« Messieurs les censeurs, bonsoir ! » C’est ce que le cofondateur de Libération Maurice Clavel a lancé après la coupure d’une partie de son reportage, avant de quitter le plateau de l’émission À armes égales , le 15 décembre 1971. « C’est le principe même de la censure qui est épouvantable, abominable et invivable […] quelle qu’en soit la victime » , expliquait-il alors.
C’est pourtant par la censure que les Sleeping Giants (“les géants endormis”, qui ont vu le jour aux États-Unis en 2016 après l’élection de Donald Trump) proposent à tout un chacun de devenir un géant (ou un petit procureur) alors même qu’il existe des lois punissant les discours prônant l’intolérance. Ce « collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine » est arrivé en France en 2017. Il revendique à ce jour 55 000 géants « dont plus de la moitié sont de facto des géantes », expliquent-ils.
L’empire Bolloré est particulièrement visé
Le champ de bataille ? Les médias et le plus souvent Internet : l’empire Bolloré est particulièrement visé, comme d’ailleurs d’autres publications de droite – donc forcément du mauvais côté -, dont votre magazine préféré. Les armes ? La publicité, l’argent qui apparaît plus que jamais comme le nerf de cette guerre, même si, dans le cas de la publicité programmatique sur Internet, les annonceurs n’ont pas ou peu de contrôle sur le placement de leurs encarts. Le mode d’emploi ? « Visitez le site ciblé, prenez la capture d’écran d’une annonce à côté d’une partie de leur contenu. Tweetez l’image avec une note polie à destination du compte Twitter de la société, tout en nous taguant. Si la société répond, demandez-leur de confirmer le retrait de leurs annonces du site. Une fois la confirmation obtenue, retweetez-nous en indiquant “CONFIRMÉ”. »
Les annonceurs sur les sites Boulevard Voltaire et Breiz Atao ont été leurs premières victimes. La dernière ? Leroy Merlin qui a “osé” passer une publicité (programmatique) sur le site Frontières. Les Sleeping Giants se vantent que 2 000 annonceurs auraient exclu de passer de la publicité sur des « médias extrémistes ».
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Extrait de: Source et auteur

”Ce « collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine » est arrivé en France en 2017. Il revendique à ce jour 55 000 géants ”
Ce ”collectif” se réclamant citoyen ne l’est PAS !
Il faudrait un status officiel avec des responsables (président, vice-président, secrétaire, etc …)
Donc on pourrait se renseigner sur la tendance de ce collectif !
Concernant ces 55’000 personnes qui dénoncent tous ceux qui ne font pas partie du ”parti du bien” je dirais plutôt que ce sont des pleutres et des dénonciateurs anonymes donc à la poubelle !
Il ne faut surtout pas oublier que c’est un combat idéologique !