L’administration Trump investit 140 millions de dollars pour acheter ses propres avions pour faciliter les expulsions de sans papiers.

 

Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé mercredi se doter de sa propre flotte d’avions Boeing afin de mieux appliquer la politique d’expulsion massive d’immigrés sans papiers voulue par Donald Trump.

«Ces appareils permettront à l’ICE (la police de l’immigration, ndlr) de fonctionner plus efficacement, notamment en utilisant des cadences de vols plus rapides», a affirmé mercredi la porte-parole du DHS Tricia McLaughlin sur le réseau X, confirmant des informations du Washington Post.

elon le quotidien américain, le DHS a trouvé un accord pour l’achat de six Boeing 737 pour un montant de près de 140 millions de dollars auprès de la firme Daedalus Aviation, spécialisée dans les services d’aviation commerciale et charter.

Contacté par l’AFP, Boeing n’a pas souhaité commenter l’information. La porte-parole du DHS a ajouté que «cette démarche allait faire économiser 279 millions de dollars au contribuable américain», par rapport au prix d’appareils neufs achetés à Boeing, dont les carnets de commandes sont de toute façon pleins au moins jusqu’à 2030.

Le Figaro

Merci à Taxi Girl

 

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« Fasciné » par Macron, déjà passé devant la justice… Qui est Bruno Lasserre, chargé d’évaluer l’impartialité du service public ? 

 

« Fasciné » par Macron, déjà passé devant la justice… Qui est Bruno Lasserre, chargé d’évaluer l’impartialité du service public ? L’ARCOM vient de confier à un énarque, ancien vice-président du Conseil d’État et proche d'Emmanuel Macron – Bruno Lasserre – la mission d'évaluer l’impartialité de l’audiovisuel public. Mais le haut-fonctionnaire a déjà eu maille à partir avec la justice française.

 

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Quand l’Est nous tend un miroir : ce que l’Europe centrale dit aux peuples de l’Ouest

 

En quête d’ordre, de sécurité et de souveraineté, des milliers d’Européens de l’Ouest fuient le chaos migratoire pour retrouver, en Hongrie ou en Pologne, ce que leurs dirigeants leur ont volé : la civilisation. Budapest, Varsovie, Bratislava, Prague. Ces villes que nos élites regardent avec condescendance sont pourtant devenues, pour une partie croissante des Européens […]

 

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Pas de voile, pas de crèche ! La laïcité contre le droit des peuples historiques [L’Agora]

 

Pas de voile dans l’espace public, pas de crèche sur la place publique ! C’est la moindre des choses si l’on veut être un minimum cohérent et respecter le sacro-saint principe de laïcité. Cette pierre angulaire de notre « République indivisible, démocratique et sociale » est inscrite dans l’article 1er de la Constitution de 1958. Elle garantit […]

 

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Macron : un budget éclaté à l’image de la France – JT du mercredi 10 décembre 2025

 

Au programme ce soir, une alliance de la carpe et du lapin pour voter le budget de la Sécurité sociale. Adopté par l’Assemblée nationale d’une courte majorité, le projet de loi suscite la colère des patriotes de l’hémicycle. Eric Ciotti, opposé au texte, répondra à nos questions dans quelques instants. 

La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ? Le torchon brûle entre les Etats-Unis et le Mexique sur les questions hydriques autour du fleuve Colorado.

Et puis nous reviendrons sur la restriction des réseaux sociaux en Australie. Une méthode qui pourrait servir d’exemple en France.

 

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Royaume-Uni : deux migrants afghans mineurs condamnés à plus de dix ans de prison pour le viol collectif d’une adolescente de 15 ans

 

Deux adolescents afghans, demandeurs d’asile arrivés récemment au Royaume-Uni, ont été condamnés à de lourdes peines de prison pour le viol d’une adolescente de 15 ans dans un parc de Leamington Spa. L’affaire, d’une extrême violence, relance avec force le débat sur les conséquences de l’immigration clandestine et sur l’accueil des mineurs isolés. Une attaque […]

 

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Jordan Bardella – Nigel Farage : vers un axe patriote pour rebâtir l’Europe de l’Ouest en forteresse ?

