Conseil fédéral : la Suisse n’a pas besoin d’un mur à sa frontière

Le Conseil fédéral a répondu à une interpellation de l'UDC, qui souhaitait mieux se défendre contre un afflux de réfugiés.

La Suisse n'a pas besoin d'ériger une clôture dans la région de Chiasso (TI) pour se défendre contre un afflux massif de réfugiés. La plupart des personnes entrant de façon irrégulière arrivent en train, rappelle le gouvernement en réponse à une interpellation UDC.

Quelque 85% des personnes en situation irrégulière dans le canton du Tessin sont interceptées à la gare de Chiasso. Même durant les mois marqués par une forte pression migratoire, les interceptions à la «frontière verte» ne représentaient que 6,4% du total, indique le gouvernement.

Le corps des gardes-frontière est déjà équipé de drones et d'hélicoptères afin de détecter les migrants illégaux et les intercepter. Des caméras surveillent les sentiers pédestres. Le dispositif actuel est donc suffisant.

Une clôture coûterait de plus très cher. Il manque aussi de bases légales claires pour la construire. Et le système Schengen garantit en principe un franchissement sans obstacle des frontières intérieures de l'espace Schengen, répond le Conseil fédéral au conseiller national Heinz Brand (UDC/GR).

Ce dernier interpellait le gouvernement sur la possibilité d'ériger une clôture dans la région de Chiasso «pour se prémunir contre les entrées illégales et se défendre face à un afflux massif de clandestins.» Il faisait valoir que plusieurs pays européens, comme l'Autriche, ont commencé à sécuriser leurs frontières en construisant des clôtures.

«Si la situation devait rapidement s'aggraver au point que la situation intérieure soit gravement menacée par un trouble imminent auquel seuls des travaux de construction permettraient de parer», le Conseil fédéral aurait toujours la possibilité d'édicter une ordonnance ad hoc, conclut le gouvernement. (ats/nxp)

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8 commentaires

  1. Posté par conrad.hausmann le

    Le conseil fédéral a très bien compris: Puisque il veut que nous , nous sentions étranger dans notre propre pays pour nous laminer ! C’est déjà le cas à Genève oü les étrangers à fric roulent dans la rue du rhone oü la circulation est interdite aux suisses comme moi…Qui ne possède pas de limousine ! Cette Genève internationale me debecte car je n’en profite JAMAIS !

  2. Posté par alberto le

    Venez aussi voir ce qui se passe à Payerne…….

  3. Posté par Dominique Schwander le

    Le conseil fédéral n’a rien compris: les frontières n’ont un sens que si on les protège. Sans frontières protégées il n’y a plus d’Etat. Un pays incapable de protéger ses frontières, pire qui n’a même pas les moyens de contrôler ses frontières et qui est incapable d’expulser les graves criminels étrangers, est un pays qui s’abandonne, qui sera envahi et ses habitants perdent de leur liberté.

  4. Posté par Aude le

    Non.. on ne va pas faire comme les chinois tout de même !
    Ah..il y a déjà assez de murs invisibles à l’œil nu entre le CF et le peuple…voyons!

  5. Posté par Arturus le

    le Conseil fédéral aurait toujours la possibilité d’édicter une ordonnance ad hoc, conclut le gouvernement.Comme pour l’initiative du 9 février!!!!

  6. Posté par Sergio le

    C’est ça, il nous manque les bases légales. On nous a servi le même raisonnement avec les service secrets. Mais heureusement grâce à la Calmy-Rey nous avons Schengen qui à désormais fait ses preuves et qui nous garantie la tranquillité et la paix. Je suis Tessinois, je dis à ces pseudos élites de Berne, de se donner la peine de venir voir ce qui se passe au Tessin. Mais c’est vrai, le sud de la Suisse n’est que quantité négligeable sans intérêt.

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