Au début de l’été, la campagne du Ministère chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’excision a fait réagir dans certains milieux de droite, où l’on était à juste titre frappé du silence du ministère sur les sujets de l’immigration ou de l’intégration culturelle, qui semblent pourtant à nos esprits fâcheux étroitement liés à un thème comme l’excision. L’affiche portant le message : « Les vacances c’est fait pour s’amuser, pas pour être mutilée », tout comme les autres affiches de la campagne représentant une famille selon des codes vestimentaires les plus neutres et occidentaux possibles, semblait en effet obéir avant tout à la volonté de ne surtout pas « stigmatiser ». Les mêmes qui prennent d’habitude grand soin de représenter la diversité ethnique et culturelle, et de promouvoir comme un enrichissement permanent cette diversité, sont évidemment d’une grande discrétion quand il s’agit des « petits désagréments » liés à certaines pratiques culturelles venues d’ailleurs.
Dans les dernières années, ces pratiques se sont répandues en France, évidemment à la faveur de l’immigration de masse.
Aujourd’hui pourtant, l’excision n’est que la partie émergée de l’iceberg des mutilations sexuelles pratiquées sur les filles dans les familles d’origine africaine, qui comporte également d’autres pratiques barbares, telles que le repassage des seins ou l’infibulation. Dans les dernières années, ces pratiques se sont répandues en France, évidemment à la faveur de l’immigration de masse, responsable de l’importation des pires coutumes de l’Afrique sub-saharienne et du monde arabe. Il y aurait actuellement en France 139 000 femmes excisées, alors qu’elles étaient environ 60 000 au début des années 2000. En outre, on trouve désormais dans notre pays des femmes ayant également subi une infibulation ou, plus rarement, le repassage des seins.
Comment se fait-il que des personnes que l’on nous présente comme des réfugiés retournent dans leur pays d’origine dès que l’occasion s’en présente ?
Concernant l’infibulation, il s’agit d’une pratique qui consiste, en plus de l’ablation clitoridienne – généralement réalisée sans anesthésie par un exciseur traditionnel (souvent une femme âgée) à l’aide d’un couteau ou d’une lame de rasoir –, et de l’ablation des petites et/ou des grandes lèvres, en la fermeture de la vulve par une suture réalisée au niveau des petites lèvres et au niveau des grandes lèvres, qui ne laisse qu’un orifice de 2 à 3 millimètres à la base de la vulve pour laisser s’écouler l’urine et les règles. La cicatrice sera rouverte le jour du mariage, toujours sans anesthésie en général, afin de permettre les rapports sexuels, mais pas entièrement afin de procurer plus de plaisir à l’époux (inutile de préciser que la femme, elle, n’en aura pas du plaisir, et doit même souffrir horriblement à cette occasion, sans compter que, dans certains cas, c’est l’homme qui doit ouvrir l’orifice avec son pénis, ce qui peut prendre plusieurs jours) ; enfin la suture sera ouverte plus largement pour les accouchements, puis refermée (réinfibulation).
Tout comme l’excision, l’infibulation sur des jeunes filles, voire de petites filles nées et élevées dans notre pays est assez peu pratiquée en France même, mais a généralement lieu lors d’un retour des familles au pays. Ce qui occasionnera une première remarque de notre part : comment se fait-il que des personnes que l’on nous présente comme des réfugiés ayant fui des menaces ou des persécutions (selon la définition même du droit d’asile, dont bénéficient nombre de ressortissants des pays pratiquant ces mutilations génitales) retournent cependant dans leur pays d’origine dès que l’occasion s’en présente ?
Des femmes racontent ainsi comment, âgées de 9 ou 11 ans, elles ont été piégées par une grand-mère ou une tante.
