Suisse-UE. L’accord colonial que l’UE veut imposer

Yvan Perrin
Ancien Conseiller national
« Nous ne soutenons pas une détérioration de la protection des salaires, mais nous combattrons une attaque de la gauche contre un marché du travail libéral »
Voici ce que nous dit le président du PLR au sujet des mesures supposées protéger le marché du travail suisse menacé par l’accord colonial que Bruxelles tient tant à nous fourguer. On sait depuis longtemps que le PLR préfère les bonnes affaires à la démocratie directe. Les juges étrangers ne sont donc nullement un problème. Ils deviendraient même un atout dans la mesure où ils pourraient corriger les erreurs commises dans les urnes par ces Helvètes qui ne votent pas toujours comme le PLR l’exige. Il est utile de préciser que les Bruxellois ne soutiennent pas une détérioration de la protection des salaires, ça y ressemble tellement.
On remercie le président du PLR pour sa franchise. La Commission européenne l’a dit et répété, le principe de la libre-circulation est intangible. Toute mesure de droit interne susceptible d’entraver un tant soit peu l’immigration débridée sera invalidée par les juges étrangers. Ca tombe bien, le PLR n’en veut pas non plus, avide de main d’œuvre corvéable à merci. Ainsi, on sait déjà que les éventuelles dispositions censées protéger notre marché du travail ne seront soutenues par le PLR que si elles sont inopérantes.
L’accord colonial entrainera une fragilisation majeure du marché du travail car encore une fois, aucune mesure interne ne sera tolérée pour limiter les effets délétères de la libre-circulation. Le fait que le parti du fric soit pareillement enthousiaste constitue à cet égard un formidable avertissement.

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