La Finlande ferme à minuit la moitié de ses passages frontaliers avec la Russie. Elle accuse Moscou de laisser passer les migrants sans papiers venus du Proche-Orient et d’Afrique pour déstabiliser le pays

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Une soixantaine de demandeurs d’asile se sont présentés vendredi 17 novembre aux quatre points de passage frontaliers du sud-est de la Finlande avec la Russie, quelques heures avant leur fermeture, a indiqué un responsable des gardes-frontières à l’AFP. La Finlande va fermer à minuit ces quatre postes, soit la moitié de ses points de passage frontaliers avec la Russie, accusant Moscou de tenter de déstabiliser le pays en laissant des migrants sans papiers franchir la frontière.

 «Un nombre croissant de migrants sans papiers se sont présentés au sud-est de la Finlande ces dernières semaines, la plupart venus à vélo. Aujourd’hui, nous en avons encore eu 60», a dit à l’AFP Jussi Vainkka, un responsable des gardes-frontières au poste frontière de Nuijamaa. Avant, la Russie «ne laissait pas ces migrants venir en Finlande sans les papiers nécessaires», a-t-il ajouté. «C’est le principal changement que nous avons constaté».

La Finlande, qui partage une frontière de 1340 km avec la Russie et a adhéré à l’Otan en avril, a constaté depuis fin août un afflux de migrants sans visa originaires du Proche-Orient et d’Afrique, en particulier d’Irak, Somalie et Yémen. «Nous sommes préparés à de nombreux scénarios. Voyons ce qu’il va se passer et nous réagirons si nécessaire», a dit le responsable des gardes-frontières.

Ces propos font écho à ceux du Premier ministre finlandais, Petteri Orpo, qui a déclaré jeudi que la Finlande s’était «préparée à différentes sortes d’actions, d’actes de malveillance de la part de la Russie, donc la situation n’est pas une surprise». À ce même poste-frontière de Nuijamaa, Yasser Alu, demandeur d’asile, raconte à l’AFP qu’il est originaire de Syrie et qu’il est arrivé de Russie à vélo.

 «Je suis arrivé à Moscou puis je suis allé à Saint-Petersbourg et ensuite je suis arrivé à ce poste-frontière», dit-il, assurant avoir été «aidé par quelqu’un» pour rejoindre la Finlande. «Nous ne payons pas» pour ce trajet, affirme-t-il. «Nous avons rencontré un officiel ici en Finlande qui nous a demandé d’où nous venons, nos noms et nos passeports», ajoute le demandeur d’asile. «Ensuite, nous allons prendre nos affaires et attendre les étapes suivantes», a-t-il dit.   […]

Le Figaro

 

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