Certaines de nos élèves, dans nos classes, croient ainsi partir en vacances et subiront alors ces mutilations cruelles, généralement sans en avoir été prévenues, en les ayant évidemment encore moins choisies, très souvent sans anesthésie et dans des conditions d’hygiène douteuses. Des femmes racontent ainsi comment, âgées de 9 ou 11 ans, elles ont été piégées par une grand-mère ou une tante sous un prétexte quelconque, plaquées au sol et maintenues de force par les femmes de leur famille pour subir ce type d’opération violente. Dans notre métier d’enseignante, nous avons également vu, au retour de vacances souvent prolongées d’une ou deux semaines, certains de nos élèves revenir en cours avec le visage marqué par des scarifications rituelles visant à signaler une appartenance tribale – les garçons étant ici également concernés.
Quant au repassage des seins, nous avons eu connaissance de cette pratique, très répandue dans un pays comme le Cameroun par exemple où un quart des femmes l’auraient subi, par le témoignage d’Anne sur le média Konbini ; celle-ci raconte comment, à l’âge de 11 ans elle a subi ce qui s’apparente à des séances de torture quotidiennes de la part de sa grand-mère et d’autres femmes de sa famille : maintenue de force au sol, sa poitrine a été brûlée par l’imposition de pierres chaudes sorties du feu, tous les jours pendant plusieurs mois. Le but étant de freiner le développement de la poitrine de la jeune fille entre 8 et 15 ans afin d’éviter qu’elle n’attire les garçons, ait une sexualité précoce et des grossesses non désirées ; ce qui n’empêche par un tiers des camerounaises d’être mères avant leurs 16 ans…
Dans toutes les sociétés traditionnelles, la question du contrôle de la sexualité des filles s’est toujours posée, y compris en Occident avant l’arrivée des modes de contraception modernes et la libération sexuelle. Dans nos sociétés, cette pression sociale prenait principalement la forme, tant décriée par les féministes, d’un fort contrôle parental avant le mariage, ainsi que de l’opprobre qui frappait les « filles-mères ». En ce qui concerne l’accord parental, Christopher Lasch rappelle à juste titre dans Les Femmes et la vie ordinaire que, si insupportable qu’il puisse paraître aujourd’hui, il remplissait également un rôle de protection sociale, évitant aux filles de se trouver enceintes avec le père évanoui dans la nature, et aux jeunes filles riches de tomber dans les mains de prédateurs qui les auraient épousées uniquement pour leur argent.
C’est à l’homme de se maîtriser, non à la femme de se voiler, de supprimer sa poitrine ou de se coudre le vagin.
Par ailleurs, jamais en Occident il n’a été question de rendre la femme responsable des actes d’éventuels violeurs, même lorsque l’on dénonçait certaines attitudes jugées « dévergondées », et c’est à l’homme de se maîtriser, non à la femme de se voiler, de supprimer sa poitrine ou de se coudre le vagin. Les partisanes de l’excision et de l’infibulation invoquent ainsi la protection des filles afin de justifier de pratiques bien autrement ignobles que tout ce qui fut jamais pratiqué en Occident en matière de cadenassage des filles et de leur sexualité, alors même que nos militantes féministes vitupèrent exclusivement contre le « patriarcat » occidental blanc, et s’indignent de voir le collectif Némésis rappeler la réalité des violences commises sur les femmes par les hommes issus de l’immigration. En effet, il ne s’agit pas seulement ici d’assurer la sécurité du mariage aux mères afin qu’elles aient un père pour leur enfant, ni de leur éviter d’être des proies pour d’éventuels violeurs ; il s’agit de priver à vie des femmes de tout plaisir sexuel, tout en en donnant le maximum aux hommes, de porter atteinte à leur corps en les mutilant sans leur « consentement », notion si chère à nos militantes féministes qui ne voient pourtant que des bienfaits dans l’immigration incontrôlée que nous connaissons. Ces pratiques sont perpétuées par des femmes qui imposent aux plus jeunes ce qu’elles ont elles-mêmes subi, se faisant les agentes d’un système patriarcal véritablement violent et rétrograde.
Naturellement, les séquelles de telles pratiques sont extrêmement lourdes. En plus du traumatisme psychologique lié à la destruction de la sexualité de milliers de femmes, de la violence exercée au plus jeune âge et souvent confondue par les petites filles avec une sorte de punition pour des fautes qu’elles auraient commises, il y a évidemment les complications médicales sans fin : infection, tétanos, hémorragies, infection urinaire, incontinence, kystes, infertilité, etc. pour l’excision et l’infibulation ; absence d’allaitement et développement de cancers du sein pour le repassage des seins.
