Bourrage des urnes – Bourrage des crânes

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Bourrage des urnes

Lorsque l’Europe s’est endormie, dans la nuit du 3, rien n’était encore joué. Commentateurs de plateaux télé ou experts de l’analyse statistique, tout le monde faisait la moue. Le résultat était d’un flou extrême, et pouvait basculer d’un candidat à l’autre. Autre indicateur révélateur de la liquidité de la situation, les « bookmakers ». Pour les lecteurs courageux qui font attention aux anglicismes, il s’agit de ces professionnels qui fixent les cotes des paris, lesquels sont, comme chacun sait depuis la lecture de Jules Verne, une institution chez nos cousins anglo-saxons. La cote de Joe Biden, extrêmement élevée, a connu une baisse spectaculaire dans la nuit, à l’exact inverse de celle de Donald Trump, lequel a été propulsé grand favori aux alentours de minuit. Las, la courbe de sa probabilité de gagner s’est doucement éteinte comme un soufflé au fromage aux aurores. Les bookmakers, ces mathématiciens de très haut niveau, dotés d’informations non point fraîches mais glaciales, à l’instinct généralement très sûr, se sont rendus à l’évidence : il leur était impossible de discerner quoi que ce soit, il fallait manœuvrer au doigt mouillé, et tant pis pour leur institution : elle gagnera de l’argent une autre fois.

Vu d’Europe, il était impossible de ne pas se rendre compte, malgré le filtre médiatique, que cette élection s’est passée, et se passe encore, dans un cafouillage des plus lamentables. Déplorable, eût dit Hillary Clinton. Certes, l’utilisation de ces termes induisant un avis personnel du journaliste dépasse d’une tête le vocabulaire de la neutralité, mais force est de constater qu’il entre dans celui de l’objectivité. Ces élections sont – c’est un fait – un naufrage pour l’institution américaine. Immense problème, l’archaïsme ahurissant des modalités de scrutin. Chaque Etat vote comme il le veut, en vertu du fédéralisme. Ce qui crée des disparités de mode propices aux pires excès. Dans une partie des plus grands Etats traditionnellement acquis au parti démocrate, il est possible de voter sans présenter de pièce d’identité. C’est invraisemblable mais c’est ainsi. Dans la plupart des Etats, il est possible de voter par correspondance : c’est-à-dire que le citoyen envoie son bulletin par la poste, dans une enveloppe spéciale. Autrement dit, une liste très longue de personnes peut tout fausser : ouvrir les enveloppes, bloquer les colis postaux des quartiers pro-Trump ou pro-Biden, par exemple. Sur les réseaux sociaux, les vidéos de démocrates brûlant ou mettant à la poubelle des votes Trump se sont multipliées. Dans un comté du Michigan, fort démocrate par ailleurs, au moins trois morts ont été retrouvés dans les listes de vote. Surprise, cet Etat a connu une hausse de quasiment vingt points de participation : la jauge oscillant entre 68 % et 71 % invariablement depuis 2000 s’est retrouvée à 89 % brusquement. De manière écrasante pour Joe Biden, évidemment.

Autre difficulté, la haine de l’extrême gauche qui s’est matérialisée par des émeutes et des tentatives d’assassinat. Hier, quatre supporters de Trump se sont fait poignarder. Il a fallu déployer la police anti-émeutes partout. Des groupes Antifa ont même brûlé le drapeau national publiquement, dans la rue. L’Amérique aura souffert collectivement de cette élection qui l’a fracturée plus qu’unie. En 2000, Al Gore avait accepté sa défaite : cette fois, ni Donald Trump ni Joe Biden ne renonceront avant l’épuisement intégral de tous les recours légaux. Parce qu’il faut être clair : cette élection a été marquée par des fraudes manifestes et massives. Il est statistiquement grotesque que Donald Trump ait pu être raisonnablement en tête jusqu’au moment où, surprise, les votes par correspondance ont été dépouillés, arrivés comme la cavalerie pour ne donner des voix qu’à Joe Biden. Demain, une analyse complète de ce scrutin sera livrée dans ces pages par notre correspondant aux Etats-Unis. Mais avant le résultat final, une certitude : l’Amérique a perdu son élection. •

