Suisse-Europe. “Alain Berset : de la neutralité suisse à la bureaucratie morale européenne”, Souveraineté suisse, 18.12.2025

Alain Berset : de la neutralité suisse à la bureaucratie morale européenne

Il y a des carrières qui éclairent un pays.
Et d’autres qui révèlent une dérive.
Alain Berset n’a pas quitté la scène politique suisse par hasard : il a été recyclé. Recyclé dans une institution supranationale qui prétend défendre la démocratie tout en neutralisant les peuples, les libertés tout en surveillant les opinions, le droit tout en contournant la souveraineté. Son accession au sommet du Conseil de l’Europe n’est pas une consécration — c’est un symptôme.

 

Il fallait oser.

Quitter le Conseil fédéral par la petite porte, après l’un des épisodes les plus autoritaires de l’histoire récente de la Suisse, pour se recycler au sommet d’une institution supranationale… en prétendant incarner la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit.

Alain Berset l’a fait.

L’ancien conseiller fédéral, devenu secrétaire général du Conseil de l’Europe, se présente désormais comme le gardien éclairé des valeurs européennes. Un rôle taillé sur mesure pour celui qui, durant le Covid, a banalisé la contrainte, la désinformation d’État et la stigmatisation des opposants — sans jamais rendre de comptes.

Le Conseil de l’Europe serait “profondément suisse” ? Vraiment ?

Alain Berset l’affirme sans ciller :

« Le Conseil de l’Europe est profondément suisse. »

C’est une contrevérité politique majeure.

Le Conseil de l’Europe, c’est :

  • la CEDH qui impose à la Suisse des décisions contraires à la volonté populaire,
  • une jurisprudence étrangère qui s’arroge le droit de corriger notre démocratie directe,
  • une logique supranationale où le peuple devient un problème à encadrer.

Présenter cela comme une extension naturelle du modèle suisse relève soit de la naïveté, soit de la manipulation.

“Coolitude”, censure et mépris démocratique

Face aux critiques américaines sur les dérives liberticides en Europe, Berset appelle à la… coolitude :

« Nous devons écouter les critiques de Washington sans confirmer les évaluations de Donald Trump. »

Traduction : écouter, mais surtout ne rien changer.

Car pendant qu’il prêche la sérénité, le Conseil de l’Europe :

  • légitime la lutte contre la “désinformation”, concept flou devenu arme politique,
  • soutient des pactes démocratiques servant à surveiller opinions, plateformes et débats,
  • accompagne une dynamique où l’État prétend décider du vrai et du faux.

Ironie absolue : celui qui a affirmé publiquement que le certificat Covid prouvait l’absence de contagiosité — affirmation fausse — se pose aujourd’hui en arbitre de la vérité démocratique.

Ukraine, armement et double discours

Berset aligne sans nuance le discours dominant :

« Le plus grand danger pour l’Europe vient de la Russie. Il est légitime que l’Europe se réarme fortement. »

Mais dans le même souffle, il invoque le dialogue, la paix et la responsabilité.

Toujours cette rhétorique morale désincarnée, jamais soumise au vote des peuples, jamais confrontée aux conséquences concrètes.

La Suisse, État neutre, n’a aucune vocation à s’aligner sur cette logique de blocs. Pourtant, par des relais comme Berset, elle s’y voit progressivement entraînée — sans mandat populaire.

Le recyclage parfait d’un homme du système

Le parcours est limpide :

  • gestion verticale du Covid,
  • aucune autocritique,
  • récompenses honorifiques,
  • puis exil doré dans une institution supranationale.

Pendant que la confiance dans les médias et les institutions s’effondre, pendant que près d’un Suisse sur deux se détourne de l’information traditionnelle, Berset explique que le danger viendrait… des citoyens mal informés.

Jamais des élites déconnectées.

Conclusion

Alain Berset n’a pas été “promu”.

Il a été recyclé.

Recyclé dans une Europe bureaucratique qui confond démocratie et conformité, droits de l’homme et gouvernance morale, débat public et contrôle de l’opinion.

Ce parcours illustre une dérive inquiétante :

quand un responsable politique peut piétiner la souveraineté populaire, puis se poser en garant des libertés ailleurs.

La Suisse mérite mieux que des donneurs de leçons exilés.

Elle mérite des responsables redevables devant le peuple, pas adoubés par les structures qu’il n’a jamais choisies.

Ce que les médias taisent, nous l’analysons. Ce que Berne négocie, nous le décortiquons. Rejoignez maintenant notre QG sur Telegram: https://t.me/souverainetesuisse

🇨🇭 Sans financement, il n’y a pas de résistance. Soutenez Souveraineté Suisse maintenant :

https://souverainete-suisse.ch/faire-un-don/

4 commentaires

  1. Posté par Socrate@LasVegas le

    @Antoine
    “recyclé” est le qualificatif parfait pour ce triste plouc… dip(l)aumé en science molle mais bombrdé ministre de la santé… PAUVRE SUISSE!!!

  2. Posté par Socrate@LasVegas le

    @Serguei
    Je me souviens encore TRES BIEN des CHF 500’000 Offertes par la bedoume Connery-Rey à la fondation clinton… Peut-être pourrait-on lui demander des comptes aujourd’hui?
    (C’était à peu près à l’époque où un autre plouc CONseiller fed. BEURKHALTER s’essayait à nous faire avaler la “reprise dynamique” du droit européen…)

  3. Posté par antoine le

    ”Alain Berset n’a pas été “promu”. Il a été recyclé.”
    Soyons patient, il peut encore donner un ”bon” compost !!

  4. Posté par Serguei le

    Décidément ces socialistes ??? comment peut-on encore être étonné ? Et maintenant même dans les dossiers Epstein aux États-Unis….
    (sources Arcinfo)
    “Mais il apparaît désormais clairement qu’il existe des liens avec la Suisse. Selon nos confrères de la NZZ, sont cités l’ancienne conseillère fédérale socialiste Micheline Calmy-Rey, le banquier Jes Staley ayant des liens avec UBS, un témoin suisse jusqu’alors inconnu dans le cadre d’allégations d’abus, ainsi que des contacts dans le milieu du mannequinat suisse. ”

    Ça sent mauvais pour la gauche en général… et tant mieux.

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.