États-Unis : Donald Trump annonce une opération « massive » contre Daesh en Syrie

 

Donald Trump en guerre contre les terroristes. Le président américain a annoncé, vendredi 19 décembre, de « très lourdes représailles » contre le groupe Daesh en Syrie, visant « plus de 70 cibles ». D’après CNews, cette action est une réaction à l’attaque ayant coûté la vie à deux militaires américains et d’un interprète il y a près d’une semaine.

« Nous frappons très fort contre des bastions de l’EI» , a écrit le président américain sur Truth Social, peu après que le Pentagone eut annoncé le début d’une opération « massive» en Syrie pour « éliminer des combattants du groupe État islamique, des infrastructures et des sites d’armement », selon son chef, Pete Hegseth, sur X.

Cinq terroristes tués

Au moins cinq membres du groupe ont été tués dans la province de Deir ez-Zor (est), dont « le chef d’une cellule » chargée des drones dans la zone, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), samedi 20 décembre.

L’opération avait débuté à 16 heures de Washington (21H00 GMT) dans le désert près de la ville de Homs et dans des zones rurales près de Deir ez-Zor et Raqqa, et « plus de 100 munitions de précision » avaient été employées contre des positions du groupe État islamique.

Des avions de chasse, des hélicoptères et de l’artillerie ont notamment frappé « plus de 70 cibles à de multiples endroits dans le centre de la Syrie », a précisé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom.

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L’angle mort américain sur les Frères musulmans

 

Pourquoi Bruxelles est le véritable champ de bataille Lorsque l’administration Trump a pris son décret présidentiel le 24 novembre 2025, désignant certains chapitres des Frères musulmans en Égypte, au Liban et en Jordanie comme organisations terroristes étrangères, elle a accompli un geste d’une portée exceptionnelle dans la politique antiterroriste américaine. Pour la première fois à [...]

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Têtes à Clash – RN et maisons closes : coup de com’ ou révolution sociétale ?

 

RN et maisons closes : coup de com’ ou révolution sociétale ?

Franck Tanguy et ses invités ont disséqué la proposition choc du député RN Jean-Philippe Tanguy : la réouverture des maisons closes. Entre coup médiatique et virage sociétal, les avis se sont affrontés. Certains y voient une manœuvre de communication pour redorer l’image du RN, parti peu associé aux droits des femmes. D’autres saluent une initiative audacieuse, signe d’un RN plus moderne et en phase avec les débats de société. Le RN cherche-t-il vraiment à libérer la parole sur la prostitution ou à marquer des points politiques ?

 

Dermatose nodulaire bovine : abattage systématique, une solution controversée ?

Franck Tanguy et ses invités ont décrypté la polémique autour de la dermatose nodulaire bovine (DNC), une maladie qui divise les éleveurs et les autorités sanitaires. Les intervenants ont dénoncé l’abattage systématique des troupeaux contaminés, le jugeant injuste et inefficace, alors que des alternatives existent. Seul l’un d’eux a défendu cette mesure, rappelant qu’elle reste la recommandation officielle des services vétérinaires et de la santé publique. Le débat s’est élargi au contexte du Mercosur, dont la signature menace selon eux l’agriculture française et les petits éleveurs, déjà fragilisés. Entre colère des paysans, enjeux économiques et questions sanitaires, l’émission a révélé les tensions autour d’une crise qui pourrait s’aggraver. Faut-il sacrifier des milliers de bêtes ou repenser la gestion de la DNC ? 

 

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UE : von der Leyen humiliée – JT du vendredi 19 décembre 2025

 

A la une de cette édition : Ursula von der Leyen, sous pression, recule sur le Mercosur.

Nous évoquerons ensuite l’autre sujet brûlant du Conseil européen : le nouveau prêt de 90 milliards d’euros accordé à l’Ukraine. Un cadeau qui coûtera une quinzaine de milliards aux Français.

Et enfin, les auditions des journalistes du service public lors d’une commission d'enquête à l’Assemblée.

 

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Royaume-Uni : des universitaires jugent les lois contre les mutilations génitales « stigmatisantes » pour les migrants ; une des auteures de l’étude fait partie d’une « société secrète » de la Sierra Leone qui prône la mutilation des filles

 

Un essai publié dans une revue du « British Medical Journal » provoque une vive polémique outre-Manche. Des universitaires y soutiennent que les lois interdisant les mutilations génitales féminines seraient contre-productives et stigmatisantes pour les communautés migrantes.

Face à la polémique, le British Medical Journal a tenu à prendre ses distances. Dans un communiqué consulté par le Times, le groupe rappelle que le Journal of Medical Ethics publie des « points de vue éthiques, parfois controversés », sans que cela signifie une adhésion de la revue aux positions défendues. « Il est essentiel d’examiner des arguments avec lesquels nous pouvons être en désaccord, en particulier dans le champ de l’éthique médicale », souligne l’éditeur, rappelant son engagement historique contre les mutilations génitales féminines, reconnues par l’ONU comme une violation des droits humains.

