Obama refuse de gracier Edward Snowden, à moins qu’il ne se rende à la justice

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S'exprimant sur la victoire de Donald Trump, Barack Obama a souligné une «division sous-jacente» aux États-Unis qui aurait à voir avec la croissance économique, la stagnation, et les questions culturelles et démographiques», des sujets à angoisse que le milliardaire fraîchement élu aurait exploité durant sa campagne.

«Il est très probable que des millions d'électeurs qui ont voté pour moi, ont voté cette fois pour Donald Trump. Cela indique simplement que leur choix n'est pas tant idéologique que poussé par une envie de changement», a-t-il ainsi déclaré au tabloïd allemand Der Spiegel.

Barack Obama a par ailleurs déclaré que plus les jeunes Américains «croient en la tolérance et en l'intégration», moins ils sont susceptibles de voter. Par conséquent, d'après lui, «parfois les élections ne reflètent pas pleinement les vues de la population américaine».

«Globalement, le président élu a été soutenu par environ 27% de la population américaine», a-t-il souligné.

Interrogé à propos du cas Edward Snowden, Barack Obama a été tranchant : «Je ne peux pas pardonner à quelqu'un qui n'a pas comparu devant un tribunal.»

Cette déclaration vient en réponse à la demande de grâce formulée par le lanceur d'alerte au mois de septembre lors d'un entretien vidéo au quotidien britannique The Guardian. Dans l'interview, celui qui a reçu l'asile politique en Russie estime que ses révélations ont contribué à modifié la loi américaine positivement.

Mais le président américain n'est pas exactement du même avis : «Je pense que Edward Snowden a soulevé certaines préoccupations légitimes. Mais la façon dont il l'a fait n'est absolument pas en accord avec la vison que nous avons du traitement de ce genre de problèmes.»

Barack Obama a par ailleurs souligné la nécessité de trouver un équilibre entre vie privée et besoin de sécurité. «Ceux qui prétendent que le gouvernement se doit d'être transparent à 100% alors même qu'une menace terroriste pèse sur notre pays, ne se rendent pas compte que le gouvernement est soumis à une pression énorme car il doit gérer une menace qui peut non seulement nuire à la population, mais à l'appareil d'Etat de notre pays en général», a-t-il martelé.

Il a cependant concédé qu'il était important de s'assurer que le peuple exerce un contrôle sur le gouvernement «pour ne pas que ce dernier soit tout-puisant».

 

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