De notre correspondant au Canada. – L’affaire a fait couler beaucoup d’encre au Canada la semaine dernière : les Proud Boys, cette fraternité occidentaliste visible dans les rassemblements pro-Trump, a été placée sur la liste des organisations terroristes au Canada.
Les politiciens canadiens ont voté à l’unanimité cette mesure, qui a pourtant été décriée par les experts en sécurité qui y voient une ingérence du domaine politique dans le domaine de la sécurité. On sait que Justin Trudeau et les siens n’aiment pas cette fraternité conservatrice et patriote, mais rien dans les faits ne pouvait justifier l’ajout de ce groupe à la liste des organisations terroristes. Le fait qu’on inscrive sur cette liste un groupe qui n’a jamais été impliqué dans un attentat aurait dû faire réagir l’opposition conservatrice qui semble ne pas comprendre qu’il s’agit d’une première qui risque de se renouveler.
Les médias ont pour la plupart adopté sans sourciller la thèse de Trudeau, parlant des Proud Boys, organisation dirigée par un Portoricain, comme une organisation « néonazie » désormais « terroriste ». Si ces mots veulent encore dire quelque chose, il est clair que les Proud Boys ne sont ni l’un, ni l’autre.
Les Conservateurs en entérinant ce geste politique ont démontré une fois de plus leur manque de clairvoyance.
Il est aujourd’hui difficile de prendre la défense des Proud Boys; qui voudrait défendre des « terroristes néonazis »? En sacrifiant la vérité pour des motifs politiques, Ottawa a réussi à ostraciser ce groupe, qui est désormais dans le même camp qu’Al-Qaïda et l’État islamique.
Quel sera la prochaine organisation conservatrice ou identitaire à devenir « terroristes »? Impossible de le dire, mais avec un tel succès, il est clair que Trudeau voudra récidiver. Mettre des adversaires hors-jeu d’un simple trait de crayon, pourquoi s’en priver?
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