Accueil - Brèves - « Je suis une victime des attentats du 13-Novembre et je reproche à François Hollande son laxisme et son clientélisme sur l’islamisme. Il a sous-évalué la menace pour des raisons idéologiques »
« Je suis une victime des attentats du 13-Novembre et je reproche à François Hollande son laxisme et son clientélisme sur l’islamisme. Il a sous-évalué la menace pour des raisons idéologiques »
FIGAROVOX/ENTRETIEN – Après le témoignage de François Hollande au procès du 13-Novembre, et les propos polémiques d’Éric Zemmour, Victor Rouart, grièvement blessé au Bataclan, se dit davantage heurté par les propos de l’ancien président de la République sans pour autant prendre la défense du polémiste.
(…) Il est tout de même possible de s’indigner et de reprocher au pouvoir socialiste son laxisme face au développement d’une idéologie islamiste radicale qui a pu prospérer notamment à travers l’attribution de subventions aux profits d’associations liées à la confrérie des Frères musulmans ou à travers la pratique du clientélisme. L’ancien président défend son bilan, mais sur la question de l’islamisme, il est permis de le contester.
L’exécutif de l’époque avait-il pris la mesure de la menace que représentait le terrorisme islamiste ?
(…) Il me semble que François Hollande et son gouvernement n’ont pas pris toute la mesure du danger que représente l’islamisme, la déclaration de l’ancien président de la République lors de son audition en tant que témoin au procès des attentats du 13 novembre 2015, reconnaissant la présence de terroristes islamistes cachés parmi les flots de migrants est, selon moi, révélatrice et symptomatique d’une sous-évaluation de la menace et peut être assimilée à une absence de volonté politique liée à des raisons idéologiques. Pourquoi le président a préféré taire cette information qui représentait pourtant un danger non négligeable pour la sécurité des Français ? D’autant qu’une partie de la presse, au même moment, qualifiait de «fake news» cette possibilité d’infiltration de terroristes parmi les réfugiés et diabolisait quiconque évoquait cette éventualité. Il me semble que la question morale et humaniste omniprésente quant à l’accueil ou non des migrants lors de cette année 2015, aussi sensible et complexe soit-elle, ne justifiait pas ce qui peut s’apparenter à une prise de risque de la part du pouvoir politique, la sécurité de nos concitoyens étant l’une des missions essentielles de l’État.
Éric Zemmour s’est récemment attiré la controverse en se rendant devant le Bataclan puis en reprochant à François Hollande (entre autres) de ne pas avoir défendu les Français contre «une guerre de civilisation » qui leur serait «menée sur notre sol». Cette polémique est-elle selon vous justifiée ? Pourquoi ?
(…) J’aurais par exemple apprécié pouvoir constater un degré d’indignation équivalent lorsque en 2018, le rappeur Médine, dont la proximité avec des organismes islamistes avait été établie, devait faire un concert au Bataclan pour la promotion de son album intitulé «Jihad», lequel était pourtant pourvu d’éléments assez explicites quant au message véhiculé. Les réactions et le vocabulaire employés à l’époque par les mêmes qui s’indignent aujourd’hui de l’intervention de Zemmour, paraissaient bien plus mesurés en dépit de la gravité de la provocation manifeste et de l’atteinte à la mémoire des victimes et de leurs familles.
(…) Éric Zemmour, qu’on l’apprécie ou non, pose des questions sur des problématiques de société (immigration, assimilation, terrorisme) qui font partie des préoccupations d’une majorité de français et qui sont souvent occultées par une partie de la classe politique alors qu’elles sont légitimes.
François Hollande n’a pas sous-évalué la menace : il connaissait tout. Il a laissé faire pour montrer qu’il était un homme de gauche, avec la bénédiction d’un ministre socialiste, Emmanuel Macron, qui a été élu par les Français et qui a continué la même politique.
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François Hollande n’a pas sous-évalué la menace : il connaissait tout. Il a laissé faire pour montrer qu’il était un homme de gauche, avec la bénédiction d’un ministre socialiste, Emmanuel Macron, qui a été élu par les Français et qui a continué la même politique.