Or suisse : les responsables du désastre. Vidéo de Thomas Matter, conseiller national UDC zurichois, 19.2.26, trad.

Or suisse : les responsables du désastre. Vidéo de Thomas Matter, conseiller national UDC zurichois, 19.2.26, trad.

https://www.youtube.com/watch?v=aOK8PQRT1Zs&list=PLsAOjXCBO4CLPgBFQ4nQ9FvOD653wWOom

Entre 2000 et 2005, des responsables irresponsables ont bradé 1 300 tonnes d’or du patrimoine du peuple suisse. Voyons qui disait quoi à l’époque.

Peter Tschopp était conseiller national PLR, partisan de l’adhésion à l’UE et professeur d’économie à l’université de Genève. Dans une interpellation en 1996, il a suggéré au Conseil fédéral de vendre les réserves d’or de la Banque nationale « au profit d’actifs plus rémunérateurs ». Il a demandé textuellement : « Ne pourrait-on pas envisager une réduction de ces avoirs largement improductifs, notamment au profit du financement direct ou indirect de projets d’infrastructure productifs comme la NLFA (Nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes) ? »

Le groupe d’experts « Réforme du régime monétaire », mis en place par le ministre des Finances de l’époque Kaspar Villiger, est parvenu fin 1997 à la conclusion que 1 300 tonnes d’or étaient « excédentaires » et devaient être vendues. Ces soi-disant experts étaient présidés par Ulrich Gygi (PS) de l’Administration fédérale des finances et Peter Klauser (PDC) de la Banque nationale. Ils ont proposé de « sortir 1 400 tonnes du bilan de la Banque nationale suisse ».

En 1997, le conseiller national zurichois UDC Ulrich Schlüer, membre de la commission pour la nouvelle Constitution fédérale, a remarqué que l’article sur la couverture-or des billets de banque allait être tout bonnement supprimé. Il a protesté, et l’expert consulté, le professeur Ernst Baltensperger, lui a donné raison. C’est donc grâce à lui qu’est restée l’obligation constitutionnelle de détenir une partie des réserves monétaires en or.

Le conseiller national thurgovien PS Jost Gross, quant à lui, avait raillé Ulrich Schlüer, le traitant de «fétichiste de l’or» s’accrochant à une «fiction».

Eh bien, cet or fut vendu au moment le plus stupide, pour seulement 21 milliards de francs. Avec le recul, on ne peut que constater que la Suisse a subi un manque à gagner d’environ 140 milliards de francs. Cette vente d’or entre 2000 et 2005 constitue la plus grande faute politico-financière de l’histoire suisse !

Traduction-adaptation : Caroline

 

Un commentaire

  1. Posté par Nicolas Baller le

    Il est inadmissible qu’une “faute” pareille, carrément criminelle de par son ampleur et ses conséquences, n’ait pas fait l’objet de poursuites. En plus, on serait curieux de savoir à qui ont été vendues, ou plutôt bradées, ces 1’300 tonnes d’or (vendues 21 milliards, elles valent 165 milliards aujourd’hui) !
    A noter que l’UDC est le seul parti qui s’est toujours opposé à toute vente d’or de la BNS, la “fortune du peuple” comme aimait à le dire à l’époque le Conseil Fédéral.

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