Négatif
Stratégie énergétique 2050: les illusionnistes de l’abandon du nucléaire détruisent des emplois et la prospérité
Plus de mesures de contrainte, plus de régulations, plus de coûts et affaiblissement de la sécurité de l’approvisionnement, voilà les résultats du débat énergétique du Conseil national. L’alliance antinucléaire PDC, PBD, PVL, PS et Verts conduit notre pays droit dans le mur. La stratégie énergétique arrêtée par ces utopistes repose sur une ruineuse économie planifiée à la mode socialiste et se détourne des lois du marché. L’UDC, rejointe par des éléments du groupe radical-libéral, était l’unique voix de la raison dans ce concert d’absurdités sur la future politique énergétique de la Suisse. Les décisions prises sont lourdes de conséquences: à elles seules, l’augmentation de la rétribution des injections d’électricité à prix coûtant et la taxe CO2 représentent des subventions de plus de deux milliards de francs par an. Le coût total de cette folle sortie du nucléaire est estimé à quelque 200 milliards de francs – une facture qui devra être réglée notamment par les contribuables ainsi que par les arts et métiers.
Les dépenses de la Confédération continuent de croître en 2015
Le Parlement a une fois de plus approuvé un budget prévoyant une hausse massive des dépenses par rapport à l’année précédente. Si le budget 2015 annonce un petit bénéfice, c’est en premier lieu parce qu’il table sur une augmentation des recettes fiscales. L’UDC a été seule à demander des coupes, notamment dans l’aide au développement et d’autres activités internationales. L’expansion de l’industrie du développement peut donc se poursuivre joyeusement. Les seules économies proposées par le gouvernement concernaient comme de coutume l’agriculture et l’armée. Même si l’UDC a réussi à empêcher la baisse massive des contributions agricoles envisagée par le Conseil fédéral, le résultat de ce débat budgétaire est tout sauf satisfaisant.
Le Conseil des Etats ignore le mandat donné par le peuple avec l’initiative sur le renvoi
En examinant le projet d’application de l’initiative pour le renvoi des étrangers criminels, le Conseil des Etats est revenu à un projet en contradiction évidente avec la volonté du peuple. L’introduction d’une dite "clause de rigueur" est en réalité un artifice juridique qui permet d’empêcher toute expulsion de malfaiteurs étrangers. Au lieu d’accepter le système de renvoi automatique voulu par le peuple et les cantons, le Conseil des Etats a relancé le modèle du contreprojet que le souverain a clairement rejeté. Le Conseil national s’était basé sur l’initiative de mise en œuvre.
Comme le Conseil national avant lui, le Conseil des Etats recommande le rejet de l’initiative de mise en œuvre. Plus d’un tiers des sénateurs avaient même voulu invalider cette initiative. Pour faire bonne mesure, la Petite Chambre a recouru à un trucage minable pour empêcher que le vote sur cette initiative puisse avoir lieu durant l’année électorale 2015: il a suspendu son vote final. Ainsi, même cinq années après l’acceptation de l’initiative, aucun criminel étranger supplémentaire ne sera expulsé de Suisse.
Blanchiment d’argent : contrôles maniaques à la suite de pressions étrangères
Le Conseil national et le Conseil des Etats ont approuvé contre la volonté de l’UDC les recommandations du "Groupe d’action financière" (GAFI) visant à durcir les prescriptions contre le blanchiment. Les divergences ont été réglées en procédure accélérée entre les deux chambres durant cette même session alors que les standards GAFI sont contestés par de larges milieux. Ce projet introduit de nouveaux obstacles bureaucratiques comme l’inscription obligatoire des actions au porteur ainsi que des devoirs particuliers de diligence imposés aux négociants en dehors du secteur financier pour les importants versements en espèces (plus de 100 000 francs).
Contribution sans condition à la Croatie
Sans attendre la moindre contrepartie de l’UE, le Conseil des Etats a approuvé comme le Conseil national une contribution de cohésion en faveur de la Croatie. L’UDC a demandé en vain de suspendre ce versement de 45 millions de francs dans la perspective des négociations avec l’UE. Jusqu’ici, la Suisse a payé environ 1,25 milliard de francs à la suite de l’adhésion de 12 nouveaux Etats à l’UE. Ce montant a passé à 1,3 milliard avec la contribution pour la Croatie. Le groupe parlementaire UDC a été le seul à s’opposer à ce versement. |
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