Connaissez vous "le syndrome de la grenouille"?
Voici ce qu'il raconte:
Si vous installez une grenouille vivante dans une grande casserole d'eau froide, elle ne cherchera pas à s'échapper. Si maintenant vous la mettez dans une autre casserole d'eau bien chaude, elle s'affolera et fera tout pour s'échapper avant de finir brulé vive.
Par contre, si vous la laissez dans la casserole d'eau froide et que vous y allumez un léger feu, elle ne se rendra compte de rien et restera bien sage. La température de l'eau montera doucement, degrés par degrés sans qu'elle ne s'affole. Après quelques temps, elle finira par se rendre compte que l'eau est trop chaude mais il sera trop tard pour réagir. Elle mourra sur place, sans rébellion.
Cette petite histoire peut s'appliquer à notre condition humaine dans le système actuel. Les politiques et les puissances économiques nous font cuire à feu doux, nous acceptons alors, ce qui nous arrive sans voir ce qui nous attend.
Seul une minuscule partie d'entre nous avons découvert ce qui se trame derrière leurs agissements, mais les autres grenouilles feront tout pour nous faire croire que tout va bien et nous empêcher de quitter cette casserole géante qui nous mènera tous à notre perte.
Source

Superbe Vautrin! Nous en attendons d’autres!!! 😀
Ne sommes-nous pas un peu tous grenouille ? Je vous dis … vendez vos frigos, vos télévisions, vos voitures et tous vos biens …. Et sortez de ces fausses commodités/ sens de sécurité et ayez le COURAGE de vous refaire une VIE loin du “bain chaud” du continent Européen …
PS: @ Vautrin Bravo! Excellent !!!
@Vautrin. Compliments !
@Vautrin: Superbe, merci ! C’est tellement d’actualité. Quand donc arriverons-nous à faire péter ce système pervers, cette dictature de la bien-pensance, cet immobilisme carastrophique ?
Une belle métaphore qui décrit malheureusement la réalité !
Fable de la Grenouille cuite :
Ravie comme un bernard-l’hermite
Dame Grenouille se baignait
En rond dans l’eau d’une marmite :
De rien au Ciel ne se plaignait.
Survint un lutin facétieux
Qui pour fâcher la sybarite
Au récipient bouta le feu.
C’était sa blague favorite.
Le liquide allant tiédissant
Le batracien applaudissait
Trouvant les Dieux compatissants
Pour le bain où s’esbaudissait.
Un zéphyr souffla les charbons :
Voilà les flammes vermillon
Qui s’élancent de ces brandons
Et font réchauffer le bouillon.
Un peu surpris de l’aventure
L’animal en délibéra
Qu’après tout mieux valait chaud sûr
Que frissonner comme un vieux rat.
Mais le feu accrut ses tisons.
L’eau maintenant faisait frisson,
On en eût poché du poisson.
Demeurer là n’est point raison :
Palsambleu ! Se dit la pécore,
Ce bain il faudrait abréger.
J’en suis incommodée, d’accord,
Mais trop fatiguée pour bouger !
C’est ainsi que, mal inspirée,
Faute d’avoir plus tôt eu peur,
L’étourdie avait expiré
Lorsque le jus devint vapeur.
La triste fin du batracien
Nous sera exemple certain :
Faute d’y mettre le holà
On se réveille en sales draps.
Qui n’y verrait philosophie
De ce qui se passe aujourd’hui ?
(versifiée par moi-même … il y a presque dix ans !)