Il ne s’agit pas de l’Afghanistan en tant que tel. Il s’agit plutôt de la civilisation et de la sauvagerie et de ce qu’il faut pour maintenir l’une et éviter l’autre.
La plupart des Américains (en analphabètes historiques qu’ils sont) partent de l’idée que ce que nous avons maintenant – les fruits durement gagnés de la civilisation – est organique, que c’est sorti tout fait du crâne de Jefferson, ou de l’un des Pères fondateurs qui ne possédaient pas d’esclaves, peut-être celui sur lequel on a fait une comédie musicale.
Il y a quelque temps, dit le récit, un groupe d’Européens qui croyaient dans la diversité et l’inclusion ont vogué jusqu’ici et ont décidé que ce serait vraiment cool d’avoir un pays avec un gouvernement représentatif, où les libertés civiles soient respectées et où les masses puissent conserver ce qu’elles gagnaient.
Sérieusement, la civilisation est toujours un objectif atteint après une lutte longue et ardue. Elle ne vous est jamais donnée dans un emballage cadeau. Les Américains ont dû briser un modèle millénaire pour en arriver là où nous sommes maintenant.
Tout au long de l’histoire, il y a eu des souverains et des sujets – des conquérants et des populations asservies. Les Huns, les Vikings et les Wisigoths, les guerriers musulmans, les Mongols et les Mandchous... c’était la norme.
Les conquérants (devenus ensuite les souverains) vous prenaient ce qu’ils voulaient – vos récoltes, votre bétail, vos femmes. Si vous vous plaigniez, ils vous tuaient. Parfois, ils vous tuaient de toute façon, parce qu’ils n’aimaient pas votre apparence ou votre façon de vivre, ou parce que vous n’adoptiez pas leur religion ou leur idéologie. (Les talibans font une liste, ils la suivent soigneusement…).
Ce que nous avons en Occident aujourd’hui, il a fallu des millénaires pour le construire.
Aux États-Unis, nous avons eu les luttes des colons et des pionniers. Nous avons gagné notre indépendance de l’Angleterre, alors l’empire le plus puissant de la planète. Nous avons produit un magnifique système de gouvernement, basé sur une Constitution écrite avec une Déclaration des droits, qui a été copiée des dizaines de fois par la suite.
Nous avons mené une guerre civile particulièrement sanglante pour mettre fin à un mal très ancien, l’esclavage – qui existe aujourd’hui encore dans la plupart des pays non civilisés. Nous avons combattu le fascisme à travers le monde en 1941-45. Nous avons combattu le communisme en Corée et au Vietnam, et nous pourrions être forcés de le combattre à nouveau maintenant que la Chine rouge se rapproche de plus en plus d’une confrontation avec l’Occident.
Au pays, nous avons eu notre deuxième révolution américaine. Nous l’avons appelée la révolution industrielle.
Aujourd’hui, nous puisons dans le capital du passé. Cela tient encore. Nous vivons dans des maisons climatisées à longueur d’année. Pour nous nourrir, il suffit de marcher jusqu’au frigo ou de faire un saut au supermarché. La médecine devient plus miraculeuse de jour en jour. Nous avons un éventail déconcertant de divertissements à portée de télécommande. La plupart d’entre nous pensent vivre des moments difficiles quand le câble est en panne pendant quelques heures.
Pourtant – aidés par notre amnésie historique et notre apathie – une armée de vers s’activent déjà à ronger la pomme.
Il y a parmi eux le ressentiment racial (qui couvre un large spectre, depuis les émeutes raciales jusqu’aux demandes de réparations en passant par la théorie critique de la race), l’appel au suicide par le socialisme pour les jeunes et les imbéciles, une guerre contre la production d’énergie pour lutter contre le changement climatique (que nous ne pouvons pas maîtriser de toute façon), le refus de contrôler nos frontières, l’effondrement de la loi dans les villes, la transformation du pays en un État semi-policier pour lutter contre un virus, et les milliers de milliards dépensés (principalement à crédit) pour acheter des voix.
J’aimerais pouvoir prendre un à un les beaufs américains et les transporter d’un coup de baguette magique à La Havane, Caracas, Pyongyang, Téhéran ou dans l’Afghanistan des talibans pour y voir comment vivent les sujets – des endroits où les souverains vous tuent, vous torturent ou vous mutilent parce qu’ils n’aiment pas la façon dont vous vous habillez, parlez ou priez. Cela s’appelle la sauvagerie ou la barbarie et elle n’a jamais été aussi proche qu’aujourd’hui de renverser la civilisation. (Mes excuses à Rousseau, mais il n’y a pas de bons sauvages.)
La civilisation, ce n’est pas seulement des jardins suspendus ou des aqueducs (encore que la plomberie, ça aide). C’est la primauté du droit, défini par des organismes représentatifs et appliqué équitablement. C’est la propriété privée. Ce sont les droits individuels. C’est la dentisterie moderne et les avions supersoniques. Ce sont des églises et des synagogues entretenues non pas par le pouvoir de l’État, mais par les croyants. C’est la police et l’armée pour nous protéger des sauvages de l’intérieur et de l’extérieur.
