Le président des Etats-Unis Donald Trump a fait savoir ce 8 avril que Washington avait officiellement placé les Gardiens de la Révolution iraniens sur sa liste des organisations «terroristes». Le chef d'Etat a ajouté que c'était la «première fois» qu'une organisation «faisant partie d'un gouvernement étranger» était ainsi désignée, et que cette mesure permettrait d'accentuer la «pression» contre l'Iran.
Cette mesure «sans précédent», «est une reconnaissance du fait que l'Iran n'est pas seulement un Etat soutenant le terrorisme mais que les Gardiens participent activement, financent, et promeuvent le terrorisme», selon un communiqué du président américain. Concrètement, tout soutien matériel à cette unité armée gouvernementale iranienne sera considéré comme un crime fédéral.
La force Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution, est également concernée par cette désignation, selon le président américain. Cette force est une branche extérieure qui soutient les forces alliées de l'Iran au Moyen-Orient, comme les troupes du président syrien Bachar al-Assad ou le Hezbollah au Liban.
Si vous faites affaire avec les Gardiens de la révolution, vous financez le terrorisme
«[Cette décision] augmentera significativement l'échelle et la portée de notre pression maximale contre le régime iranien», précise Donald Trump, qui ajoute : «Si vous faites affaire avec les Gardiens de la révolution, vous financez le terrorisme.»
Pression sur l'Iran
L'Iran figurait déjà depuis 1984 sur la liste américaine très restreinte des «Etats soutenant le terrorisme», en compagnie de la Corée du Nord, du Soudan et de la Syrie. L'idée de mettre plus clairement à l'index les Gardiens de la Révolution, armée spéciale créée en 1979 dans le but de protéger la Révolution islamique iranienne des menaces étrangères et intérieures, planait depuis l'élection de Donald Trump, qui a fait de Téhéran une de ses cibles privilégiées.
En mai 2018, le président américain a ainsi retiré les Etats-Unis de l'accord international de 2015 visant notamment à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique. Dans la foulée, Washington avait rétabli toutes les sanctions levées en échange de l'engagement nucléaire iranien, et a promis une «pression maximale» avec des mesures punitives «les plus fortes de l'histoire».
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