La justice décide de maintenir en détention Tariq Ramadan, poursuivi pour viols

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Le 22 février, la cour d'appel de Paris a confirmé la détention provisoire de Tariq Ramadan. Ce dernier avait déposé une demande de remise en liberté pour raisons de santé.

Avant de se prononcer, la chambre de l'instruction avait désigné un expert médical qui a jugé l'état de santé de l'islamologue compatible avec sa détention. Ecroué le 2 février, le théologien suisse de 55 ans dit souffrir d'une sclérose en plaques et d'une neuropathie. Il a refusé de comparaître à cette audience à huis clos.

Dans un mémoire transmis à la chambre de l'instruction, la défense de Tariq Ramadan critique un examen effectué «sommairement» le 15 février et fait valoir que le médecin ne disposait pas du dossier médical de son client.

Le 21 février, une cinquantaine de personnalités – pour la plupart controversées – ont signé une tribune dans Mediapart dénonçant une «sévérité de traitement» contre Tariq Ramadan et demandant «sa libération immédiate».

L'islamologue est mis en examen pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes fin octobre, qui ont débouché sur une information judiciaire confiée à trois juges d'instruction. Tariq Ramadan conteste les accusations portées par les deux femmes. Toutes deux ont confié aux enquêteurs l'«emprise mentale» qu'exerçait sur elles ce «maître spirituel». Elles ont décrit des rendez-vous ayant soudainement basculé dans des rapports sexuels d'une grande violence sous la contrainte, dans des hôtels, en marge de conférences à succès de l'islamologue, le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.

Lire aussi : Coups, viol, urine : Tariq Ramadan confronté au témoignage effrayant d’une victime présumée

 

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