Le JDD

Franceinfo

La société Sande (ou Sandé), appelé aussi zadegi, bundu, bundo ou bondo, est une société initiatique féminine du Liberia, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire. La société Sande initie les jeunes femmes au passage à l’âge adulte par des rituels incluant des mutilations génitales féminines[1]. Ses partisans lui trouvent des prétendues vertus de fertilité, d’incitation à un comportement sexuel adéquat pour le bien de la communauté[2]. La société prend en charge les intérêts sociaux et politiques des femmes, et promeut la solidarité avec le Poro, son pendant masculin[2].

Wikipedia

 

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Grenoble (38) : alors qu’il manifestait pour la Journée internationale des migrants, il tente d’incendier le sapin de Noël installé sur la place Notre-Dame avant de se rebeller et de blesser quatre policiers

 

Ce jeudi soir, un homme s’est montré particulièrement excité et violent lors d’une manifestation à Grenoble.

Alors qu’il défilait à l’occasion de la Journée internationale des migrants, ce quadragénaire s’est emparé d’un flambeau et a tenté d’incendier le sapin de Noël installé sur la place Notre-Dame.

Un geste qui a choqué des manifestants qui sont intervenus pour retirer le flambeau. Ils ont ensuite dénoncé le suspect à des policiers.

Mais alors que les forces de l’ordre fendaient la foule pour interpeller le pyromane, ce dernier s’est violemment débattu. Selon le Dauphiné Libéré, il est parvenu à blesser légèrement 4 agents, avant de réclamer l’aide d’autres manifestants. Très vite, le véhicule des policiers a été encerclé et il a fallu faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les individus hostiles.

Placé en garde à vue, le suspect est toujours auditionné.

Le Dauphiné Libéré / GrenobleMag

 

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Gare de Nantes (44) : un migrant dit « mineur isolé », qui revendique avoir 16 ans, est contrôlé avec une arme de calibre 7,65 mm

 

Les agents de la sûreté ferroviaire étaient en mission de sécurisation, lundi 15 décembre 2025 à 19 h 40, quand ils contrôlent un mineur isolé à la gare de Nantes. L’adolescent, qui dit avoir 16 ans, est en possession d’une arme de calibre 7,65 mm dont le chargeur est vide.

Le mis en cause a été interpellé puis remis à la police nationale et placé en garde à vue pour port d’arme de catégorie B.

Ouest-France

 

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Immigration. Dix-neuf États européens réclament la création de centres d’accueil hors UE : vers un tournant majeur de la politique migratoire ?

 

ItalieAlors que les dirigeants européens ont acté début décembre un durcissement significatif de leur politique migratoire, un front inédit de 19 États membres pousse désormais Bruxelles à aller plus loin encore. Leur demande : obtenir un financement européen pour développer des centres d’accueil situés en dehors du territoire de l’Union, afin de gérer, trier et éventuellement renvoyer les […]

 

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Djihadisme : l’État islamique appelle à frapper la Belgique

 

L’État islamique a diffusé une newsletter de propagande appelant à frapper l’Occident, en citant explicitement la Belgique parmi ses cibles. Cet appel intervient après l’attaque meurtrière survenue à Bondi, à Sydney, lors d’une fête juive ayant fait 15 morts. Le groupe terroriste utilise cet attentat comme levier pour encourager de nouvelles actions violentes. Un appel […]

 

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Face au crime organisé toujours plus présent en Suisse, Berne renforce son arsenal

 

Mafias, trafics de drogue, blanchiment d’argent et attaques de bancomats: la criminalité organisée se répand en Suisse. Face à la menace, le Conseil fédéral a adopté une première stratégie nationale. Des mesures concrètes sont attendues dès 2026

La Suisse est minée par le crime organisé. Tel est le constat alarmant d’un vaste état des lieux dressé en 2023. Aussi discrètes que bien implantées, une multitude d’organisations sont actives dans le trafic de drogue, la prostitution, les attaques de bancomats ou les vols de voitures. Provenant d’Italie, de France, des Pays-Bas, d’Europe de l’Est, des Balkans ou de l’Afrique de l’Ouest, ces groupes sont toujours plus professionnels et violents. Ils utilisent le territoire helvétique comme terrain d’opérations et zone de repli. Ces réseaux ne cessent de s’étendre au point de constituer dorénavant, aux yeux de la Confédération, «une menace sérieuse». Pour y faire face, le conseiller fédéral Beat Jans, chargé du Département fédéral de justice et police (DFJP), a présenté ce vendredi à Berne la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la criminalité organisée en Suisse, que le gouvernement a adoptée le jour même lors de sa 46e et dernière séance de l’année.

