jours pour clamer haut et fort son innocence. Non, il n'aurait rien à voir avec les attentats sanglants commis par ses frères à Paris.

«Nous sommes une famille correcte, nous n'avons jamais eu de problèmes avec la justice», déclarait-il le lundi 15 novembre sur le perron du domicile familial de Molenbeek, après avoir passé le week-end en garde à vue dans le cadre de l'enquête. Faux, selon La Dernière Heure, qui a fait état ce week-end du passé trouble de Mohamed Abdeslam.

«Gang des ambulanciers charognards»

En 2005, alors âgé de 18 ans, le frère de Brahim et Salah dépouillait les cadavres à Bruxelles. Son nom apparaît en tout cas dans l'affaire du «gang des ambulanciers charognards». Ces ambulanciers privés volaient les défunts, des proches des victimes, et des victimes grièvement blessées. Le mode opératoire était rodé: ils agissaient durant les transferts des corps.

«Portefeuille, argent, cartes de banque, appareils photo, GSM, bijoux». La liste des valeurs volées entre août 2004 et avril 2005 est longue. Le quotidien belge s'est procuré le jugement de la condamnation en 2010 du frère Abdeslam à deux ans de prison avec sursis pour «actes odieux». On y découvre que Mohamed Abdeslam a été condamné pour neuf des dix-neuf vols sur cadavres qui ont été établis. Il est aussi celui du gang qui a utilisé toutes les cartes bancaires volées.

Caractère de sacrilège

Si Mohamed Abdeslam s'est défendu en prétextant n'avoir fait que suivre le mouvement, arguant que d'autres avaient bien plus profité que lui encore, la juge de l'époque est sans pitié sur son cas. Il est «particulièrement dénué de scrupule et de sens moral, n’apercevant pas la lâcheté de (son) comportement outre le caractère sacrilège des actes commis au préjudice de personnes décédées, dont certaines dans des circonstances dramatiques», relate Dh.be.

Le quotidien belge relève que le jugement de 2010 n’a étonnamment jamais été signifié au délinquant. Mohamed Abdeslam a été condamné à indemniser les victimes à hauteur de 5'000 euros. Pourtant, celles-ci n'en ont jamais vu la couleur.

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