L’initiative de l’UDC, «Oui, je protège la police qui me protège», fait quasiment l’unanimité contre elle et tombe à un moment particulièrement critique pour l’image des forces de l’ordre. Réponse populaire le 28 septembre prochain
A la lumière des dérives susceptibles de gangrener les forces de l’ordre – la découverte de messages discriminants et arborant des croix gammées en est le dernier exemple en date à Lausanne – ou à l’aune des interventions ayant abouti à la mort de deux adolescents conduisant des scooters en terres vaudoises, l’initiative cantonale «Oui, je protège la police qui me protège», soumise au vote populaire le 28 septembre à Genève, paraît plus incongrue encore. Cette proposition, portée par l’UDC et soutenue par le seul MCG, vise à instaurer une forme d’immunité pour tous les membres de la grande maison.
En clair, les policiers, les assistants de sécurité publique et le personnel administratif ne pourraient faire l’objet d’une enquête pénale ou être convoqués en qualité de prévenus pour des actes en rapport avec l’exercice de leurs fonctions, qu’avec l’autorisation préalable du Grand Conseil. Une sorte de filtre politique destiné à leur éviter des ennuis taxés de chicaniers, et à leur permettre de remplir des missions «sans crainte injustifiée».
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