Cette stratégie est «une première» du genre, s’est félicité devant les médias le socialiste bâlois. C’est lui qui, il y a une année, chargeait l’Office fédéral de la police (Fedpol) d’élaborer ce document en vue de renforcer l’arsenal de la lutte contre le crime organisé, qui «sape les fondements de nos démocraties». Evoquant des affaires récentes de cette année, comme le démantèlement d’un groupe très actif dans le trafic de stupéfiants en Valais ou celui d’un important réseau de traite d’êtres humains à Berne, le conseiller fédéral a rappelé que le fléau concernait l’ensemble du pays et non pas seulement les grands centres urbains, comme Zurich, Bâle ou Genève.

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Les matinales de Radio France sont-elles vraiment orientées à gauche ?

 

Le ballet des recasages politiques aux conseils de l’audiovisuel public« Le service public est-il orienté à gauche ? » En amont du lancement de la commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement de l’audiovisuel public, l’Institut Thomas More s’est résolu à mettre les mains dans le moteur pour répondre à cette sempiternelle question.

 

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Vous aimez la Suisse ? Affichez vos couleurs !

 

C'est désormais clair : Le Conseil national et le Conseil des États rejettent l'initiative pour la durabilité.

La population suisse souffre d'une immigration excessive. À quel point nos politiciens à Berne sont-ils déconnectés de la réalité ?  Comment peut-on ignorer à ce point les conséquences négatives de l'immigration ?

  • Ces politiciens déconnectés de la réalité se font financer leur abonnement général en 1ère classe par les contribuables. Bien sûr, cela ne leur permet pas de se rendre compte de la situation dans les transports publics.
  • De nombreux employés suisses sont quotidiennement pris dans les embouteillages. Ce n'est pas étonnant, compte tenu de l'explosion démographique. Et où sont ces politiciens déconnectés de la réalité ? Au Palais fédéral et en télétravail.
  • L'immigration excessive fait grimper les loyers. Les politiciens déconnectés de la réalité sont propriétaires de leur logement et n'ont pas besoin de trouver un appartement abordable comme beaucoup de Suisses normaux. Ils ne sont guère touchés non plus par la pression sur les salaires et la baisse du pouvoir d'achat.
  • Ces politiciens n'ont manifestement pas mis les pieds dans une école depuis longtemps. Sinon, ils sauraient à quel point les écoles sont débordées avec autant d'enfants allophones.
  • Les Verts restent silencieux sur le bétonnage de notre paysage.
  • L'immigration excessive fait également exploser la criminalité. Les femmes sont particulièrement touchées par la violence importée. Mais la gauche nie systématiquement le problème des groupes de migrants misogynes et violents.

Quiconque avec un peu de bon sens se rend bien compte qu'il n'est pas possible d'accueillir chaque année 100’000 personnes supplémentaires en Suisse.

Soutenez notre combat pour une Suisse où il fait bon vivre !

Marcel Dettling, président du parti UDC : « Cela ne peut pas continuer ainsi. C'est trop. Notre petit pays ne peut plus supporter cette immigration de masse. Nous avons une responsabilité envers nos enfants et notre nature. »

Pour l’auteur de l'initiative pour la durabilité, le vice-président de l'UDC Thomas Matter : « Les Suisses ne veulent pas d'une Suisse à 10 millions d'habitants. Ils en ont assez. L'immigration excessive détruit notre qualité de vie. »

Céline Amaudruz, vice-présidente de l'UDC : « Comme les autres partis ne veulent rien faire contre l'immigration excessive, nous devons ensemble tirer le frein d'urgence en disant oui à l'initiative pour la durabilité. Protégeons ce que nous aimons ! »

Cela ne peut pas continuer ainsi ! Vous ne voulez pas d'une Suisse à 10 millions d'habitants ? affichez vos couleurs dès maintenant !

 

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Sondage IFOP (partie 2) : En France, 33 % des musulmans estiment que la charia a vocation à s’appliquer partout dans le monde, et 46 % se reconnaissent dans au moins une figure du frérisme

 

Le deuxième volet du sondage de l’Ifop pour Écran de veille mesure l’influence de l’islamisme politique, notamment frériste, au sein de l’islam de France.

[…]

Sur le terrain des idées, plusieurs marqueurs ressortent nettement. 32% des musulmans interrogés considèrent que l’islam est à la fois une religion et un système normatif et juridique, appelé à encadrer l’ensemble des aspects de la vie des fidèles. 36% estiment que les sociétés occidentales souffrent d’un vide moral et spirituel que seules les valeurs de l’islam pourraient combler, et 43% jugent légitime que les musulmans s’engagent politiquement pour défendre ces valeurs dans la société française ou en soutenant des mouvements politiques spécifiquement islamiques. 