 

L’image était encore impensable il y a quelques années : Jordan Bardella dînant à Londres avec Nigel Farage, pour poser les bases d’un rapprochement politique appelé à peser lourd dans les deux capitales. Deux hommes que tout rapproche – souveraineté, refus de l’effacement civilisationnel, reconstruction des frontières – mais qui n’avaient encore jamais échangé en […]

 

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Une pub d’Intermarché, créée par un studio d’animation, cartonne sur les réseaux au moment où celles de multinationales, faites avec IA, sont critiquées

 

Un spot de Noël, réalisé par un studio d’animation tricolore pour Intermarché, traverse les frontières sur les réseaux sociaux, cumulant plus de 20 millions de vues mercredi, selon le patron du distributeur français.

 

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Les enfants perdus de la République, de Sonya Zadig

Sonya Zadig donne ici la parole, et c'est déjà un acte éthique, à des personnes qui souffrent de n'avoir trouvé aucune écoute possible dans leur espace identitaire, celui de l'islam où elles sont nées et ont grandi. Leur souffrance est telle qu'elles ont décidé d'en sortir, de rejeter explicitement leur islam d'origine.

Daniel Sibony

 

Ainsi commence le préfacier de ce livre consacré aux Apostats de l'islam par Sonya Zadig, psychologue, psychanalyste, linguiste et auteure, qui a grandi dans une culture arabo-musulmane, mais qui n'a jamais eu de pratique religieuse ni cru en Dieu.

 

Elle s'est intéressée à ces Enfants perdus de la République parce qu'elle-même, en tant que femme, a été incontestablement marquée, voire dévastée par la culture musulmane: il n'est pas nécessaire d'avoir la foi en l'islam pour être musulman.

 

Après avoir, au détour d'une conversation, appris l'existence du Cercle des Apostats par une amie, elle a rencontré, l'un de ses fondateurs, Momo, et réalisé un entretien avec lui sur sa chaîne YouTube, à l'issue duquel elle a décidé d'écrire un livre sur eux.

 

La tâche s'est révélée plus difficile qu'elle ne l'imaginait: L'herméticité du Cercle n'est pas d'exclusion mais de survie: les Apostats sont menacés de mort, ostracisés, doxés1Certains cachent leur apostasie à leur famille voire à leur conjoint; d'autres ont dû être "exfiltrés" comme ils aiment à le dire, c'est-à-dire relogés dans des endroits tenus secrets.

 

Dans ce livre, qui lui a demandé deux années de travail, l'auteure aura donné la parole à des femmes pour qui l'apostasie a été un acte de liberté, à des hommes pour qui elle a été une quête de sens. Au total, elle se sera entretenu avec 243 personnes, 90 femmes et 153 hommes.

 

En tant que thérapeute, ce sont les lourds dégâts psychiques qui l'ont interpellée:

  • Les femmes ont souvent des plaintes somatiques.
  • Les hommes éprouvent un fort sentiment de culpabilité, principalement envers leurs parents, surtout s'ils sont âgés.

 

Mais il y a, au-delà des violences réelles, que les unes et les autres ont subies, la terreur implantée dès l'enfance, imputable aux histoires d'horreur à propos du châtiment de Dieu et qui résulte de l'obligation d'apprendre les textes de la religion sans les comprendre.

 

Pourquoi alors ont-ils apostasié?

  • Quand ils ont appris l'âge d'Aïcha, l'épouse préférée du Prophète de l'islam: elle avait 9 ans quand il a eu des rapports sexuels avec elle.
  • Quand ils se sont rendu compte que le Coran comportait des erreurs scientifiques et qu'il était une création humaine.
  • Quand ils ont pris conscience de l'injustice et de la disparité du traitement des filles et des garçons dans leur famille d'origine.
  • Quand ils ont découvert que la traite arabo-musulmane s'est étendue sur treize siècles...

 

Comment sont-ils sortis de l'islam? En plusieurs étapes:

  • Ils ont connu le zèle religieux.
  • Les traumas qu'ils ont subis ont suscité chez eux questionnements et doutes.
  • Ils se sont bricolé un islam à eux, un self-islam 2: soit ils se disent coranistes et rejettent les autres sources, soit ils se contentent de ne plus en observer les rites.
  • Ils apostasient de manière personnelle, sans hâte.

 

Pourquoi souffrent-ils? Parce qu'ils sont réellement menacés de mort et qu'ils ne trouvent pas de soutien concret de la part d'une France qui ne cesse de les renvoyer à leur origine...

