La violence politique est consubstantielle à la gauche

 

Les gauches et la violence sont intimement liées. L’histoire des gauches est aussi l’histoire de la violence politique. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’ADN des gauches, c’est la volonté irréfragable de changer l’homme, sa nature, de changer ontologiquement la société. C’est en réalité une sorte de religion dévoyée séculaire, qui promet le paradis sur terre, et ce, au besoin, en massacrant la moitié de l’humanité pour parvenir à ses fins, et ce toujours au nom de la liberté et de l’égalité.

C’est notamment la thèse de Jean-François Chemin, agrégé d’histoire, qui a publié aux éditions Via Romana Notre amie la gauche, deux siècles de cléricature. Les gauches entendent imposer sur terre une cité idéale sans Dieu, et donc ceux qui ne sont pas d’accord sont dans le camp du mal et doivent être dans le meilleur des cas rééduqués, dans le pire des cas exterminés. Il part des massacres de septembre 1792, et tout le continuum révolutionnaire qui a suivi. Il souligne que des élus LFI se sont rendus à Arras, ville natale de Robespierre, et ont aussi apposé une plaque à sa mémoire dans les cachots de la Conciergerie, l’antichambre de la guillotine. Robespierre qui avait déclaré dans un discours à la Convention du 5 février 1794 : « Le gouvernement révolutionnaire ne doit aux ennemis du peuple que la mort ».

La gauche se positionne donc en permanence dans une pseudo-posture religieuse, rejetant dans les flammes des enfers de l’Histoire tous ceux qui s’opposent à elle. Déjà en 1789, l’abbé Sieyès avait affirmé que le peuple n’était ni assez vertueux, ni assez instruit pour décider par lui-même. Pour Saint-Just, « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (discours du 26 avril 1794).

Dans le Figaro du 18 février 2026, Jacques de Saint Victor retrace deux siècles de justification de la violence par la gauche, jusqu’à La Jeune Garde et le meurtre par lynchage de Quentin. Tout le XIXe siècle a été un long parcours de la violence des gauches. Engels, le compagnon politique et financeur de Marx, justifiait la violence comme « une accoucheuse de l’histoire » dans son essai de 1878, Le rôle de la violence dans l’histoire. Le philosophe allemand Dühring, qui inspira Marx, était aussi dans ce registre. L’Italie, la France et l’Espagne furent submergées pendant des années par le terrorisme politique des anarchistes, partisans de « l’action directe », la propagande par le fait, à savoir des attentats (cf les attentats anarchistes en France, le lancer de bombe par Auguste Vaillant en 1893).

Le père intellectuel de la violence politique fut un français de gauche, Georges Sorel, qui la théorisa dans son fameux essai de 1908, Réflexions sur la violence. Il inspira aussi bien Lénine que Mussolini qui, ne l’oublions jamais, venait de l’aile la plus radicale du Parti socialiste italien. Sorel écrira : « La violence prolétarienne apparaît ainsi comme une chose très belle et très héroïque ». Lénine sera le parangon absolu de cette violence, écrivant en 1917, dans L’État et la Révolution : « Le remplacement de l’État bourgeois par l’État prolétarien est impossible sans une révolution violente ». Dans les années 1920/1930, les communistes vont s’acharner, non pas contre les fascistes ou les nazis, mais contre les gauches démocratiques ou modérées, les accusant d’être « des sociaux traîtres ». Aragon publia en 1931, un essai Front rouge, Feu sur Léon Blum… Feu sur les ours savants de la social-démocratie.

Après-guerre, la gauche va fasciser et nazifier quiconque s’oppose à elle. C’est la fameuse reductio ad hitlerum. Dans Les Damnés de la Terre, livre de Frantz Fanon publié en 1961, Sartre, dans sa préface écrit : « Tuer un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups ; supprimer un oppresseur et un opprimé ». Il récidivera en février 1973 où, dans un entretien pour le magazine communiste Actuel, il soutenait sans trembler : « Un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autre moyen que la mort… Les révolutionnaires de 1793, n’ont probablement pas assez tué ».  Pol Pot en 1974 et les années qui suivront saura s’en rappeler.

En Espagne, le 13 juillet 1936, un commando de gardes d’assaut socialistes, sur les ordres du gouvernement Front populaire, alla kidnapper le leader monarchiste aux Cortès, José Calvo Sotelo, pour l’enlever devant sa femme et ses quatre enfants, nuitamment, et lui tirer une balle dans la nuque. Ils ratèrent deux autres opposants, José Maria Gil Roblès et Antonio Goicoechea, qui avaient eu la bonne idée de quitter leur domicile madrilène. La continuité avec ces tueurs est patente dans les gauches françaises, par l’invasion de nombreux trotskistes. On se rappelle que François Mitterrand accepta avec enthousiasme cet entrisme trotskiste au sein du Parti socialiste et qu’il refusa d’extrader des militants italiens des brigades rouges, réclamés par l’Italie, alors qu’ils avaient du sang sur les mains.

Le fascisme est bel et bien mort le 28 avril 1945, sur les bords du lac de Côme, par l’assassinat par des communistes de Benito Mussolini. Le nazisme est mort le 30 avril 1945, dans un bunker de la chancellerie à Berlin, par le suicide d’Adolf Hitler. Mais le totalitarisme marxiste-léniniste et ses avatars maoïstes, castristes, islamo-gauchistes, perdurent de par le monde et singulièrement en France. Il n’y a jamais eu un seul exemple historique où des régimes marxistes ne se soient imposés dans les urnes, mais toujours ils se sont saisis du pouvoir par la force et l’ont conservé par la violence, les crimes, les enfermements.

Michel Festivi

 

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Un commentaire

  1. Posté par Radar le

    Les gauchistes diffèrent des autres partis parce qu’ils utilisent un langage ambivalent, à la manière de l’Islam.

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