La question de la loi islamique (charia) constitue l’un des points clés de l’enquête. 33% des musulmans interrogés estiment que la loi islamique a vocation à s’appliquer partout dans le monde. Parmi ceux qui y adhèrent, 88% privilégient une application graduelle, par la prédication et l’éducation, tandis que 9% évoquent le recours à la contrainte ou à la force. De son côté, la démocratie apparaît comme un autre marqueur de clivage. 22% des musulmans interrogés considèrent qu’elle est un concept occidental incompatible avec les principes de l’islam. À l’inverse, 67% estiment qu’elle peut être adoptée à condition d’être adaptée aux principes islamiques, notamment à travers la notion de “choura”, entendue comme une forme de référendum («consultation entre gouvernants et gouvernés»).

Enfin, l’enquête mesure la proximité avec la vision de l’islam portée par plusieurs personnalités associées au frérisme. 46% des musulmans interrogés déclarent se reconnaître dans au moins l’une de ces figures. Les taux les plus élevés concernent Tariq Ramadan (30%), intellectuel suisse longtemps influent dans les milieux musulmans européens et petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Mohamed Morsi (17%), ancien président égyptien issu des Frères musulmans, le prédicateur Youssef al-Qaradawi (13%) et le fondateur de la confrérie, Hassan el-Banna (10%).

[…]

Le Figaro

Écran de Veille

 

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«Les féministes font du tri entre les victimes»

 

Victime d’un viol commis par un multirécidiviste africain sous OQTF, le 11 novembre 2023, et après un procès largement médiatisé, Claire Géronimi a fait naître de cette tragédie l’association Éclats de Femmes, pour donner voix aux victimes, dénoncer les défaillances du système judiciaire et alerter sur l’insécurité grandissante en France. Elle est également la vice-présidente du parti UDR fondé par Éric Ciotti. À travers ces deux engagements, elle entend porter un féminisme concret et exigeant. Son livre, dans lequel elle racontera son parcours et son combat, sortira en janvier 2026. Rencontre.   


Causeur. Un chiffre vient de tomber : en Île-de-France, 62 %[1] des agressions sexuelles dans les transports en commun seraient commises par des étrangers. Quand on vous accuse de faire un lien entre immigration et violences faites aux femmes, de stigmatiser ou d’instrumentaliser ces faits, que répondez-vous ?

Claire Géronimi. Tout part de là, j’ai été victime d’un viol sauvage, comme trop de femmes en France. Ce que j’ai vécu est indissociable de l’insécurité qui gangrène le quotidien. Dans les transports en commun, dans la rue, la nuit, partout… les femmes ont peur. Aujourd’hui, on partage notre localisation en temps réel à nos proches, on se couvre davantage, on évite certains trajets. Et ce n’est plus seulement dans les grandes villes, c’est partout.

Mon violeur avait 11 condamnations inscrites sur son casier judiciaire, c’était un multirécidiviste. Et comme lui, trop d’agresseurs restent sur le territoire alors qu’ils n’auraient jamais dû y être. Oui, il y a un problème d’immigration totalement hors de contrôle, et plus particulièrement avec les OQTF qui ne sont pas exécutées. Mon combat n’est pas parcellaire, il englobe à la fois la lutte contre les violences faites aux femmes, le rétablissement de la sécurité partout sur le territoire et la fin de cette impunité organisée. On ne peut pas défendre les femmes sans parler de tout cela.  

À quel moment avez-vous choisi de transformer votre expérience personnelle en engagement concret pour les victimes ?

Je ne pouvais plus rester les bras croisés. Passer mes journées devant mon ordinateur à réfléchir à des stratégies business qui, au fond, m’importaient peu… ça ne me ressemblait plus. J’ai d’abord eu l’idée de créer le podcast Éclats de Femmes pour libérer la parole de femmes qu’on n’entend presque jamais, redonner ses lettres de noblesse au féminisme et porter mon féminisme, celui qui compte vraiment pour moi. J’ai invité des personnalités fortes comme Alizée Le Corre, Marie-Estelle Dupont, des psychologues, des avocats… L’objectif est de donner des clés concrètes aux victimes et d’offrir un micro à celles dont la voix est étouffée. Très vite, je me suis rendue compte qu’il manquait cruellement un accompagnement global pour ces femmes. J’ai donc créé l’association. Le podcast est sorti en septembre 2024, l’association a suivi en novembre. Et aujourd’hui, nous sommes déjà trois salariées.

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Vous auriez pu vous arrêter à l’engagement associatif. Pourquoi ajouter un engagement politique aux côtés d’Éric Ciotti ?

L’engagement social est essentiel, mais ses effets restent limités. L’association Éclats de Femmes est et restera apolitique, nous accompagnons toutes les victimes, du dépôt de plainte jusqu’au procès, avec une équipe juridique et psychologique. On ne porte pas de message politique, mais on ne va pas non plus cacher la réalité si une femme a été agressée par une personne sous OQTF, on le dit et on l’accompagne, point.

