L’information sort seulement maintenant, dans L’Obs, sans doute en quête d’un marronnier journalistique : mi-août, une couple « gay » polonaise s’est rendue au Vatican pour demander « l’aide » du pape afin qu’il condamne leur gouvernement. Selon eux, cette action visait à « alerter sur la répression croissante » en Pologne à l’égard des LGBT, appellation désignant plus d’une cinquantaine de « sexualités » autres qu’hétérosexuelles. Leur méthode : se mettre face aux fenêtres du Vatican et brandir un drapeau sur lequel était inscrit « Help ». L’hebdomadaire écrit ceci, qui ne fera malheureusement l’objet d’aucune mise au point : « Jakub et Dawid, les deux militants, voulaient ainsi alerter le pape sur la situation en Pologne, alors que la réélection du président Andrzej Duda en juillet a renforcé la répression envers les personnes LGBT dans le pays. » Etonnant ? S’ils se jugent discriminés par le gouvernement polonais, alors que la Pologne est un Etat de droit, démocratique, avec un gouvernement élu, dirigé à la suite du choix de la majorité et non par des minorités agissantes telles que les LGBT, pourquoi ne s’adressent-ils pas à Bruxelles ou Strasbourg – aux instances de l’Union européenne ? Une UE où ils ont des amis nombreux et qui ne distribue plus de subventions aux communes polonaises goûtant modérément le militantisme LGBT, tout en alimentant avec largesse ces minorités en euros. S’ils voulaient que ce qu’ils prétendent dénoncer soit reconnu, ne devraient-ils pas frapper à cette porte ?
Rien de plus qu’une énième provocation
S’ils ne le font pas, c’est que leur objectif est autre : il s’agit de provocation. Que voulaient-ils en réalité ? Des sanctions envers les évêques de la part du pape : « Nous avons réalisé que ce que l’Eglise polonaise fait dans notre pays est contraire à l’enseignement du pape François. Nous avons décidé d’aller attirer son attention sur le fait que les évêques polonais alimentent la haine envers nous et nous espérons vraiment qu’il prendra des mesures. » La situation est très tendue en Pologne où le gouvernement considère les mouvances minoritaires LGBT pour ce qu’elles sont, des groupes d’activistes politiques, et où plusieurs villes se sont déclarées « LGBT free ».
Le mode d’être des militants gays est de pratiquer la provocation autrefois théorisée par Act Up. La pratique est devenue habituelle : que l’on songe aux Femen. Elle n’en demeure pas moins choquante. Elle est souvent sale, nombre de chars des Gay Pride et autres joyeusetés collectives de cette sorte le démontrent. Chacun aura en mémoire la Fête de la musique de l’Elysée en 2017, des poses prises par Emmanuel Macron en compagnie « d’artistes » gays, trans et noirs dans les salons du palais, après qu’ils eurent montré le ridicule de postures supposées dansantes dans la cour. Ce qui choque encore plus ? La bienveillance de la classe politique et médiatique à l’égard de minorités qui ont pour caractéristique la haine de l’autre, en particulier de l’hétérosexuel, et de la famille. Derrière ces actes, c’est bel et bien de cette haine qu’il s’agit. •
Cet article Une provocation LGBT au Vatican est apparu en premier sur Présent.
Extrait de: Source et auteur

Et vous, qu'en pensez vous ?