Le débat démocratique peut notamment s'appuyer sur deux études de référence parues ces dernières années, publiées par le CEPII (service de recherche rattaché au Premier ministre) et l'OCDE, qui convergent dans leurs résultats : l'immigration coûte chaque année entre 35 et 40 milliards € nets aux finances publiques, en prenant en compte les immigrés eux-mêmes et la première génération de leurs descendants. Ce montant représente un tiers des recettes annuelles de l'impôt sur le revenu et dépasse les dépenses du ministère de l'Intérieur.
Un tel constat a partie liée avec la nature spécifique de l'immigration dans notre pays, souvent peu qualifiée et marquée par de forts taux de chômage et d'inactivité – par exemple : 41,6 % des Algériens de plus de 15 ans vivant en France étaient chômeurs ou inactifs (ni en emploi, ni en études, ni en retraite) en 2017, soit un taux trois fois plus élevé que celui des Français.
Les titres de séjour pour motif « économique » (salarié, indépendant, etc.) ne représentaient que 17 % du total des nouveaux titres accordés l'an dernier. Ajoutons à cela les demandes d'asile, dont celles nouvellement déposées ont atteint le volume record de 145 000 l'an dernier (+ 245 % par rapport à 2009) et dont les profils se trouvent complètement décorrélés de toute logique économique.
Si ce fardeau structurel ne saurait être résolu par une simple loi de finances rectificative, des économies non-négligeables pourraient cependant être réalisées dès maintenant. Citons par exemple le coût des soins médicaux mis en œuvre pour les étrangers en situation irrégulière, qui incluent non seulement l'Aide médicale d'Etat (AME) mais aussi dix autres dispositifs de soins. Leur coût cumulé a atteint 1,8 milliard d'euros en 2022. Ailleurs en Europe, au-delà des urgences où la vie de la personne serait en danger, un clandestin ne peut prétendre à une gratuité intégrale des soins telle que prévue par l'AME.
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