C'est le numéro de la semaine au Palais fédéral. Le Conseil national veut supprimer 250 millions de francs dans la coopération au développement.
La gauche parle de « coupe à blanc », le coprésident du SP Cédric Wermuth considère la mesure comme « extrêmement dangereuse en termes de politique de sécurité », le Vert Gerhard Andrey voit la « crédibilité de la Suisse en danger ».
Que faut-il en penser ?
Afin de bien évaluer la situation, il faut savoir comment les fonds ont évolué dans ce domaine. En 1960, la Suisse a dépensé 15,1 millions de francs pour la coopération publique au développement, en 1970 130 millions, en 1980 423 millions, en 1990 le montant a franchi pour la première fois le cap du milliard à 1,041 milliard, en 2010 il était de 1,510 milliard, en 2010, c'était déjà 2,398 milliards, en 2020 déjà 3,345 milliards et l'année dernière Les contribuables ont payé la somme de 4,640 milliards, soit 347 millions de plus qu'en 2022.
Cette situation fait vraiment réfléchir. Sur quelle planète vivent ces gens qui trouvent encore ces sommes raisonnables ? Pourquoi la Suisse ne pourrait-elle pas modifier un tant soit peu ses priorités ?
En d’autres termes : un peu moins d’argent pour les pays étrangers, un peu plus pour l’armée afin de remettre davantage de ressources à la disposition de la défense nationale, négligée depuis des décennies.
Aujourd’hui, le Conseil des Etats se plaint des coupes budgétaires. Il faut espérer que Stöckli suivra la ligne du Conseil national.

Marcel Odermatt
Pour moi c’est OK
Il est important maintenant de s’occuper un peu plus du peuple suisse.