Éric Ciotti a été l’un des rares responsables politiques à me tendre la main dès le début, quand je cherchais des réponses concrètes du gouvernement quant à la présence de mon agresseur sur le territoire. Après la création de son parti, il m’a proposé de le rejoindre pour porter la voix des femmes à droite. J’ai longtemps réfléchi. Et puis je me suis dit que c’était une opportunité, défendre mon féminisme, oui, mais aussi m’engager sur les questions de sécurité et d’économie, des sujets qui me touchent en tant qu’ancienne entrepreneure. Pour faire vraiment bouger les lignes, il faut parfois être au cœur du réacteur. C’est le seul moyen de porter ses idées jusqu’au bout.

Vous avez affirmé à plusieurs reprises vous sentir seule et abandonnée.

Lors de mon agression, je me suis sentie abandonnée par les citoyens. Une voisine a entendu du bruit, a regardé dans la cour, mais n’est pas intervenue. Quand on entend une femme crier et du bruit de verre brisé, on ne sort pas de chez soi ? Cela pose une véritable question de responsabilité collective dans notre société. Une deuxième voisine m’a retrouvée en sang dans le hall de l’immeuble ; elle a fait fuir l’agresseur, mais ne m’a pas porté assistance car elle devait prendre un avion.

Après l’agression, malheureusement, comme je l’ai déjà dit dans de nombreuses interviews, j’en veux au système qui est mal conçu pour les victimes : on manque de soutien, une fois la plainte déposée.

Je me sens aussi abandonnée par le gouvernement. Depuis le début, j’ai pris la parole publiquement ; la moindre des choses aurait été un mea culpa, d’autant que j’ai créé une association. Ils n’ont pas envie d’affronter la réalité d’une victime agressée par une personne sous OQTF, car cela mettrait en lumière leurs propres défaillances. À l’époque, ni Bérangère Couillard ni Gérald Darmanin n’ont répondu à mes contacts. Aurore Bergé non plus n’a pas eu le courage de m’envoyer un message de soutien ou de me rencontrer avant le procès, malgré les demandes qui lui avaient été transmises.

Vous avez même évoqué, dans une interview, le fait que le système cherche à culpabiliser les victimes dans leurs démarches ?

Exactement. Lors des expertises psychiatriques pendant la phase d’instruction, mandatées par la CIVI (ndlr : Commission d’indemnisation des victimes), on se retrouve face à de vieux professionnels qui nous poussent dans nos retranchements. Les victimes devraient savoir qu’elles ont le droit d’être accompagnées par un avocat et un médecin conseil, ce qui n’est jamais précisé. On se retrouve seule dans une salle avec un expert de la CIVI et un psychiatre ; on m’a même reproché de ne pas avoir pris d’anxiolytiques, sous-entendant que cela réduirait mon indemnisation. Pendant l’instruction, les victimes ne sont pas réellement prises en considération. Les blessures physiques sont prises beaucoup plus au sérieux que les séquelles psychologiques, car elles sont plus faciles à mesurer. Pourtant, dans les cas de violences sexuelles, il y a très peu de blessures physiques visibles, hormis des bleus et des coups qui disparaissent au bout de six mois.
Mathilde, l’autre victime, et moi, avons commencé à avoir les gencives qui saignaient à l’approche du procès, un signe de stress intense qui persiste, mais cela n’a pas encore été comptabilisé comme dommage corporel. Je milite pour une réforme profonde de ce système.

Les féministes de gauche vous présentent comme une figure du « fémonationalisme ». Quel regard portez-vous sur ces féministes pour qui toutes les victimes ne se valent pas ?

Elles font du tri entre les victimes, discriminent et choisissent leurs combats, alors que ces causes devraient être transpartisanes. J’avais envoyé un message à Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, sur LinkedIn ; le message a été vu, mais pas de réponse. D’autres associations m’ont répondu : « On ne peut pas vous aider. » À l’époque, j’étais en telle détresse que je n’ai pas insisté. Aujourd’hui, Anne-Cécile Mailfert m’insulte sur les réseaux sociaux… Des insultes indirectes sur l’instrumentalisation supposée de mon histoire par certains médias de droite, du fait que mon agresseur était sous OQTF. Je discuterais pourtant avec elles avec grand plaisir, mais la communication est aujourd’hui rendue impossible. Marlène Schiappa est l’une des seules à m’avoir soutenue, et je la remercie énormément. Elle a eu le courage de le faire. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, nous n’avons pas les mêmes idées politiques, mais nous sommes d’accord sur le fait que ce combat doit être transpartisan.

Pensez-vous que ces féministes de gauche seront amenées à perdre de leur influence ?

On le voit déjà dans les tendances politiques actuelles, donc oui, elles perdent déjà de l’influence. Lors de ma première manifestation féministe avec Éclats de femmes, j’ai essayé de négocier avec la police pour intégrer le cortège principal ; on m’a répondu que, pour ma sécurité, je devais rester en arrière avec Némésis et Nous Vivrons. Pourquoi le cortège appartient-il exclusivement aux associations féministes de gauche ? Pourquoi doivent-elles seules mener l’opinion des femmes ? En plus, ces féministes sont souvent violentes et discriminent les autres féministes. Leurs messages politiques sont terribles, avec des pancartes comme ACAB (ndlr : All Cops Are Bastards, « Tous les flics sont des salauds »).