 

L'auteure pense que l'abandon de l'islam est certes un acte d'affranchissement, mais la route est encore longue avant de s'affranchir du moi pour advenir en tant que Je.

 

Elle ajoute in fine: L'apostasie [...] n'est pas une identité, elle est un passage. J'ose espérer que le Cercle des Apostats ne deviendra pas une tunique de Nessus 3.

 

Francis Richard

 

1 - Dénoncés publiquement sur le Net.

2 - Expression empruntée à Abdennour Bidar.

3 - Expression tirée de la mythologie grecque et qui signifie cadeau empoisonné.

 

Les enfants perdus de la République, Sonya Zadig, 256 pages, Fayard

 

Publication commune LesObservateurs.ch et Le blog de Francis Richard

“Racisme”. Ce que la Commission fédérale contre le racisme voudrait taire

Ce que la Commission fédérale contre le racisme voudrait taire

Il y a bien quelques qualificatifs qui me viennent à l’esprit pour évoquer les trois individus embastillés par la police cantonale vaudoise à Yverdon mercredi 3 décembre dernier mais ils dépassent largement ce qui est admis ici. Je parlerai donc d’enrichisseurs culturels. Ils étaient deux vers 22h00 au domicile d’une Suissesse âgée de 95 ans qu’ils ont ligotée sur une chaise avant de fouiller les lieux. Fort heureusement, la victime, en état de choc et légèrement blessée, a pu déclencher son dispositif de surveillance médicale qui a alerté le médecin de garde, faisant fuir les agresseurs qui ont quand même eu le temps d’emporter le coffre-fort.

Les forces de l’ordre ont déclenché un important dispositif en vue de retrouver les auteurs. En cours de soirée, un véhicule a tenté de fuir un contrôle. Au terme d’une course poursuite, la police est parvenue à arrêter les truands qui avaient été rejoints par un troisième larron. Le coffre-fort dérobé se trouvait dans l’automobile. Cette fois-ci, les auteurs ne nous arrivent pas du Maghreb mais d’Europe de l’Est, un ressortissant arménien âgé de 47 ans et deux ressortissants géorgiens âgés de 22 et 29 ans. On manque de mots convenables pour qualifier ces ... capables de s’attaquer à une femme âgée de 95 ans. Il faut maintenant que ces crapules soient condamnées à la hauteur de leur cruauté et expulsées à vie au terme de leur séjour en taule.

Un grand merci à la police cantonale vaudoise pour sa transparence et son efficacité. En attendant un prochain épisode de Temps Présent fustigeant les forces de l'ordre coupables d’avoir mis en danger la vie de ces trois braves gars en se lançant à leurs trousses.
Yvan Perrin, 10.12.2025

Sceptiques du climat: «On ne peut pas légiférer contre le soleil», Weltwoche, 03.12.2025, trad. auto.

«Les modèles de température et de courant des 150 dernières années correspondent bien mieux aux fluctuations de l'activité solaire.»

Image: muratart - stock.adobe.com

ENTRETIEN

«On ne peut pas légiférer contre le soleil»

 

L'astrophysicien Willie Soon étudie depuis des décennies l'influence du soleil sur le climat. Dans un entretien avec la Weltwoche, il explique pourquoi il ne considère pas le CO2 comme un facteur de contrôle climatique, comment les structures politiques et financières influencent les connaissances scientifiques et pourquoi il continue de mener ses recherches malgré les attaques.

Willie Wei-Hock Soon, né à Kangar en Malaisie, est un astrophysicien principalement connu pour ses vues controversées sur le changement climatique. Après avoir étudié l'aéronautique et l'astronautique à l'Université de Californie du Sud, où il a obtenu son doctorat en 1991, Soon a travaillé pendant de nombreuses années au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics à Cambridge, Massachusetts. Ses recherches se concentraient initialement sur la physique solaire et stellaire, en particulier sur les cycles d'activité du soleil et leurs implications potentielles sur le climat de la Terre. Il est surtout connu pour insister sur le rôle du soleil comme moteur climatique déterminant et pour qualifier d'exagéré l'impact des émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine sur le réchauffement climatique. Cette position le place en opposition directe avec le consensus scientifique généralement accepté sur le changement climatique d'origine anthropique.

