David Ramseyer: Le personnel de sécurité publique dans le domaine de la migration fustige l’absence de règlement clair pour légitimer ses missions. Il voudrait aussi avoir le statut de policier.
«On a joué les femmes de ménage et livré des repas aux détenus dans deux postes de police en ville, le mois passé, rembobine Serge*. Ce n’est pas dans notre cahier des charges. On est traité comme des moins que rien, notre hiérarchie nous déconsidère». Comme sa vingtaine de camarades, l’homme déplore la situation des agents genevois de sécurité publique 4 (ASP4). Issu de la réforme de la Loi sur la police, en 2016, ce corps armé est chargé du renvoi des étrangers, en matière d’asile ou encore d’extraditions.
«On fait des filatures, des perquisitions, des enquêtes, mais nous ne savons pas précisément quelle autorité nous avons, faute d’avoir un règlement spécifique que l’on nous promet depuis 5 ans, [...] Une situation que les avocats de leurs cinq collègues condamnés en janvier dernier pour abus d’autorité après l’arrestation musclée d’un requérant, avaient dénoncée lors du procès.
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