Benoît Busonier



Bourrage des crânes

Alors que, à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien n’est encore définitivement joué dans le scrutin particulièrement serré qui oppose le patriote Trump au gauchiste Biden, et que des suspicions de fraude électorale en faveur du camp démocrate se font même jour dans de très nombreux Etats américains, les grands médias français, bien qu’échaudés une fois de plus par les résultats impressionnants obtenus par un candidat républicain qu’ils donnaient battu à plate couture, n’hésitent pas à accentuer aujourd’hui leur propagande anti-Trump, ni à faire preuve d’un parti pris et d’une malhonnêteté intellectuelle incroyables.

Des chaînes de « désinformation continue »

Pourtant, au vu de la série de résultats annoncés au cours de ces dernières 48 heures, et en particulier des nombreux succès remportés dans un grand nombre d’Etats par le président sortant (voir Présent daté du 5 novembre), on aurait pu penser que tous ces pseudo-professionnels de l’info, qui nous assomment depuis des semaines avec leurs reportages systématiquement à charge contre Trump et leurs sondages annonçant une « victoire écrasante » de Biden, l’auraient mise un peu en veilleuse ou, du moins, auraient fait preuve de davantage de modération et de prudence. Or, c’était leur prêter là encore trop de conscience professionnelle et d’honnêteté intellectuelle. C’est ainsi que, tout au long de la journée de mercredi, les journalistes de nos grands médias, et en particulier ceux des chaînes d’information continue, n’ont pas hésité à user et abuser de l’ensemble des moyens d’intoxication à leur disposition pour désinformer de façon scandaleuse nos compatriotes. Des succès de Trump annoncés avec plusieurs heures de retard par rapport à Internet et aux agences américaines, aux « reportages » de leurs correspondants aux Etats-Unis signalant « des regroupements d’activistes républicains souhaitant en découdre », en passant par les graphiques truqués ou bien encore les « analyses » de leurs prétendus « experts » nous expliquant – sans rire – que Trump serait prêt à tenter un « coup de force », ils ne nous auront absolument rien épargné !

Trump a d’ores et déjà gagné

Signe révélateur – entre tant d’autres, hélas – que leur haine anti-Trump a véritablement tourné au délire obsessionnel et pathologique, cet incroyable lynchage du candidat républicain auquel nos grands médias se sont livrés en réaction à ses premières déclarations, dans la nuit de mardi à mercredi. En effet, alors que Donald Trump, tout en se félicitant légitimement des bons résultats obtenus un peu partout par ses listes et en revendiquant – avec un peu d’avance – la victoire, signalait un certain nombre de fraudes et assurait vouloir saisir la Cour suprême, les journalistes français, à la remorque comme toujours des gauchistes du camp démocrate, s’indignaient en chœur, l’équipe Biden dénonçant des propos « scandaleux et sans précédent ». Pire encore : nombre d’entre eux, bien qu’étant dans l’incapacité totale d’apporter la preuve qu’aucune manipulation frauduleuse n’a effectivement été commise par les démocrates lors de ce scrutin, n’hésitaient pas à nous expliquer très sérieusement que, Trump ayant pris conscience de sa défaite, il tentait maintenant de… « passer en force » ! Bref, du grand n’importe quoi. En réalité, ce qui rend tous ces « journaleux » si hargneux, c’est que, quel que soit le résultat définitif de cette élection, et quoi qu’ils fassent, Trump a déjà gagné. Alors qu’ils le donnaient pour « fini », ce scrutin a en effet d’ores et déjà prouvé que ses partisans et sympathisants constituaient une part considérable (sinon majoritaire) de la population américaine et que le « mouvement Trump », particulièrement bien implanté, n’était pas près de disparaître de sitôt. •

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