Soon est considéré comme l'une des figures centrales du mouvement des «sceptiques du climat». Ses partisans le considèrent comme un scientifique qui pense par lui-même et souligne la complexité des facteurs climatiques naturels. Ses détracteurs, en revanche, le voient comme un exemple de l'influence des intérêts économiques dans le débat climatique et de l'abus de l'autorité scientifique pour des arguments politiques. Ainsi, Soon symbolise les tensions entre la liberté scientifique et les forces économiques et politiques qui façonnent le débat climatique jusqu'à aujourd'hui.

 

Weltwoche: Monsieur le professeur Soon, vous affirmez depuis des années que le climat de la Terre change naturellement et que le CO2 n'est pas le facteur principal. Quel est le cœur de votre argumentation?

Willie Soon: Le climat de la Terre a toujours été soumis à des changements constants. Les déplacements des terres et des océans, les forces tectoniques – et surtout le soleil – déterminent sa dynamique. Le soleil fournit 99,99 pour cent de l'énergie qui alimente le temps et le climat. Sans lui il n'y aurait pas de vent, pas de courants marins, pas de photosynthèse. Avec deux collègues, j'ai montré que les meilleures données empiriques ne soutiennent pas la thèse d'un réchauffement causé par le CO2 d'origine humaine. Les facteurs naturels et les variations solaires jouent un rôle bien plus important.

 

Weltwoche: Mais le soleil n'est-il pas une sorte d'«interrupteur lumineux constant»?

Soon: Celui qui affirme cela ignore les mesures. Le rayonnement solaire fluctue, notamment dans les domaines UV et X. Ces variations influencent l'atmosphère, les courants aériens et marins ainsi que les modèles climatiques à long terme.

 

Weltwoche: Pourquoi considérez-vous que la focalisation sur le CO2 est erronée?

Soon: La panique autour du CO2 ne repose pas sur une science solide. Les modèles de température et de courant des 150 dernières années correspondent bien mieux aux fluctuations de l'activité solaire. Lorsque l'on détecte un signal de CO2, il est, selon mon analyse, en dessous du seuil de détection. Le CO2 est donc injustement diabolisé comme un «poison climatique», alors qu'il stimule la photosynthèse, améliore l'utilisation de l'eau par les plantes et a entraîné une verdissement mesurable – même dans les régions arides. Depuis le XIXe siècle, la Terre est devenue considérablement plus verte, même aux lisières des déserts. En revanche, de faibles niveaux de CO2 pendant les glaciations ont conduit à des conditions arides. La concentration actuelle de CO2 dans l'atmosphère est de 0,043 pour cent – pas du tout dangereuse, peut-être même sous-optimale pour une biosphère prospère.

 

Weltwoche: Qu'est-ce qui détermine les niveaux de concentration?

Soon: Depuis les années 1940, on sait que les fluctuations de l'activité solaire et la configuration de l'orbite terrestre ont influencé les périodes glaciaires et interglaciaires des 2,5 derniers millions d'années. Les données satellitaires montrent que le soleil n'est pas une source de rayonnement stable. Ces fluctuations d'énergie peuvent même influencer des processus biologiques – peut-être des mutations génétiques. On observe des phénomènes similaires chez d'autres étoiles semblables au soleil.

 

Weltwoche: Vous mentionnez souvent le minimum de Maunder. Que nous apprend-il?

Soon: Ce fut une période d'activité solaire extrêmement faible, environ de 1645 à 1715. Il y avait presque pas de taches solaires – le soleil était exceptionnellement calme. Cette période a coïncidé avec le Petit Âge glaciaire: les glaciers ont avancé, la Tamise a gelé, les chroniques évoquent un froid intense. Cela indique un lien entre l'activité solaire et le climat. Nous ne comprenons pas encore pleinement les cycles magnétiques du soleil – comme le cycle de onze ans et les transitions vers des phases de repos – mais les corrélations observées sont solides et globales.

 

Weltwoche: Si le soleil est si important, pourquoi le récit du CO2 prédomine-t-il alors?

Soon: Parce qu'on ne peut pas légiférer contre le soleil – mais on peut le faire contre le CO2. Cela mène à des taxes, à des réglementations et à des interventions dans la politique énergétique. Depuis les années 1980, cela a donné lieu à un réseau complexe de subventions, de bureaucraties et de réseaux activistes. La politique exige des messages simples, les médias veulent du drame – et de nombreux scientifiques s'adaptent. Le physicien de l'atmosphère Richard Lindzen a appelé cela l'«effet du triangle de fer»: la politique finance, la science fournit, les médias amplifient.

