Allemagne : une femme lesbienne et “pacsée” directrice d’une garderie catholique dans le diocèse du cardinal Marx

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L’information a été diffuséepar le site de la conférence des évêques d’Allemagne : une lesbienne « pacsée » avec sa partenaire selon la forme allemande du « partenariat de vie », pourra réintégrer son poste à la tête d’une « Maison relais » gérée par l’institution catholique Caritas. La Maison relais, ou Schülerhort, est un lieu d’accueil où les enfants peuvent faire leurs devoirs après l’école et s’inscrit à ce titre dans le cadre des maisons d’éducation catholique. Et l’affaire se passe en Haute-Bavière, sous l’autorité du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et membre du « G9 » du pape.

Dans un premier temps, cette homosexuelle active revendiquée avait été invitée à s’expliquer lorsqu’elle avait fait part de son intention de s’engager dans un « partenariat de vie » avec son amie – l’équivalent allemand du pacs. Aux termes de la loi du travail particulière à l’Eglise il était possible de la licencier. En définitive, en avril, le contrat de travail avait été rompu d’un commun accord.

Mais depuis le 1er août, l’Eglise catholique s’est soumise, en général, à la loi commune et les lois de non discrimination s’imposent dès lors dans tous les diocèses qui s’y sont soumis. « En général » parce qu’il était possible aux diocèses de se désolidariser de l’opération afin de sauvegarder leur droit de faire respecter certaines exigences morales dans le cadre de ses établissements d’éducation ou de soins, au demeurant fort nombreux en Allemagne.

Le cardinal Marx fait partie de ceux, majoritaires en Allemagne, qui ont accepté la loi commune, quitte à se trouver dans une situation comme celle qui s’est présentée à Holzkirchen.

Dès l’instant où la modification est entrée en vigueur, le cas de cette directrice lesbienne a été réexaminé. Et son bon droit a été aussitôt reconnu : au terme d’un congé planifié de longue date – bien avant le différend actuel – elle pourra réintégrer son poste au 1er décembre prochain.

Trois évêques allemands seulement ont décidé de récuser le nouveau droit accepté par la plupart des diocèses allemands : Mgr Stefan Oster, Mgr Rudolf Vorderholzer et Mgr Gregor  Hanke. Ils ont pris la mesure des incohérences où risquait de les conduire la nouvelle législation et ont profité de leur liberté. Mgr Oster a expliqué son refus en soulignant que l’Eglise risquerait d’y laisser sa catholicité au nom de la « sécularisation » volontaire d’institutions qui ne fonctionneraient plus que selon des critères de viabilité économique et professionnelle. Vingt prêtres « libéraux » de son diocèse lui ont publiquement demandé de changer sa position.

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