La Fondation des femmes, institution reconnue d’utilité publique, n’est jamais connotée négativement, alors que mon association dérange immédiatement, bien qu’elle soit apolitique, uniquement à cause de mes positions politiques sur les OQTF. Nous sommes bannies et mal vues dès qu’on est perçues à droite. J’ai d’ailleurs perdu un contrat, nous fabriquions des bijoux au profit des victimes ; cette marque nous a demandé de supprimer la collaboration sous prétexte de pressions liées à nos partenariats. Cela me révolte, car la Fondation des femmes n’aurait jamais eu ce problème.

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Jordy Goukara, 26 ans, sous OQTF, multirécidiviste, délinquant depuis son adolescence… La peine qui a été prononcée[2] est-elle proportionnelle à la gravité des faits ?  

Mon avocat m’a indiqué que la moyenne pour ce type de faits est de 12-13 ans et que la peine maximale est de 20 ans ; 18 ans est donc une peine lourde et satisfaisante. L’accusé ne fera sûrement pas appel. La justice a eu peur, car le procès était très médiatisé. Son comportement fait qu’en prison, il n’aura probablement pas d’aménagement de peine. À mi-peine, soit dans neuf ans, il pourra demander à purger le reste de sa condamnation en République centrafricaine. J’espère que ce sera le cas, qu’il partira pour que je n’entende plus jamais parler de lui.

Vous avez soutenu l’idée d’un projet de loi selon lequel l’État serait responsable lorsqu’une personne sous OQTF commet une agression. Qu’attendez- vous de ce texte ?

Il s’agit d’une proposition de loi développée par l’Institut pour la Justice. Nous étions allés voir Olivier Marleix (avant la scission LR/Ciotti) ; Christelle Morançais devait initialement la porter. Elle a été déposée en mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, mais elle est actuellement en stand-by. L’idée est de démontrer que l’État est fautif lorsqu’il n’exécute pas une OQTF et qu’une agression en découle, et de créer un fonds spécifique pour indemniser les victimes. Nous avions estimé qu’une victime doit débourser environ 35 000 € en frais d’avocat et de justice. Nous voulions montrer qu’il coûte finalement plus cher à l’État de ne pas appliquer les OQTF que d’indemniser correctement les victimes.

Quel regard portez-vous sur la vie politique française et ses acteurs ?

Je pense que les Français sont fatigués de l’instabilité politique actuelle. Cela contribue, par ricochet, à une société plus individualiste. J’échange régulièrement avec de nombreux entrepreneurs qui envisagent de quitter la France, qu’ils jugent trop fortement taxée. L’audiovisuel public s’en prend à Bernard Arnault, pourtant premier créateur de richesse du pays. Résultat : trop de très bons profils s’en vont, alimentant une véritable fuite des cerveaux, attirés par des perspectives jugées meilleures ailleurs. Pendant mon master HEC-Polytechnique, nous rêvions tous de créer une licorne ; malheureusement, les trois quarts de la promotion sont partis dans la Silicon Valley.

Quels sont vos vœux de fin d’année, pour vous et pour la France ?

Deux priorités. D’abord, que l’association continue de se développer. Nous avons déjà aidé 250 femmes, mais ce n’est pas suffisant. Nous avons besoin de recruter davantage de bénévoles, de soutiens matériels et financiers, et de renforcer l’équipe interne, j’aimerais pouvoir recruter deux personnes supplémentaires en 2026. Nous souhaitons également intervenir davantage dans les écoles et les entreprises sur les questions de violences sexistes et sexuelles, en proposant des formations qui ne soient pas wokistes. Pour la France, mon vœu le plus cher serait que plus aucune femme ne soit violée ou assassinée d’ici la fin de l’année.

Le hall d’entrée, Éditions Fayard. Sortie prévue le 28 janvier 2026.

Le hall d'entrée

Price: 19,00 €

1 used & new available from 19,00 €


[1] https://www.lejdd.fr/Societe/agressions-sexuelles-dans-les-transports-parisiens-la-part-des-auteurs-etrangers-en-hausse-164902

[2] Nldr : 18 ans de réclusion assortis d’une interdiction définitive du territoire.

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Extrait de: Source et auteur

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D’une morale l’autre

 

Pour Chantal Delsol, l’héritage judéo chrétien est une réalité dont il faut reconnaître les apports majeurs à l’humanité. Mais elle estime que les chrétiens, devenus minoritaires, ne sont plus les prescripteurs moraux de nos sociétés et qu’ils ne doivent pas chercher à le redevenir.