 

Weltwoche: En résulte-t-il certaines tendances?

Soon: Malheureusement, de nombreuses institutions scientifiques ont adopté ces dernières décennies une opinion alarmiste uniforme. Les critiques sont marginalisés. La politique climatique sert de plus en plus des objectifs économiques et idéologiques, pas la recherche objective. Un signe positif cependant: Bill Gates a récemment compris qu'on ne peut pas contrôler le climat en régulant le CO2. Il veut maintenant se concentrer sur l'adaptation – c'est-à-dire réduire la souffrance humaine due au froid extrême ou à la chaleur. C'est un développement bienvenu.

 

Weltwoche: Depuis l'industrialisation, le CO2 et la température augmentent parallèlement.

Soon: Corrélation ne signifie pas causalité – et d'ailleurs, la corrélation n'est pas si forte. Malgré des réductions massives des émissions par exemple aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, les concentrations de CO2 continuent d'augmenter. Cela montre l'importance des rétroactions naturelles. Même si le CO2 contribue, il ne domine pas.

 

Weltwoche: Cela a-t-il été confirmé pendant le confinement dû au Covid?

Soon: Oui. Car malgré une baisse mondiale des émissions, la concentration de CO2 a continué d'augmenter. Cela prouve: l'homme émet certes, mais l'effet net est compensé par les immenses échanges entre les océans, la biosphère et l'atmosphère. Le CO2 n'est pas un thermostat climatique.

 

Weltwoche: Vous qualifiez le GIEC de «sélectif». Que voulez-vous dire par là?

Soon: Parmi la grande variété d'études scientifiques, seuls certains modèles sont privilégiés, les autres sont marginalisés. Cela crée l'impression de certitude là où règne l'incertitude. L'intégrité scientifique exige la divulgation des incertitudes et le test des hypothèses concurrentes. Au lieu de cela, nous recevons des rapports politiques masqués de scientifique.

 

Weltwoche: Pourquoi de nombreux médias et universitaires soutiennent-ils néanmoins la thèse du CO2?

Soon: Parce qu'elle est politiquement utile. L'autorité ne remplace pas les preuves. La vérité scientifique ne naît pas d'un vote, mais d'observations et de théories reproductibles. Ce qui est inquiétant, c'est que les gouvernements et les organisations répandent de plus en plus l'idée que le climat doit rester statique.

 

Weltwoche: Cela restreint-il le discours scientifique?

Soon: Oui. Au lieu d'arguments, on entend des accusations. Les universités qui refusent des conférenciers controversés enseignent aux étudiants que le consensus est plus important que la vérité – c'est fatal.

 

Weltwoche: Quel rôle jouent les médias?

Soon: De nombreux reportages s'appuient sur la morale et le drame. L'incertitude se vend mal, les nuances encore moins. Cela crée une physique médiatique de «l'ébullition mondiale» qui a peu à voir avec les mesures.

 

Weltwoche: Comment évaluez-vous les modèles climatiques?

Soon: Les modèles sont utiles, mais ils contiennent de nombreuses suppositions – par exemple sur les nuages, les aérosols ou les turbulences. L'ajustement aux données historiques n'améliore pas automatiquement la prévision. Les modèles doivent être testés par rapport aux observations.

 

Weltwoche: Cela inclut probablement aussi l'acidification des océans?

Soon: Les océans sont en moyenne basiques, avec un pH d'environ 8,2. Les fluctuations locales sont normales. Le sujet est souvent dramatisé lorsque les tendances de température ne sont pas assez menaçantes. Au lieu de slogans, nous avons besoin de mesures solides et à long terme.

 

Weltwoche: Quelle est, selon vous, la dangerosité de l'élévation du niveau de la mer?

Soon: Des mesures fiables de niveau montrent un à deux millimètres par an, sans accélération. Cela représente quelques centimètres par siècle. Celui qui ne peut pas reculer de quelques centimètres n'a pas un problème climatique, mais un problème de planification.

 

Weltwoche: Comment définissez-vous «climat»?

Soon: À ce jour, il n'existe pas de définition précise. Le climat est plus que la moyenne du temps – c'est un système dynamique composé de flux d'énergie, de nuages, d'albédo, d'humidité, de couplage océan-atmosphère, d'utilisation des terres et d'aérosols. Cette complexité est à peine reconnue dans le débat public.