En 2018, 13 % des femmes ayant accouché à la maternité d’une ville comme Montreuil étaient excisées.
En France, toutes ces séquelles seront prises en charge par la Sécurité sociale, y compris des opérations de reconstruction du clitoris pour les cas d’excision et d’infibulation. Or, si nous compatissons entièrement avec le sort des filles ayant subi ce type de mutilation, il nous semble légitime de nous demander s’il est bien normal que le contribuable français, après avoir payé pour les accouchements de femmes d’origine africaine, inactives pour environ 60 % d’entre elles et ne cotisant donc pas, qui ont à peu près le double d’enfants des femmes françaises, après avoir payé les allocations familiales pour ces familles, paie encore les opérations consistant à réparer les violences qu’elles imposent à leurs filles en contournant de surcroît la loi française. Sachant que le phénomène n’est pas anodin et qu’en 2018, 13 % des femmes ayant accouché à la maternité d’une ville comme Montreuil étaient excisées.
Pourquoi reproduire de telles pratiques en France où aucune pression de cet ordre ne s’exerce, au contraire ?
Enfin, un tel phénomène en dit malheureusement assez long sur l’état d’esprit de bien des personnes immigrant en France à l’heure actuelle. En effet, la seule « excuse » que l’on pourrait trouver aux pratiques que l’on vient d’évoquer est le risque d’exclusion sociale qu’encourt dans certains territoires africains une fille non excisée ; on peut à la rigueur comprendre que des mères et des grands-mères veuillent éviter à leurs filles ou leurs petites-filles d’être mal vues par leur communauté, ou de ne pas trouver de mari. Mais pourquoi reproduire de telles pratiques en France où aucune pression de cet ordre ne s’exerce, au contraire ? De la même manière, pourquoi avoir fui des pays où l’islam radical impose sa loi – notons au passage que l’excision est une pratique encouragée par certains textes islamiques – pour réclamer le droit de porter le voile dans les universités et le burkini sur les plages ?
Il serait temps d’ouvrir les yeux sur le fait que notre modèle culturel, les droits et les libertés qui nous sont si précieux, laissent beaucoup de nos immigrés indifférents et que ce n’est pas cela qui les attire dans nos contrées, alors même que c’est la première raison morale qui nous pousse à vouloir accueillir les ressortissants de pays où les droits des individus – femmes, homosexuels, minorités – sont bafoués. Nos valeurs et notre universalisme, dénoncé comme une forme de néo-colonialisme par une certaine gauche, sont si peu désirés et respectés qu’il n’y a plus vraiment de sens à les offrir, surtout si c’est au prix de l’effondrement de nos services publics et du délitement de notre tissu social.
Ne laissons pas l’idéologie de la repentance nous faire croire que toutes les cultures se valent.
Dans L’Âme désarmée, Allan Bloom dénonçait le relativisme culturel et le dogme de l’ouverture qui oblige à « être respectueux de toutes les cultures sans exception », le « refus de distinguer » devenant un impératif moral « parce qu’il s’oppose à la discrimination ». Il concluait : « Cette idée délirante signifie qu’il n’est pas permis à l’homme de rechercher ce qui est naturellement bon pour lui et de l’admirer quand il l’aura trouvé, car une telle recherche aboutit à la découverte de ce qui est mauvais et débouche sur le mépris ». À l’heure où la barbarie sonne à notre porte, n’hésitons plus à faire des distinctions et ne laissons pas l’idéologie de la repentance nous faire croire que toutes les cultures se valent, nous forcer à toujours célébrer les autres – comme dans cette « journée des cultures » en Grande-Bretagne où une petite fille anglaise a été exclue de son établissement pour avoir voulu mettre en valeur sa propre culture –, et nier ce qu’ont apporté au monde des siècles de civilisation occidentale.
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