Danemark : l’Université de Roskilde accusée d’être une voie détournée d’immigration pour des étudiants étrangers venant de pays non européens, en raison de certains de ses programmes

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L’université de Roskilde au Danemark s’est retrouvée au centre d’une polémique en raison de ses programmes, accusés par le Parti populaire danois (parti anti-immigration) et la première ministre sociale-démocrate, Mette Frederiksen, d’être une voie détournée d’immigration pour des étudiants étrangers.

A quelques mois des élections locales organisées le 18 novembre – un test avant les législatives prévues en 2026 –, les sociaux-démocrates sont à la peine dans les sondages, tandis que le DF, lui, progresse. La formation anti-immigration reproche notamment à Mme Frederiksen l’augmentation de 84 %, depuis 2019, du nombre de ressortissants originaires de pays à majorité musulmane arrivés au Danemark.

De son côté, le journal conservateur Berlingskecommence à publier des articles sur le nombre d’étudiants originaires de pays tiers, en pleine croissance, au point que les Bangladais représentent un sixième des effectifs en première année de master à Roskilde en 2024. Selon le quotidien, la RUC serait peu regardante sur leur niveau, du moment qu’ils paient les frais d’inscription (entre 8 000 à 18 000 euros par an, en fonction des programmes, pour les étudiants qui viennent de pays non européens). Notant qu’ils peuvent venir accompagnés d’un conjoint autorisé à travailler, le journal y voit un contournement des lois sur l’immigration professionnelle. […]

Prenant acte des critiques, le président de son conseil d’administration, Carsten Toft Boesen, patron d’une compagnie d’ingénierie, annonce sa démission le 15 septembre. Immédiatement, sa remplaçante, Dea Forchhammer, admet que la RUC « a perdu le contrôle de l’admission des étudiants étrangers ». La direction annonce dans un communiqué la fermeture du master d’administration des affaires et leadership, qui compte le plus d’étudiants bangladais. […]

Une pétition, signée par plus de 400 chercheurs et étudiants, regrette que l’université soit « prête à suivre le mouvement populiste et anti-immigrés, plutôt que de rester fidèle à ses valeurs, ses décisions légitimes et ses convictions » . Mais la mobilisation reste limitée, déplore sous le couvert de l’anonymat un petit groupe d’enseignants, la plupart étrangers. […]

Le Monde

 

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