Les civilisations existent. C’est une utopie de croire en une future culture unique mondialisée qui effacerait toutes les différences. Et d’où viennent ces différences culturelles qui font les civilisations ? Des diverses manières de répondre aux questions immuables posées à l’être humain : Pourquoi dois-je mourir ? question religieuse ; Comment définir le bien et le mal ? question morale ; Comment trouver l’abondance en luttant contre la rareté ? question économique ; etc. Les civilisations représentent les réponses diverses et toujours incertaines que les humains se donnent selon le lieu et le temps, leur histoire et leur caractère. Ces réponses ne sont pas figées, elles évoluent, elles se croisent et s’influencent entre elles – mais elles constituent tout de même, les unes et les autres, des entités reconnaissables, significatives, et toujours intéressantes.

Dans toutes les directions

Un grand écrivain chinois du xxe siècle, Liang Shuming, avait défini trois grandes civilisations mondiales : la chinoise, l’indienne et l’occidentale. Il en oubliait un grand nombre, mais son point de vue nous éclaire sur nous-mêmes. Il les décrivait d’abord d’un trait. La chinoise « s’adapte au monde » (Confucius, le taoïsme). L’indienne « veut le néant » (Bouddha). L’occidentale « va de l’avant » (Moïse, Platon, Jésus). Que veut dire ici « aller de l’avant » ? La civilisation occidentale, qui commence avec les Juifs et les Grecs (saint Augustin pense que Platon a rencontré des penseurs juifs, car le Timée ressemble trop à l’Ancien Testament), poursuivie par le christianisme, s’exprime ainsi : elle conceptualise, invente, diffuse, construit, explore, conquiert, tout cela dans un maelström continuel et effréné. L’invention de la transcendance (la croyance en un Dieu transcendant qui se révèle) suscite le déploiement de la science, parce que l’idée d’un créateur rationnel commande de chercher dans la nature les lois qui la structurent. L’idée de personne libre et responsable annonce l’invention de la démocratie moderne, d’abord dans les monastères puis dans les villes italiennes, dans la Magna Carta anglaise puis les régimes démocratiques modernes. En même temps, l’idée de personne libre et responsable inspire des sociétés occidentales dans lesquelles, dès l’origine, les filles se marient tard (par rapport à d’autres civilisations), la monogamie est d’usage, l’instruction des jeunes, prioritaire (même l’instruction des filles). Le choc de la saison révolutionnaire, à la fin du xviiie siècle, représente à la fois une rupture et une continuité, puisque les idéaux religieux (la personne, l’amélioration du monde) sont repris et laïcisés. C’est ainsi que se déploient au xixe siècle l’idée de progrès et la moralisation du monde – abolition de l’esclavage, émancipation des femmes, lutte contre la peine de mort, la torture, la prostitution, etc., moralisation qui se poursuit aujourd’hui avec la criminalisation de la pédophilie et du viol.

Ces caractéristiques occidentales, qui décrivent notre civilisation, ont pu exister ailleurs mais jamais de cette manière. La Chine a inventé des techniques bien avant nous (le vaccin, l’imprimerie), mais les a réservées au palais alors que nous les diffusions à tous. La civilisation musulmane a créé des madrasas qui sont des écoles théologiques, mais c’est en Europe que sont nées les universités, permettant au grand nombre d’accéder à tous les savoirs. Le Japon a développé des féodalités comparables aux nôtres, mais la démocratie nous est spécifique. La Chine a exploré le monde au début du xve siècle, puis interdit les voyages maritimes, mais nous avons pendant des siècles exploré la terre dans toutes les directions, découvert les détroits et les pôles, gravi les sommets du monde.

Universalisme

Cependant, la spécificité essentielle de l’Occident, c’est l’universalisme, d’abord chrétien puis laïque. Autrement dit la certitude que nos croyances et principes sont valables pour tous les humains – et qu’il faut donc les diffuser partout. Le christianisme se donne pour une vérité, un message adressé à tous les peuples de la terre. Plus tard, les droits de l’homme se présentent comme un message universel. D’où la mission, d’abord chrétienne, puis laïque. L’Occident apporte partout la vérité découverte ici.

Ces deux facteurs cumulatifs, l’idée d’universel et la puissance conférée par les découvertes scientifiques, font de l’Occident une civilisation conquérante. À partir du xve siècle, l’Europe avale et digère les deux Amériques, devenant ainsi l’Occident (le « pays du soir »), puis elle colonise l’Afrique et une grande partie de l’Asie. Elle apporte partout ses découvertes, depuis la médecine moderne jusqu’au chemin de fer, depuis l’émancipation des femmes jusqu’aux armements. De sorte que le monde est tout entier habité des trouvailles de l’Occident et qu’après une période de conquêtes coloniales intenses, on peut parler aujourd’hui d’un empire culturel mondial.

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Cette histoire extraordinaire ne se déroule pas sans drames intenses. Toute puissance court à l’ubris, et une puissance pareille, mondiale pour la première fois, commet des exactions et des crimes, produit des forêts d’arrogance et des mépris impardonnables, même si elle apporte aussi ses bienfaits. Nous arrivons au moment où l’hégémon se voit mis en cause pour ses excès, et se met lui-même en cause, ce qui est aussi une de ses caractéristiques, issue de la philosophie critique et de la culpabilité judéo-chrétienne. La situation présente est celle d’un Occident récusé et détesté de toutes parts, qui en même temps se déteste lui-même, et dans sa honte, prétend ne pas même exister en tant que tel.