 

Weltwoche: Qu'en est-il de l'effet de chaleur urbain?›››

Soon: Il fausse de nombreuses mesures. Dans les villes, les températures augmentent systématiquement. Si l'on ne considère que les stations rurales, on observe d'autres tendances. De nombreux ensembles de données mondiales sont donc biaisés. De nouvelles études de nous et d'autres le prouvent pour les États-Unis, le Japon et d'autres régions.

 

Weltwoche: Les critiques vous accusent d'être financé par l'industrie pétrolière.

Soon: C'est faux. J'ai révélé toutes les sources. Au début, ma recherche était principalement financée par des fonds publics – Nasa, Air Force, NSF. Lorsque nous avons posé des questions dérangeantes, ces fonds ont tari. Ensuite, nous avons recherché un soutien auprès de fondations privées, y compris celles ayant des liens avec le secteur de l'énergie – des énergies renouvelables aux énergies fossiles. Personne n'a jamais exigé que j'adapte mes résultats. Aujourd'hui, mes recherches sont exclusivement financées par des dons volontaires à notre groupe indépendant Ceres-Science.

 

Weltwoche: Vos adversaires disent que vous avez dissimulé vos sources de financement.

Soon: Là encore, c'est faux. Cette campagne provient d'un ancien employé de Greenpeace, Roland «Kert» Davies, qui a publié un faux rapport en 2015. Plusieurs journaux ont repris ses affirmations sans les vérifier. Comme l'écrivait déjà Jonathan Swift il y a 300 ans: «Le mensonge vole, et la vérité traîne derrière lui.» En fin de compte, ce qui est crucial, c'est la qualité du travail, pas la moralité des billets de banque.

 

Weltwoche: Selon vous, sur quelles priorités la recherche sur le climat devrait-elle se concentrer?

Soon: La recherche climatique objective devrait se concentrer sur des mesures à long terme et bien calibrées – notamment dans les régions rurales. Elle doit également fournir des données et des codes ouverts, afin que les résultats soient traçables et reproductibles. Des expériences ciblées sur la stratosphère, la formation des nuages et le bilan radiatif sont également importantes. Enfin, les hypothèses doivent être honnêtement testées les unes contre les autres, au lieu de seulement confirmer les modèles privilégiés.

 

Weltwoche: Que recommandez-vous à la politique?

Soon: Réalisme et résilience. Pas d'expériences centralisées qui mettent en péril la prospérité. Plutôt: adapter les infrastructures, renforcer la protection contre les inondations, ouverture envers les technologies, recherche sans résultat prédéfini. Qui souhaite réellement réduire les risques investit dans des systèmes robustes – pas dans des rituels symboliques sur le CO2.

 

Weltwoche: Comment jugez-vous l'utilisation des modèles et de l'IA?

Soon: Les modèles peuvent être utiles, mais de nombreux scientifiques les confondent avec la réalité. Avec l'avènement de l'IA, cette tendance s'accentue encore. Nous avons besoin de chercheurs qui examinent à nouveau le monde réel – et non seulement le virtuel. Le lauréat du prix Nobel de physique John Clauser l'a bien dit: «Les théoriciens se parlent entre eux, les physiciens expérimentateurs parlent directement avec Dieu.» Il faut des études de réplication. Elles vérifient les résultats publiés en les répétant – avec les mêmes expériences, analyses de données ou méthodes. Les deux renforcent la fiabilité scientifique.

 

Weltwoche: Quel rôle joue l'éthique?

Soon: La véritable éthique signifie l'honnêteté quant aux incertitudes – et une évaluation sincère des avantages, des coûts et des effets secondaires. Le principe de précaution est sensé pour les risques probables et réversibles – mais pas comme un blanc-seing pour de grands projets dirigistes.

 

Weltwoche: Comment répondez-vous aux attaques?

Soon: En publiant, en partageant des données et en répondant scientifiquement aux critiques. La diffamation ne m'impressionne pas. La science est une course de fond.

 

Weltwoche: Que souhaitez-vous des politiques et des médias?

Soon: Des médias, j'attends de la différenciation plutôt que de l'alarmisme. De la politique, j'attends la liberté de recherche, la résilience, l'ouverture aux technologies et des investissements dans les infrastructures. Mais surtout: humilité face à la complexité de la nature. Car on ne peut, comme je l'ai dit, légiférer contre le soleil – on peut seulement mieux le comprendre et prendre des décisions qui sont réalistes, intelligentes et humaines.

