Qui aurait osé parier un kopeck là-dessus, il y a quatre décennies ? Le Puy du Fou exporte son savoir-faire en Espagne où il rencontre un franc succès, en attendant d’autres développements en Chine ou en Europe centrale. Avec cette réussite continentale, l’excellence française démontre l’identité de l’Europe à ceux qui la nient, comme ils nient l’histoire de France. Fondé il y a quarante ans, en 1989, par Philippe de Villiers, alors homme politique s’approchant du premier plan, membre du gouvernement Chirac en 1986 et 1987, puis député, président du conseil général de la Vendée et député européen, le parc à thème du Puy du Fou regroupant la Cinéscénie et le Grand Parc, sis sur la commune des Epesses, fut moqué par une bien-pensance de l’époque alors occupée à célébrer le bicentenaire de la Révolution française au son des premiers pas de l’idéologie du « vivre ensemble ». L’initiative de Philippe de Villiers reçut les noms d’oiseaux habituels et on lui reprocha de vanter une Vendée contre-révolutionnaire face à laquelle la République n’aurait fait que se défendre. Le Puy du Fou ne faisait pourtant que raconter l’histoire, celle des chouans et des catholiques de Vendée, une histoire qui a encore ses « assassins de la mémoire », comme disait l’historien Vidal-Naquet au sujet de la Deuxième Guerre mondiale. Fort heureusement, en dehors des manuels scolaires du secondaire (voir à ce sujet le hors-série de Présentconsacré à l’école, actuellement en kiosque), plus personne ou presque ne croit à cette mythologie tout sauf historique. Les attaques n’étaient pas nouvelles : en effet, si le Grand Parc destiné à mettre en œuvre des spectacles relatant l’histoire de la région a été fondé en 1989, la Cinéscénie existait depuis 1978 avec comme simple objectif, considéré comme sacrilège en pleine période post-68 où des professeurs d’université commençaient leurs cours sur la Révolution française par des phrases du genre « papa Marx nous a dit », de raconter l’histoire de la Vendée par le biais d’un son et lumière.
Patriotes de tous les pays, unissez-vous
Quarante ans après ? Le 30 août 2019, le Puy du Fou a donc inauguré son nouveau spectacle en Espagne, à une heure de voiture de Madrid. Une gageure et une réussite unanimement saluée : intitulé Le songe de Tolède, le spectacle lui aussi en forme de son et lumière raconte 1 500 ans d’histoire de l’Espagne en un peu plus d’une heure, avec 185 acteurs jouant 1 200 personnages devant 4 000 spectateurs réunis dans un ancien terrain reconverti en décor de théâtre à une dizaine de kilomètres du centre historique de Tolède, cité inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1986. 60 000 spectateurs sont attendus pour une première saison proposant quinze représentations. La presse ibérique a salué avec enthousiasme une « fresque » qui deviendra comme en France un parc à thème, pour lequel l’investissement total devrait atteindre 242 millions d’euros, selon l’actuel président du groupe vendéen Nicolas de Villiers. Vous avez dit réussite ? •
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