Le couperet est tombé pour La Mirabelle, institution du cimetière d’Ixelles : la brasserie familiale, 50 ans d’activité tout de même, arrête les frais. Il y eut, dans les 12 mois écoulés, bien trop de restaurants iconiques contraints d’éteindre les fourneaux : La Clé d’Or aux Marolles, La Marée rue de Flandre, l’iconique Aux Armes de Bruxelles – trop rare table à tirer la rue des Bouchers vers le haut –, L’Âne Vert à Schaerbeek, le Chapeau Blanc à Anderlecht, le Canard à Watermael, Wine in the City et le San Daniele dans le Nord-Ouest, tous deux partis tenter leur chance ailleurs. La liste n’est même pas exhaustive.
Le constat est duplicable pour les bars et pubs. En 2026, il ne sera plus possible d’aller boire un coup au Bonnefooi, à La Contrebande, au Rock Classic oui au pub De Valera’s, à Flagey. Autant de lieux qui faisaient plus que servir des pintes : ils faisaient société.
Le monde de la nuit bruxelloise n’est pas mieux loti. Après la fermeture du Reset et de La Cabane, le Spirito n’en a plus que pour six mois. Quant au Mirano et au Fuse, leur santé reste fragile. Derrière les façades closes, ce sont des emplois, des savoir-faire, une identité urbaine qui vacillent.
Le constat est implacable : l’Horeca bruxellois est à la peine. Il perd ses repères et certaines de ses perles, tandis que poussent, comme des champignons, des fast-foods de tous bords.
Extrait de: Source et auteur

Et vous, qu'en pensez vous ?