Metz : des surveillants de prison soupçonnés de violences sur des violeurs ou des pédophiles

post_thumb_default

 

Dans la prison de Metz-Queuleu, en l'espace de quelques mois, plusieurs détenus ont fait l'objet de graves violences commises par d'autres prisonniers ou des surveillants. Le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri, a annoncé que neuf plaintes avaient été déposées pour des faits survenus entre octobre 2017 et septembre 2018.

Les prisonniers en question, «ont en commun d'être en détention pour des affaires de mœurs, viol ou agression sexuelle», selon Thomas Hellenbrand, avocat d'un plaignant, qui s'en est confié à France Bleu. Ces détenus très particuliers se trouveraient pris dans des guet-apens, tendus notamment par les surveillants de la prison qui ouvriraient la porte de leur cellule à d'autres prisonniers afin de leur permettre de les violenter. Marlène Schott, l'avocate de l'un des détenus violentés a témoigné sur France Bleu : «Mon client a été frappé de coups de poings. La porte de sa cellule a été ouverte par deux surveillants pour laisser entre d'autres détenus qui sont venus l'agresser».

Coups de poings et coups de pied au visage pour les «pointeurs»

L’Express révèle une autre agression commise directement par un membre du personnel de la prison, mentionnant des gifles, des coups de poing au visage et des coups de pieds administrés par un auxiliaire d’étage, en présence de deux gardiens. Un certificat médical a attesté des violences subies.

En août, à la suite d'un passage à tabac, un autre «pointeur» était tombé au sol, à demi inconscient. Un gardien passant à proximité alors qu’il gisait au sol aurait lancé : «Oh c'est pas grave, il a glissé.» 

Un surveillant messin, sous couvert d’anonymat, avait témoigné début octobre au Républicain lorrain. «Ces victimes n’ont pas le droit de voir le service médical. Certains détenus auxiliaires leur jettent la nourriture en pleine tête. Ils sont traités comme des chiens. Il y a un vrai malaise. Parfois, je ne sais pas qui dirige la coursive. Les surveillants ou certains détenus». 

L'Observatoire international des prisons se fait régulièrement l'écho de ces tabassages, expéditions punitives et autres humiliations. 

Récemment, @lerepu révélait le rôle des surveillants dans les expéditions punitives menées dans la #prison de Metz. Quelques jours après, l'un d'eux nous écrivait à ce sujet ⤵️ pic.twitter.com/OirSPbJ6fk

— OIP (@OIP_sectionfr) 1 octobre 2018

Les fameux «pointeurs», coupables de viols, parfois commis sur des mineurs, ont de tout temps fait l’objet de violences de la part d'autres détenus, mais, dans la prison de Metz-Queuleu, le personnel pénitentiaire semble s’en mêler. «C'est inacceptable, on n'est plus dans la tolérance mais dans l'encouragement puisque les cellules sont ouvertes par des représentants de l'administration pénitentiaire et c'est devant eux que les détenus sont frappés. Aujourd'hui, les maisons d'arrêt sont devenues des zones de non-droit», se désole Thomas Hellenbrand.

La porte de sa cellule a été ouverte par deux surveillants pour laisser entrer d'autres détenus qui sont venus l'agresser

Comment détenus et surveillants sont-ils au courant des chefs d'inculpation, qui doivent rester confidentiels ? Une circulaire de 1992 interdit de conserver des documents personnels en cellule, pour éviter de porter certains délits à la connaissance de qui que ce soit. Selon l’Express, certains fonctionnaires auraient accès au logiciel Genesis qui comporte la fiche pénale de tous les détenus. Bien qu’astreints au secret professionnel, ils pourraient divulguer certaines informations aux prisonniers qui se chargeraient de corriger les «pointeurs».

Lire aussi : Islam radical : une porte-parole LR dénonce les «menaces de mort» de «racailles communautaristes»

 

Extrait de: Source et auteur

Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

2 commentaires

  1. Posté par Vautrin le

    Je ne vois pas où est le problème.

  2. Posté par MEIERS le

    Des violeurs et des pédophiles font l’objet de violences en prison de la part de codétenus, avec la complicité de certains membres du personnel pénitentiaire? Où est le problème? Ne l’auraient-ils pas un peu cherché quand-même? Ils expient leurs fautes en souffrant! On ne va pas se plaindre quand la prison est, pour une fois dissuasive!

Et vous, qu'en pensez vous ?

Poster un commentaire

Votre commentaire est susceptible d'être modéré, nous vous prions d'être patients.

* Ces champs sont obligatoires

Avertissement! Seuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles. Les commentaires sont en principe modérés. Toutefois, étant donné le nombre très considérable et en progression fulgurante des commentaires (259'163 commentaires retenus et 79'280 articles publiés, chiffres au 1 décembre 2020), un travail de modération complet et exhaustif est totalement impensable. Notre site invite, par conséquent, les commentateurs à ne pas transgresser les règles élémentaires en vigueur et à se conformer à la loi afin d’éviter tout recours en justice. Le site n’est pas responsable de propos condamnables par la loi et fournira, en cas de demande et dans la mesure du possible, les éléments nécessaires à l’identification des auteurs faisant l’objet d’une procédure judiciaire. Les commentaires n’engagent que leurs auteurs. Le site se réserve, par ailleurs, le droit de supprimer tout commentaire qu’il repérerait comme anonyme et invite plus généralement les commentateurs à s’en tenir à des propos acceptables et non condamnables.

Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image.