Quand Goldman Sachs fait dans le social…

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L’essayiste Pierre Jovanovic nous a rafraîchi la mémoire avec une information datant certes de 2013, mais avec certaines conséquences en 2016…

En octobre 2013, le Groupe Goldman Sachs a acquis pour la modique somme de 201 millions d’euros, 289 immeubles appartenant à la communauté de Madrid, soit plus de 2 935 logements et donc plus de 3 000 familles.

Cerise sur le gâteau, la « chambre des comptes régionaux » a estimé que la valeur totale du lot était sous-estimée d’environ 100 millions d’euros. Il y a fort à penser également, vu le degré de corruption généralisé de l’État espagnol, que certains acteurs de cette vente ont reçu une enveloppe pour les fêtes de fin d’années.

Bien évidemment, l’achat global a été réalisé par plusieurs sociétés écrans et un savant montage financier, afin de réduire les impôts à régler sur cette opération, le siège social d’une des sociétés étant basé au Delaware (USA), paradis fiscal américain, bien plus puissant que nos fameux « Panama Papers ».

Les méthodes de Goldman Sachs n’ont pas tardé à apparaître : augmentation des loyers de manière exorbitante, expulsion des familles pour des retards de paiements de trois mois… D’après le conseil général, les expulsions ont augmenté (de manière générale) de 7,3 % au troisième trimestre 2014.

En décembre 2014, la justice madrilène s’est saisie du dossier, estimant qu’il pouvait y avoir un risque d’enrichissement personnel lié à la vente.

Pour rappel, Madrid avait déjà vendu à Blackstone, une autre banque d’investissement tentaculaire, pour plus de 128 millions de logements sociaux.

Ces informations soulèvent plusieurs points primordiaux pour l’avenir de nos enfants :

– Des logements sociaux appartenant à des banques d’investissement seront-ils encore « sociaux » ?

– La possibilité pour des banques/multinationales de déstabiliser des marchés étrangers afin d’y investir de manière rentable et massive ;

– La multitude des ventes de biens nationaux à des capitaux étrangers ;

– L’augmentation des dettes publiques avec pour seule solution de brader son patrimoine national (cas de la ville de Berlin).

 

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

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