La participation du président américain Donald Trump au WEF à Davos fait haleter depuis des jours de nombreux gauchistes en Suisse. Les invités du dernier Sonntalk de TeleZüri ont également débattu une fois de plus du président américain. Les désirs de Trump envers le désert glacé du Groenland étaient au centre des discussions. Le modérateur voulait savoir quelle tactique de négociation conseiller à Guy Parmelin en cas de rencontre éventuelle avec Donald Trump. Cela aussi dans le contexte où Trump veut punir avec de hauts droits de douane les États qui entravent sa mission concernant le Groenland.
Guy Parmelin doit-il donc aborder le président à Davos sur ce projet ou l'éviter par égard pour sa propre situation fragile?
Sarah Wyss, conseillère nationale PS de Bâle-Ville explique à ce propos: « La menace envers les États européens d'augmenter les droits de douane montre que la parole de Donald Trump ne signifie rien. Cela signifie que même si nous avons négocié un droit de douane plus bas et que nous ne sommes plus d'accord avec sa politique, il peut à tout moment faire un claquement de doigts et le droit de douane augmente à nouveau. » Elle le confronterait sur ce point, qu'il dépasse les limites – comme si cela allait affecter Trump.
Malheureusement, cela montre ici la double morale des gauchistes qui appliquent des standards différents lorsqu'il s'agit des actions de l'UE et de celles du président américain. Que font donc différemment les technocrates de Bruxelles lorsqu'ils harcèlent un petit pays neutre mais prospère comme la Suisse avec des menaces et du chantage?
Parce que nous n'avons pas approuvé le cadre I, nous avons été exclus du programme de recherche Horizon, on nous a facturé des paiements de cohésion à hauteur de 1,3 milliard et notre équivalence boursière (reconnaissance de nos lois boursières) n'a pas été prolongée, ce qui a conduit à une interdiction de commerce des actions suisses sur les bourses de l'UE. L'harmonisation des obstacles techniques au commerce a été mise de côté, ce qui a entravé les exportations vers les pays de l'UE.
Les futures relations entre Berne et Bruxelles ne se dessinent malheureusement pas mieux. Les accords bilatéraux III, très controversés, que l'UDC qualifie de contrat colonial, contiennent le même ton dictatorial. Il est notamment inscrit par écrit que la Suisse sera condamnée à des « paiements compensatoires » si elle n'est pas d'accord avec les décisions de l'UE. Que ces menaces et chantages soient consignés dans un contrat ne les rend pas meilleurs. Cela montre malheureusement simplement comment le Conseil fédéral et ses diplomates se sont laissés intimider par l'UE.
Bref: Bruxelles fait déjà avec nous ce que Trump menace maintenant les États membres de l'UE: Qui ne se soumet pas - paie. Le rayon d'action mondial des gauchistes semble à cet égard davantage une raideur dans la nuque et les critiques constantes de l'administration Trump devraient probablement être émises de manière plus réfléchie.

Hubert Mooser
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