Par Georges Clément
La candidature de Donald Trump tient bon face aux vents violents déchainés par le parti républicain et ses faux-nez successifs : Jeb Bush, Marco Rubio et maintenant Ted Cruz. Elle se trouve même renforcée par son éclatante victoire dans l’état de New York où il reçut 60,5 % des suffrages décrochant 89 délégués sur les 95 en jeu.
Parvenu à 850 délégués, il ne lui en manque que 390 pour approcher ou atteindre le seuil fatidique de 1237 lors de la dernière primaire de juin en Californie.
Certes, il y aura des pertes dues aux « règles » de certains états où les manœuvres de couloirs valent mieux que les votes, mais il tangentera la barre requise pour être nommé candidat officiel du parti républicain dés le premier scrutin à la convention de la fin juillet à Cleveland.
Cependant qu’il reçoit des soutiens divers, et que certaines sociétés prennent même le pari de son élection en novembre, le RNC, c’est à dire le « Bureau politique » du parti Républicain, continue à souffler le chaud et le froid.
Certains de ses membres semblaient, il y a quelques jours, s’apaiser, admettant que le plus grand nombre de délégués gagnés par des votes feraient la différence et qu’il ne fallait pas s’accrocher au chiffre de 1237 comme à une sorte de code obligatoire. Mais un autre, Curly Haugland, vient de déclarer à CNBC, que même le chiffre atteint de 1237 délégués ne ferait pas automatiquement de Donald Trump LE candidat du GOP, prétextant qu’il y aura la remise en cause du statut de certains délégués, comme ceux des états où le vainqueur enlève TOUS les délégués en jeu, et que leur conformité aux « règles » sera si méticuleusement épluchée que leur nombre se réduira comme peau de chagrin.
On se rend compte que lorsque les appareils sont en mission, celle de préserver coûte que coûte le système en place, ils ne reculent devant rien, et que la démocratie, à leurs yeux, n’est qu’une chambre d’enregistrement ou ne mérite plus d’exister.
Bien sûr, le parti prend le risque de transformer la convention en émeute, et peut-être même l’élection de 2016 en guerre civile. Mais il ne semble pas s’en soucier, sûr qu’il est de réagir avec la plus grande brutalité à toute réaction populaire, aussi légitime soit-elle.
Donald Trump vient pourtant de rééquilibrer son état-major de campagne pour « apaiser » les craintes de l’establishment. A ce titre Manafort a été recruté qui a voulu rassurer le RNC sur la « normalité » de Donald Trump. Donald Trump a même été jusqu’à concéder à sa famille et certains de ses conseillers un ton « présidentiel » pour se montrer sous un jour plus « docile ». Mais l’homme étant libre, il a vite renvoyer au magasin des accessoires cette attitude en déclarant lors d’une manifestation dans le Connecticut, qu’il serait lui-même car, s’il était très facile « d’être présidentiel » il était beaucoup plus difficile « d’être authentique » et qu’il ne renoncera à aucune de ses décisions (Comme celle de construire un mur) et qu’il ferai ce qu’il a dit qu’il ferai une fois élu.
Ainsi, les négociations avec le parti Républicain, ne se feront pas sur le dos du programme de rénovation du candidat, et c’est heureux, car des millions d’américains votent en masse pour lui dans cet espoir de redressement que lui seul incarne, tant par sa volonté farouche et sa capacité de lutte que par la liberté qui est la sienne.
Mais c’est aussi heureux pour notre comité de soutien français à la candidature de Donald Trump, car ce sont bien les fronts de l’immigration, de la politique étrangère des USA, de la refonte voire l’annulation des traités Transatlantique ou Transpacifique, du retour des Etats-Unis à la souveraineté et à la guerre contre l’islam conquérant, qui sont aux fondements de notre engagement.
Lors du déjeuner du 16 avril, nous avons fait connaissance entre les différents courants qui ont tous ressenti cette candidature et son succès éventuel, comme une sorte de dernière chance pour sortir par le haut du tourbillon actuel qui nous entraîne hors de l’Histoire.
Georges Clément

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