La société de kiosquiers suisses Valora censure un organe de presse allemand
La Neue Zürcher Zeitung crie au secours : aiguillonnée par une question mal intentionnée du Blick, l’entreprise suisse Valora (kiosques et autres commerces de détail dans l’alimentation et la presse) s'est permise de s’élever en censeur de ce qui n’est pas politiquement correct, en retirant de l'assortiment de ses points de vente Press and Books, le magazine allemand Junge Freiheit. Par cette censure, qui rappelle les années sombres du socialisme national et du communisme chez notre voisin du Nord, ces deux entreprises (Blick et Valora) font honte à notre pays.
https://www.nzz.ch/feuilleton/junge-freiheit-zeitung-fliegt-in-der-schweiz-aus-dem-handel-ld.1464241
Traduction (Claude Haenggli) : La semaine dernière, la rédaction du Blick « confronta » l’entreprise Valora avec le fait que le journal conservateur de droite berlinois Junge Freiheit, ainsi qu’une feuille inconnue nommée « Deutsche Geschichte », pouvaient encore être trouvés dans ses filiales Press and Books à la gare de Zurich. Et cela bien que - attention ! - des gens en auraient été fâchés en Allemagne. Valora n’hésita pas. Une porte-parole de l'entreprise annonça aussitôt au Blick qu’une enquête avait été faite, à la suite de laquelle la Junge Freiheit avait été retirée de l’assortiment (…) Il y eut aussi en Allemagne des tentatives de boycott contre l’organe de presse conservateur de droite. Mais sans succès jusqu’à présent. Serait-ce que l’opinion publique allemande, volontiers décriée comme hystérique en ce qui concerne la liberté de la presse, soit en fin de compte plus tolérante que la Suisse ?
Claude Haenggli, 5.3.2019

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