«De la politique, j'attends avant tout de l'humilité face à la complexité de la nature»:

Cette représentation schématique du cycle énergétique global par W. Soon a été citée dans un article sur les sciences climatiques par Michael Limburg dans Weltwoche Grün N° 1/25. Dans cette représentation, un seul des 18 processus énergétiques mondiaux concerne le gaz trace CO2 (en rouge), les autres sont liés à la vapeur d'eau (en bleu).

 

Willie Soon, 60 ans, a obtenu son doctorat en 1991 à l'Université de Californie du Sud et a ensuite effectué des recherches au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics. Depuis près de quatre décennies, il étudie les cycles d'activité du soleil. De ce travail a découle une série de données montrant que le soleil n'est pas un moteur stable mais une étoile variable – avec des conséquences mesurables sur le climat terrestre.

Chocs du monde avec Pierre-Emmanuel Thomann – L’UE violemment ciblée par la nouvelle stratégie américaine

 

Pour ce nouvel épisode de "Chocs du monde", le magazine des crises et de la prospective internationale de TVL, Edouard Chanot reçoit le géopolitologue Pierre-Emmanuel Thomann. 

Donald Trump est encore déçu par Volodymyr Zelensky. Selon le président américain dimanche, le dirigeant ukrainien n'aurait même pas lu sa dernière proposition de paix. Washington a aussi publié une nouvelle stratégie de sécurité nationale et ses trois pages sur l'Europe de Bruxelles valent le détour. D'autant plus qu'en même temps, Elon Musk a lancé une attaque numérique en règle contre l'Union européenne. 

 

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Ukraine : l’impossible plan de paix ? – JT du mardi 9 décembre 2025

 

Au programme de cette édition, nous reviendrons sur le statu quo autour des plans de paix en Ukraine. Pendant que Donald Trump durcit le ton à l’égard de Zelensky, les Européens le poussent vers des exigences irréelles. 

Nous évoquerons ensuite le pacte migratoire européen qui poursuit sa route et imposera prochainement des quotas de migrants à différents pays, dont la France.

Et nous ferons le point sur la situation en Syrie, un an après la chute de Bachar al-Assad. Le pays ne se reconstruit que lentement et la sécurité n’est pas à l’ordre du jour.

 

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« Tenez bon, nous arrivons », Marine Tondelier mise en difficulté avec un slogan de campagne pour les présidentielles 2027 très proche de celui de Jean-Marie Le Pen en 1997

 

La Secrétaire nationale des Écologistes, l’Héninoise Marine Tondelier a été officiellement désignée candidate de son parti à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027. Elle a dévoilé un slogan très proche du « tenez bon, on arrive », très régulièrement employé par le Rassemblement national.

Car ce slogan est un quasi-copier-coller de celui employé par le Front puis le Rassemblement national depuis au moins dix ans et encore récemment par Jordan Bardella : « Tenez bon, on arrive ».

La Voix du Nord

 

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Hugo Deux, combattant MMA : “C’est un milieu identitaire, nationaliste et la plupart du temps religieux… tel 90% des peuples de la planète. Mais pour les gauchistes, il est interdit de penser comme ça si vous êtes blanc, catholique ou Français de souche”

 


Hugo Deux le 30 novembre dernier suite au passage dans Quelle Époque avec Léa Salamé d’un autre combattant de MMA français, Benoît Saint Denis :


Voir aussi :

 

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Ukraine : la guerre révèle une Europe spectatrice – et une puissance américaine qui dicte le tempo

 

Alors que les combats se prolongent en Ukraine, que les drones russes frappent encore les villes et que la ligne de front se modifie au prix de dizaines de milliers de vies, un autre front s’est joué loin des tranchées : celui de l’influence politique. Et là, le constat s’impose, net, brutal, implacable. L’Union européenne […]

 

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Cocaïne : la France bascule dans l’ère du « tsunami blanc »

 

brestPour la première fois en France, la cocaïne génère un chiffre d’affaires supérieur à celui du cannabis. Une bascule historique révélée par l’OFDT, qui pointe l’explosion du marché des drogues dures, l’impuissance publique, et la transformation silencieuse du visage de la toxicomanie. C’est une révolution souterraine, mais aux conséquences ravageuses. Selon une étude publiée fin […]

 

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