
Après la catastrophe dévastatrice dans le bar « Le Constellation » à Crans-Montana au matin du Nouvel An 2026, la couverture médiatique en Europe s'est nettement durcie. Alors qu'au début le deuil était au premier plan, les reportages sur les graves lacunes en matière de sécurité et l'échec des autorités de surveillance dominent désormais.
Dans la presse allemande, en particulier dans Frankfurter Allgemeine Zeitung et dans Spiegel, la question du devoir de surveillance de l'État est posée.
Il est débattu si la Suisse a perdu sa réputation de « modèle de sécurité ». Qu'un établissement dans un pays avec des normes aussi élevées ait pu conserver un permis d'exploitation avec une seule sortie de secours et l'utilisation dangereuse de la pyrotechnie provoque l'étonnement. Des possibles poursuites en responsabilité de l'État s'élevant à des millions contre le canton du Valais et la commune sont également mentionnées.
Le Monde et la chaîne d'information BFMTV en France mettent fortement l'accent sur les exploitants du bar, puisqu'il s'agit de Français. De plus, une forte critique de la justice suisse s'y fait entendre.
Les rapports français citent des avocats des victimes qui reprochent au ministère public valaisan un « recueil de preuves laxiste ». Il existe un soupçon que les autorités veulent détourner l'attention de leur propre échec en recherchant la faute uniquement chez les exploitants. Il est également reproché que la commune n'ait présenté un dossier de 60 pages sur les lacunes qu'après coup, au lieu de les résoudre avant la catastrophe en fermant l'établissement.
L'Italie est particulièrement touchée par la mort de six jeunes. Les réactions les plus vives se retrouvent dans l'agence de presse Ansa et la chaîne d'information Sky TG24.
L'ambassadeur italien Gian Lorenzo Cornado a publiquement demandé « vérité et justice » et remet ouvertement en question la raison pour laquelle les lois suisses n'ont apparemment pas été appliquées dans le « Le Constellation ». Le vice-premier ministre Matteo Salvini a exigé sur X que « les portes des prisons suisses s'ouvrent pour de nombreux responsables », visant ainsi non seulement les exploitants du bar mais aussi les autorités de sécurité.
Dans certains reportages, le terme « conditions mafieuses » est cité en relation avec des connexions locales à Crans-Montana, qui auraient pu conduire à l'ignorance des lacunes en matière de sécurité pendant des années.

Stefan Millius
Et vous, qu'en pensez vous ?