La mère, ancienne candidate PS, d’un condamné pour complicité dans l’assassinat de Samuel Paty nommée référente laïcité au Service départemental de la Jeunesse et des Sports des Yvelines

 

La nomination de Fouzia Nouicer comme référente laïcité au Service départemental de la Jeunesse et des Sports (SDJES) des Yvelines suscite une vive polémique. Cette fonction consiste à former les acteurs de l’éducation populaire, des accueils collectifs de mineurs et des associations sportives au respect de la laïcité et des valeurs de la République.

Fouzia Nouicer est la mère de Naïm Boudaoud, condamné en décembre 2024 à seize ans de réclusion criminelle en première instance pour complicité d’assassinat terroriste dans l’affaire Samuel Paty. Âgé de 18 ans au moment des faits, il a été reconnu coupable, avec Azim Epsirkhanov, d’avoir apporté un soutien logistique à Abdoullakh Anzorov, auteur de l’attentat du 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine. Selon la décision judiciaire, les deux jeunes hommes avaient accompagné l’assaillant pour l’achat d’un couteau et de pistolets Airsoft, en ayant conscience de sa radicalisation et de sa dangerosité.

Lors du procès en appel, ouvert le 26 janvier 2026 devant la cour d’assises spéciale de Paris, Fouzia Nouicer a affirmé que son fils était victime d’une injustice. Elle a qualifié Azim Epsirkhanov de « courageux, qui s’est toujours donné les moyens de réussir et toujours été respectueux », ajoutant que « des jeunes peuvent faire des erreurs ». À propos de son rôle de référente laïcité, elle a déclaré enseigner « la loi qui mit fin à 16 ans de massacre judéo-protestant dont s’emparent hélas les politiques pour fracturer la société ».

Ancienne candidate sur des listes du Parti socialiste et ex-déléguée du préfet de l’Eure pour la politique de la ville entre 2016 et 2018, Fouzia Nouicer voit aujourd’hui sa nomination critiquée, notamment sur les réseaux sociaux. Certains dénoncent une contradiction entre ses prises de position publiques et sa mission institutionnelle, tandis que d’autres rappellent que la condamnation de son fils n’est pas définitive tant que l’appel n’a pas été jugé. Le SDJES des Yvelines n’a pas communiqué sur le sujet. Le procès en appel se poursuit jusqu’à fin février 2026.

 

Extrait de: Source et auteur

Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.