« Ils ne passeront pas » : encore la faute au « fascisme »

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Samuel Paty n’a pas été assassiné par un islamiste, il a été la victime de son devoir d’enseignant. Un accident du travail en quelque sorte. De même qu’Arnaud Beltrame n’avait été la victime que de son héroïsme, selon la mairie de Paris. Samuel Paty recevra à titre posthume la médaille des victimes du terrorisme, et une plaque sera certainement apposée sur un mur du lycée.

Mais par qui donc a-t-il été décapité ? Le communiqué des organisateurs du rassemblement de la place de la République (signé des syndicats, de toutes sortes d’organisations de gauche et d’extrême gauche, du MRAP à la CFDT, de la Ligue des droits de l’homme aux parents d’élèves communisants) ne nous le précise pas. Cette année, nous échappons à la ritournelle sur nos propres responsabilités : les ghettos, l’exclusion, la discrimination, le racisme. Nous échappons au renvoi dos à dos des intégrismes islamiste et chrétien. C’est un progrès, si l’on veut, mais bien léger ! Globalement, plus de cinq ans après Charlie, rien n’a vraiment changé. Le communiqué des organisations de gauche nous parle d’obscurantisme, d’extrémisme, de haine.

Mais qui nous agresse ainsi ? Le fascisme, semble-t-il. Un mot que l’on a retrouvé à de nombreuses reprises chez les intervenants. Les éléments de langage évoluent… Les amis du meurtrier tchétchène doivent être bien étonnés d’apprendre que leur nouveau « martyr » était un disciple de Mussolini ! Quant à Macron, il s’est exprimé le soir même de l’attentat, pour dire : « No pasarán ! », assimilant ainsi les terroristes à des sortes de néo-franquistes. Quelle perspicacité !

Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a pour sa part refusé « à tous ceux qui ont été de tous les défilés et de toutes les pétitions avec les islamistes, le droit de se donner bonne conscience et s’exonérer de toute responsabilité en manifestant ». Un lecteur, passablement énervé comme nous tous, comme tous les Français, dit la même chose, mais de façon bien plus complète, quand il nous écrit : « Après l’assassinat de M. Paty, ils sont tous là, place de la République, tous ceux qui ont soutenu, participé, œuvré pour l’invasion islamique de la France, même les francs-macs ! Ils nous font encore le coup des manifs bisounours et tout rentrera dans “l’ordre républicain” demain. On ne fera rien de ce qu’il faut faire après avoir répété jusqu’à la nausée “la République ! La République !” et ressorti le Panthéon ou les Invalides, le cirque, quoi… après avoir subi Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher, le Bataclan, Nice, le décapité de l’Isère, les Tchétchènes, les Maghrébins, Magnanville, la préfecture de police et j’en passe. »

Sur la rive droite se déroulait une autre manifestation, celle des Arméniens de Paris. Ils protestaient en masse contre l’agression de l’Azerbaïdjan, contre les bombardements sur le Haut-Karabakh, contre la reprise de l’épuration ethnico-religieuse dans cette partie du monde. La vraie résistance à l’agression islamiste était plus perceptible chez ces manifestants-là. Car du Haut-Karabakh au collège du Bois d’Aulne, c’est bien le même ennemi qui nous agresse. Même si, pour certains, il n’a toujours de nom. •


France, terre d’asile…

En novembre 2010, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) avait refusé – tout comme la Pologne quelques années plus tôt – d’accorder le statut de réfugié à Abouyezid Anzorov, le père du futur terroriste (Abdullah Anzorov). Mais en avril 2011 la Cour nationale du droit d’asile annulait la décision de l’OFPRA et lui reconnaissait ce statut. En mars 2020, à sa majorité, Abdullah Anzorov a donc obtenu de manière automatique une carte de séjour. Encore un qui n’aura éprouvé aucune gratitude pour les accueillants infidèles. « De Abdullah, le serviteur d’Allah, à Marcon [sic], le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad, calme ses semblables avant qu’on ne vous inflige un dur châtiment… » C’est par ces mots que le terroriste tchétchène de 18 ans a revendiqué sur Twitter la décapitation de Samuel Paty vendredi. •

François Franc

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Un commentaire

  1. Posté par antoine le

    Est-on en GUERRE ?
    Si oui, contre qui ?
    Est-ce que M. Micron peut d’une manière simple et directe nous dire qui est l’`ENNEMI ?
    On soupçonne vaguement une secte mortifère …. mais cela serait bien de clarifier les choses !!

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