Michel Garroté - Cela fait maintenant dix ans que, sur Internet, j'écris, encore et toujours, que la laïcité française est devenue une forme d'Allahicité islamophile, arabophile, palestinophile, cathophobe, christianophobe, israélophobe et judéophobe. L'anecdote pulvaresque ci-dessous, illustre, cette dérive républicaine, "en marche" vers un futur califat gaulois macronisé.
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Suite à un tweet cathophobe et islamophile de la superficielle et ridicule Audrey Pulvar, l'excellente Gabrielle Cluzel réagit avec humour et lucidité (lien en bas de page) : "On est fatigué. Lassé. On n’a même plus envie de s’énerver, de ricaner en imaginant Jean-Vianney, se radicalisant sur le site Magnificat, partant faire le djihad à Lourdes, revenant lourdement armé d’un chapelet bleu layette, d’un bob « I love Jesus » et d’une Vierge en plastique pleine d’eau dont la couronne se dévisse. Mais on garde du « Grand Débat », qui a généré ce tweet, un goût amer [Note de Michel Garroté - « Grand Débat » : il s'agit, bien sûr, du récent débat à la con, sur TF1, entre les principaux candidats à la présidentielle 2017, la présidentielle la plus lamentable de toute l'histoire de la Cinquième République].
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Car, d’une certaine façon, Audrey Pulvar a raison : si la question est la laïcité, qui concerne toutes les religions, pourquoi se borner à n’évoquer que l’une d’entre elles ? Parce que la question, précisément, n’est pas la laïcité. Le seul sujet est l’islam. Il n’en est point d’autre. Je le sais, vous le savez, ils le savent. On peut le regretter, le déplorer, s’en désoler pour les sympathiques musulmans que l’on connaît, mais on ne peut pas le nier. Tout le reste n’est que fioritures diplomatiques et précautions oratoires.
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Se forcer à convoquer les autres religions - surtout le catholicisme, bien sûr, qui est bonne pâte et se laisse obligeamment culpabiliser - laisser entendre que l’Église, avant 1905, a rechigné à accepter la laïcité, et qu’allons, il ne faut pas se biler, le poulain sauvage islam finira bien par rentrer dans le rang une fois qu’on l’aura débourré, comme le désormais docile cheval de trait catholicité que l’on tient licou serré est un mensonge historique et politique.
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Affirmer que, puisque l’on a passé la camisole de force à Castor, on finira bien, bon gré mal gré, par l’enfiler sur Pollux - toutes ces croyances étant peu ou prou sœurs jumelles - est une facilité qui permet de glisser sur le sujet sans s’attirer trop d’inimitiés. C’est surtout une hypothèse de travail erronée qui ne pourra nécessairement déboucher que sur une solution inopérante", précise Gabrielle Cluzel (lien en bas de page).
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Michel Garroté pour https://lesobservateurs.ch/
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http://www.bvoltaire.fr/audrey-pulvar-probleme-se-nomme-manif-sens-commun-civitas/
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