«Ma mère, la reine des p****, si je mens» : Jawad s’emporte, hurle et crache à son procès

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Confronté à ses contradictions, rappelé à l'ordre, malmené, Jawad Bendaoud, le tristement célèbre logeur des terroristes des attentats du 13 novembre 2015, est littéralement sorti de ses gonds au Palais de justice de Paris le 28 novembre. Lors de son premier interrogatoire de l'audience en appel, l'accusé s'est même permis de menacer le président qui soulignait les incohérences de son discours.

Ma mère, la reine des p*** si je mens !

«A un moment ça va péter monsieur le juge !», a vociféré l'accusé, qui estimait être injustement accablé après trois heures d'un interrogatoire serré.

"A un moment ça va péter monsieur le juge Depuis tout à l'heure vous me lancez des piques, ça va péter je vous le dis" #Jawad perd son calme, il devient hystérique à la barre. Il craque. rappelle qu'il a fait deux ans d'isolement. "mettez moi 6 ans voilà. Mettez les moi!!!"

— Aurélie Sarrot (@aureliesarrot) 28 novembre 2018

Cuisiné par le président de la cour d'appel, l'accusé a perdu toute maîtrise au fil des questions, soufflant et abaissant frénétiquement la fermeture éclair de son jogging rouge. Alors que sa colère montait face au président, qui estimait que ses versions variaient, Jawad Bendaoud a perdu pied. «Vous parlez beaucoup, mais vous n'êtes pas toujours très clair», a tancé le magistrat. Agacé qu'on mette sa parole en doute, Jawad Bendaoud a perdu le contrôle, poussant le président à lui ordonner de changer de ton.

#Jawad s’énerve quand le président le met face à ses contradictions. Ce dernier lui demande une nouvelle fois de changer de ton. « C’est moi qui a vécu les choses, c’est pas vous qui y étiez » rétorque Jawad.

— Thibaut Chevillard (@TiboChevillard) 28 novembre 2018

Rouge de colère, en pleurs, tapant sur le pupitre et hurlant, Jawad Bendaoud s'est mis à cracher de rage. Très emporté, l'accusé a hurlé : «Mettez-moi six ans, vous croyez que vous allez me faire peur ?» et a juré ne jamais avoir «hébergé de terroristes». Le président a dû suspendre deux fois l'audience. Toujours dans la salle, le logeur a continué à craquer. «Ma mère, la reine des p**** si je mens !», a-t-il éructé.

L’avocat de #Jawad Bendaoud, Xavier Nogueras, se lève pour le calmer à mesure qu’il s’énerve. « Vous allez faire quoi ? Mettez moi 6 ans ! Vous pensez que vous allez me faire peur ? Ma mère la reine des putes si je mens, ça va ou pas ? »

— Le HuffPost (@LeHuffPost) 28 novembre 2018

Jawad Bendaoud, jugé en appel pour «recel de malfaiteurs terroristes», n'a pas varié dans sa ligne de défense. Neuf mois après avoir été relaxé, il comparaissait libre et a persisté à affirmer qu'il ignorait tout des tragiques desseins de ses locataires éphémères. «A aucun moment, j'ai pensé que j'allais héberger des mecs qui avaient tué plus de 100 personnes», a-t-il assuré. Il n'aurait même pas compris immédiatement qu'ils étaient à l'origine des attentats. 

Mettez-moi six ans, vous croyez que vous allez me faire peur ?

L'accusé a tenté de répondre, tant bien que mal, aux questionnements de la cour. Il appelle ses locataires «frères» ? Le délinquant explique que c'est usuel à notre époque, et que c'est l'équivalent de «sire chez les bourgeois». 

Le président lui demande pourquoi il a appelé Abaaoud ou Soumah "frère" :
"chez nous, dans la cité, on dit frère comme quand chez les bourgeois, on dit sire", explique #Jawad Bendaoud. "Ne comparez pas sans savoir", rétorque le président, intraitable.

— Sophie Parmentier (@sophparm) 28 novembre 2018

Est-il lui même dans la mouvance salafiste ? «J'ai jamais été dans ce délire-là», a-t-il assuré.

#Jawad Le président lui demande également si, en prison, il s’était radicalisé. « Je n’ai jamais parlé d’Islam avec les autres détenus M. le président. J’ai toujours été à l’opposé de tout ça. J’ai jamais été dans ce délire là. »

— Thibaut Chevillard (@TiboChevillard) 28 novembre 2018

Jawad Bendaoud s'est livré au récit des jours ayant précédé les attentats, entre sexe, prise de cocaïne et petits trafics. Aucune révélation n'a émergé de ce face-à-face tendu. Rien ne diffère des propos tenus lors du premier procès, mis à part les doutes quant à ses relations avec Hasna Aït Boulahcen, qu'il a cette fois nié avoir connue avant le 17 novembre.

L'audience reprendra le 29 novembre à 13h30.

Ce délinquant multirécidiviste, notamment condamné en 2008 à huit ans de prison pour une rixe dans laquelle son meilleur ami a été tué et pour détention de stupéfiants, avait rapidement rechuté après sa relaxe. Début novembre, il a été condamné en appel à un an de prison avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pour avoir violenté et menacé de mort son ex-compagne. En juillet, il a été condamné à huit mois de prison pour avoir injurié des policiers à Saint-Denis, une peine qu'il effectue avec un bracelet électronique.

Lire aussi : Procès en appel : Jawad «le logeur» de retour devant la Justice après sa relaxe

 

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2 commentaires

  1. Posté par Gub le

    On est habitué à ces mensonges… je savais pas, c’est pas moi, etc. Et quand on gratte du bout de l’ongle. On découvre le bonhomme!
    Six ans mais c’est du laxisme! C’est rien ça!
    Aux oubliettes oui…

  2. Posté par Léo C le

    Une fois qu’on gratte un peu le vernis d’une innocence et d’une candeur de façade on découvre la réalité récurrente et implacable. On ne change pas les rayures du zèbre.

    Même la peur d’une sanction est absente. Irrécupérable.
    On connaît les sanctions appropriées.

Et vous, qu'en pensez vous ?

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