Matteo Renzi avait promis de démissionner si le peuple italien n’approuvait pas la refonte du système politique dans le pays, qui vise à réduire de manière significative le nombre de législateurs, permettant de faciliter le passage de nouvelles lois rapidement et stabiliser les futurs gouvernements.
Pourtant, les experts ont démontré qu’en cas de démission du Premier ministre italien, l’impact sur l’Union européenne serait encore plus important que le Brexit.
En effet, tout comme le Brexit au Royaume-Uni, le référendum italien est de plus en plus considéré comme un vote de confiance et donc une occasion pour les Italiens de montrer leur mécontentement général.
Une défaite pourrait ainsi avoir de vastes conséquences pour l'Italie et l'ensemble de l'Europe car cela pourrait ouvrir la porte à une nouvelle élection nationale qui pourrait voir le mouvement eurosceptique «Mouvement Cinq étoiles» éjecter le parti démocratique du pouvoir.
«Je pense que, comme à chaque référendum, le référendum constitutionnel italien ne sera pas seulement combattu au niveau législatif, mais c’est toute une série de questions qui entreraient en jeu, notamment celui d’une grave crise bancaire», a déclaré Vincenzo Scarpetta, analyste politique à Open Europe.
S’exprimant devant la presse dans la ville de Modène, au nord de l’Italie, Matteo Renzi a déclaré : «Je me suis trompé en personnalisant trop cette réforme. Les Italiens ont besoin de savoir que ce n’est pas la démission d’un Premier ministre, mais bien une réforme [du système politique] qui va aider l'Italie».
Défendant son projet de réforme, il a ajouté qu’en cas de succès du référendum, le gouvernement serait en mesure de mettre les 500 millions économisés par la réduction du nombre de législateurs dans le fonds anti- pauvreté, afin d'«aider les Italiens qui travaillent dur pour joindre les deux bouts».
Le 8 août, la cour de cassation a donné le feu vert à l’organisation du référendum. Matteo Renzi a désormais 60 jours pour fixer une date pour le vote, qui est susceptible de se tenir entre octobre et décembre 2016.
Extrait de: Source et auteur

RENZIGOTO BASTA !
Curieux que le main Stream media ne parle que du MoVimento 5 Stelle comme alternative possible au funeste Partito Democratico de Renzigoto.
La Lega Nord a fortement progressé dans tout le nord de l’Italie (à part Turin et Milan trop ‘’Londonisée’’) et s’est même puissamment implantée en Ligurie (y dépassant son –faux- allié Forza Italia), dans le nord de la Toscane et même dans les ex-bastions rouges d’Emilie et de Romagne (et même plus bas en Marches et Ombrie).
Fratelli d’Italia de la Giorgia Meloni a le vent en poupe et est en train de faire exploser les lignes politiques en s’alliant avec la Lega Nord au grand désespoir des ‘’modérés’’ de Forza Italia (notamment à Rome).
Seule reste une chape de plomb et une opprobre historique très efficaces contre les nationalistes italiens (même pas plus de 1% pour Forza Nuova, à peine plus pour CasaPound) et … le vote de l’éternel sud profond figé dans le clientélisme et la soumission au contrôle des Mafieux locaux … et les fonds de ‘’développement’’ que l’UE y déverse sans compter (notamment pour y financer l’accueil et le transit vers le nord des ‘’migrants’’).
“…dans le fonds anti- pauvreté, afin d’«aider les Italiens qui travaillent dur pour joindre les deux bouts….” Le fonds c’est pour les italiens qui débarquent à Lampé ?
Renzi, Merkel, Hollande, Clinton, Juncker et probablement Sommaruga ; mêmes maîtres, même combat !
500 Mio=Peanuts. On ne nourrit pas une population à bout de ressources avec des cacahuètes. Espérons que les Italiens ne se laisseront pas abuser une fois de plus par ce clown.