Jusqu’à présent épargnés par la vague d’attentats terroristes qui frappe ses voisins européens les Pays-Bas, considérés depuis 2016 comme étant la nouvelle base arrière du terrorisme islamiste, n’en sont pas moins menacés. Après avoir échappé à plusieurs menaces terroristes sur son sol (la dernière en date ayant entraîné l’annulation d’un concert à Rotterdam en août 2017), la police néerlandaise reste donc sur le qui-vive. Une surveillance qui, dimanche, a permis l’interpellation de quatre hommes âgés de 20 à 30 ans – dont un « citoyen suédois » arrivé par avion de Stockholm – « suspectés d’être impliqués dans des activités terroristes », ont indiqué les autorités néerlandaises.
Mieux vaut prévenir que guérir
Bien qu’aucune arme ni explosif n’aient été découverts aux domiciles de trois d’entre eux et qu’il « n’y ait aucune information concrète qui indique un projet d’attaque terroriste », la police et le bureau du procureur général « n’ont voulu prendre aucun risque », a indiqué le parquet. Pour l’heure, les quatre suspects ont été placés en garde à vue en attendant de comparaître devant un tribunal.
En Egypte où, depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, des groupes djihadistes attaquent régulièrement les forces de sécurité égyptienne, pas question de gardes à vue ni de procès interminables pour les auteurs de tueries au nom d’Allah. Contrairement aux pays européens englués dans le politiquement correct, le gouvernement égyptien ne prend pas de gants pour éliminer les djihadistes : les cordes de la potence les attendent systématiquement. En effet, une semaine après une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique contre un aéroport militaire du Nord-Sinaï, quinze hommes reconnus coupables dans les assassinats de militaires lors de ce coup de main ont été exécutés par pendaison mardi. Une exécution collective et une méthode radicale qui, contrairement aux rares exécutions de terroristes de l’ETA à l’époque du général Franco, n’ont provoqué aucun cri d’orfraie ni chez les bonnes consciences, ni chez les habituels opposants occidentaux à la peine de mort.
La menace terroriste n’a pas fini de planer sur le monde
Pour lutter contre cette menace permanente, les ministres des Affaires étrangères afghan, pakistanais et chinois se sont rencontrés mardi à Pékin et ont signé un accord de collaboration, notamment dans la région du Xinjiang, territoire riche en pétrole et gaz naturel de l’ouest de la Chine, qui est infiltré par des groupes religieux radicaux comme les ouïghours du Mouvement islamique du Turkestan oriental (ETIM).
Pour ce qui concerne la France, il va falloir gérer les terroristes de Daech capturés ces derniers jours comme le dénommé Thomas Barnouin et ses six complices aujourd’hui entre les mains des forces kurdes. Du point de vue français la meilleure solution serait qu’ils soient liquidés. Mais bien évidemment personne n’osera le dire clairement.
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