Les Autrichiens voteront dimanche pour renouveler leur Conseil national, c’est-à-dire la chambre basse de leur parlement. Le parti social-démocrate (SPÖ) du chancelier Christian Kern est au coude à coude avec les nationaux-conservateurs du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), dirigés par Heinz-Christian Strache, pour la deuxième place, avec environ 25 % des intentions de vote pour chacun de ces deux partis. Le Parti populaire autrichien (ÖVP), de centre-droit, est donné vainqueur avec plus de 30 % des intentions de vote. Sous la direction du jeune ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, qui a de fortes chances de devenir le nouveau chancelier, ce parti a beaucoup durci le ton sur les questions d’immigration et d’islamisation après l’élection présidentielle autrichienne dans laquelle la victoire avait échappé de peu au candidat anti-immigration du FPÖ, Norbert Hofer.
Heinz-Christian Strache, l’actuel chef du FPÖ. Martin-Schalk-Getty-Images
Quoi qu’il en soit, si le FPÖ arrive deuxième, l’actuelle coalition SPÖ-ÖVP sera probablement remplacée par une coalition ÖVP-FPÖ, ce qui aura tout pour déplaire à Bruxelles, Berlin et Paris. Car pour Heinz-Christian Strache, « l’islam ne fait pas partie de l’Autriche », l’immigration doit être stoppée nette et l’asile accordé uniquement à titre temporaire.
Normalement, ces élections auraient dû être convoquées en 2018 seulement, mais Sebastian Kurz a mis fin à la grande coalition avec les sociaux-démocrates après avoir pris la tête de son parti en mai. L’apparent virage à droite pris par le ministre des Affaires étrangères a permis à l’ÖVP de dépasser à nouveau le FPÖ dans les sondages. Outre la promesse de limiter l’immigration et de réduire les prestations sociales en faveur des étrangers, l’interdiction du voile intégral dans les lieux publics (en vigueur depuis le 1er octobre) et la promesse de fermer les écoles maternelles islamiques, ÖVP et FPÖ se rejoignent sur l’annonce de baisses d’impôts et d’une cure d’amaigrissement de l’administration.
L’actuel chancelier social-démocrate Christian Kern a annoncé qu’il ne souhaitait pas renouveler la « grande coalition » en cas de défaite électorale, ce qui rend une coalition des droites encore plus probable. Si ce scénario se confirme, cela compromettra un peu plus, après le mauvais score du parti d’Angela Merkel aux élections allemandes de septembre, les rêves d’Emmanuel Macron pour un noyau dur fédéral au sein de l’UE, car l’Autriche aura des positions encore plus proches de celles, plus souverainistes, du Groupe de Visegrad que le leader du FPÖ envisage même de rejoindre.
Pendant ce temps aux Pays-Bas, quatre partis politiques sont enfin parvenus à former un gouvernement sous la houlette du premier ministre Mark Rutte après plus de 200 jours de négociations. Le Parti de la liberté (PVV) de Geert Wilders, aux positions très hostiles à l’immigration et à l’islam, a été exclu de cet accord alors qu’il était arrivé deuxième aux élections en mars, mais avec seulement 13 % des voix (le VVD du premier ministre Rutte était arrivé premier avec 21 % des voix). Ce sont donc trois partis de centre-droit – le parti libéral du premier ministre, le parti « chrétien-démocrate », et « l’Union chrétienne » – qui formeront une coalition avec le parti de gauche libérale-libertaire D66, faisant du PVV la principale force d’opposition.
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