Notre prospérité matérielle repose sur un fondement fait de lois (humaines et divines), de mémoire partagée, de coutumes, d’engagement et de sacrifice. Enlevez les derniers et les premiers tomberont inévitablement.
L’Afghanistan a été une victoire psychologique pour la sauvagerie. Maintenant, les ennemis de la civilisation à Pékin, à Téhéran et dans les bastions terroristes du monde entier se disent que leur jour approche à grands pas.
Les barbares rôdent autour de nous, sondant constamment les points faibles. (Pour aggraver les choses, beaucoup regardent la télévision américaine.) Si nous ne comprenons pas rapidement ce que nous avons, pourquoi cela vaut la peine de se battre pour le préserver, et ce qu’il faudra pour cela, ils gagneront.
Comme l’a dit Winston Churchill pendant l’heure la plus sombre de la Grande-Bretagne, quand le monde civilisé faisait face à la sauvagerie du nazisme : « Si nous échouons, alors le monde entier, y compris les États-Unis, y compris tout ce que nous avons connu et cultivé, sombrera dans l’abîme d’un nouvel âge des ténèbres, rendu encore plus sinistre, et peut-être plus prolongé, par les lumières de la science pervertie. »
Gardez vos bougies. Le nouvel âge des ténèbres arrive.
Un commentaire (sélectionné) :
Gordon
Merci, Don, pour votre article profond. L’amnésie historique et l’apathie, en effet.
Si je peux ajouter une chose, c’est celle-ci : les barbares ne se contentent pas de rôder autour de nous, ils nous ont infiltrés et sont devenus une partie de notre société. Ils n’ont pas pris d’assaut nos portes, ils se sont déguisés et se sont fondus dans la masse, si bien que nous croyons qu’ils sont nos amis et voisins et même qu’ils sont de notre famille. Mais ce sont vraiment des barbares qui travaillent sans relâche pour nous détruire et pour remplacer notre système de droit égal et de justice pour tous, basé sur la croyance en une puissance supérieure, par un despotisme athée et tyrannique. Et comme la grenouille du proverbe, nous n’avons pas senti l’eau se réchauffer, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
Maintenant que beaucoup d’entre nous reconnaissent l’ennemi et voient clairement la destruction, le problème est que nous ne sommes pas assez nombreux à comprendre ce qu’il représente. Comment débarrasser notre pays de la pourriture quand la moitié de notre peuple y adhère et sera prête à nous combattre pour la garder ? Ils sont devenus aveugles au bien et résistants à la mort pour conserver la décadence. Le nouvel âge des ténèbres est déjà là. Cela deviendra de plus en plus sombre, à moins que nous ne trouvions comment retourner à la lumière.
Source : https://www.frontpagemag.com/fpm/2021/08/new-dark-ages-are-coming-don-feder/
Traduction libre Albert Coroz pour LesObservateurs.ch

Dans le texte :
La civilisation, ce n’est pas seulement des jardins suspendus ou des aqueducs (encore que la plomberie, ça aide). C’est la primauté du droit, défini par des organismes représentatifs et appliqué équitablement. C’est la propriété privée. Ce sont les droits individuels. C’est la dentisterie moderne et les avions supersoniques. Ce sont des églises et des synagogues entretenues non pas par le pouvoir de l’État, mais par les croyants. C’est la police et l’armée pour nous protéger des sauvages de l’intérieur et de l’extérieur. »
Si les mondialistes ne créaient pas le « ORDO AB CHAOS » actuel des cerveaux, si l’éducation nationale nous avait enseigné la fragilité de la civilisation tout en nous démontrant sa construction laborieuse tout au long de l’histoire, nous aurions peut-être été reconnaissants de ce travail accompli par les générations précédentes. Et nous nous acharnerions à la préserver, la protéger.
Malheureusement cet attachement à la civilisation et à la démocratie ne vibre que dans le coeur de quelques uns. Peut-être un quart de la population.
Le reste de la population, par méconnaissance, par désintérêt, risque d’aider à mener le bateau à la dérive.
Souhaitons force et courage à tous ceux qui oeuvrent à essayer de sauver la civilisation en ce moment. Toute notre reconnaissance va vers eux, car ils ont à affronter les multiples stratégies déployées par les saboteurs de civilisations.. et on le voit ces saboteurs ne manquent pas d’imagination.
»La plupart d’entre nous pensent vivre des moments difficiles quand le câble est en panne pendant quelques heures. »
Imaginons, dans un proche futur, un Black out pendant des JOURS !
Certaines personnes non préparées psychologiquement craqueront littéralement !
Pas de communication pour les e-phones, pas de programmes TV abrutissant … quelle catastrophe !
Une vague de FROID (réchauffement climatique ?) à touché le Texas en début d’année !
https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2021-02-18/le-texas-dans-le-noir-et-dans-le-froid.php
Ce n’est ni les éoliennes ni les panneaux solaires photovoltaïques qui nous sauverons … !!