Notre vraie difficulté, je dirais même notre véritable angoisse, concerne la survie de nos principes fondateurs dans l’esprit et les comportements des générations futures. La récusation mondiale de notre universel nous fait douter de nous-mêmes au point d’hésiter à nous défendre : existons-nous encore si nos principes ne valent plus que pour nous ?

Influence perdue

Or depuis la seconde moitié du xxe siècle, il semble que l’héritage judéo-chrétien vacille au moment même où il perd sa prépondérance extérieure. Le message laïque des droits de l’homme, héritier du christianisme, finit par écarter son fondateur et promouvoir une société à certains égards « païenne ». La chrétienté, entendue comme gouvernement moral et dogmatique de l’Église sur les sociétés, s’effondre. Les chrétiens s’en émeuvent, et se demandent comment reprendre leur influence perdue.

Que peuvent-ils faire ? D’abord regarder la situation en face : les lunettes de la décadence sont mauvaises conseillères. Contrairement à ce que disent certains pessimistes, nous ne sommes tombés ni dans le nihilisme, ni dans le relativisme. Nous vivons, bien plutôt, une transformation de la morale, une continuation de la morale judéo-chrétienne qui concerne désormais l’individu et le protège contre les institutions. La morale ancienne ne se détruit pas, plutôt elle évolue. On légitime l’IVG, mais on criminalise la pédophilie. On légitime le suicide assisté, mais on criminalise le viol. Il s’agit toujours de protéger les faibles contre les hiérarchies institutionnelles. Naturellement on peut contester cette évolution. Mais elle est là, et elle est désormais légitimée par la grande majorité de nos concitoyens.

Pour la première fois depuis quinze siècles, nos sociétés se trouvent écartelées entre deux types de morale – une, chrétienne traditionnelle, et une autre, post-chrétienne. Les deux morales s’affrontent, l’ancienne et la nouvelle – mais ceux qui défendent l’ancienne morale représentent, dans un pays comme la France, un pourcentage très minoritaire. Quelles sont les conséquences de cette situation ? D’abord, les Églises désormais marginales ne peuvent plus imposer la morale publique comme auparavant : c’est donc l’État qui décrète la morale. Ensuite : dans des pays démocratiques, les décisions morales vont désormais obéir aux majorités. Je doute qu’il y ait grand monde en France pour réclamer de revenir à la criminalisation de l’IVG. C’est le cas dans certains États américains, mais ce n’est clairement pas le cas en Europe. Certains chrétiens laissent entendre qu’il faudrait se faire élire et puis abolir les réformes sociétales récentes pour revenir à l’état ante. Naïveté ou sauvagerie ? On ne peut exercer une domination minoritaire, sur des sujets aussi sensibles, sans prétendre à des fascismes de type entre-deux-guerres. Car le retour au passé est encore une utopie, non moins dangereuse que l’utopie du futur, et tout autant terroriste. Je ne comprends même pas qu’on puisse caresser ce genre de rêve brutal. En tout cas, ce serait sans moi.

Nous devons vivre avec cette idée que les chrétiens ne sont plus les prescripteurs moraux de nos sociétés : le gouvernement moral des sociétés par le christianisme, qui s’appelait chrétienté, n’est plus. Les chrétiens ne représentent plus qu’une partie, souvent très minoritaire – ce qui exige d’eux, désormais, davantage de lucidité que de nostalgie.

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Zoom – Wanted Pedo : La France, le paradis des pédocriminels ?

 

Depuis 10 ans, Maxime, président fondateur et porte-parole de Wanted Pedo, voue une large part de sa vie à l’aide des familles confrontées à la pédocriminalité. Appui juridique, écoute, compréhension, l’association est déjà intervenue sur des centaines de cas. Après cette première décennie de combats acharnés contre les pédocriminels et ceux qui les protègent, l’association publie son premier ouvrage : "La guerre contre nos enfants", véritable recueil de prévention contre un fléau qui frappe de plein fouet la société française. Grâce à l’expertise et l’analyse de Lilou, psychologue clinicienne, Wanted Pedo propose un manuel d’assistance pour comprendre les ressorts du délitement de la société qui conduit immanquablement à des confusions dangereuses. Des délires d’Alfred Kinsey à la propagande hypersexualisée à destination des enfants. C’est aussi l’occasion d’alerter pour prévenir et empêcher certains crimes d’être commis mais également pour inciter chacun d’entre nous à être acteur de cette lutte contre la pédocriminalité en ayant le courage de dénoncer les faits pour protéger les plus faibles, y compris face à des situations où la justice française semble bien en dessous de son rôle.

 

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